C'était le jeudi 6 Mai 2010... J'en faisais un billet. Aujourd'hui, je pense qu'il a davantage sa place dans les "Hors-Séries" !
J’ai besoin de le dire à quelqu’un ! De le crier ! de hurler à la lune !
Je l'ai retrouvé ! Mon émotion n'est pas vraiment racontable.
(
Il n’est pas daté, ce qui semble-t-il lui enlève toute
valeur. En 1958, Picasso assistait comme à son habitude à la Féria d’Arles. Monique qui avait 15 ans, avec l’aide d’un ami de la famille qui travaillait aux arènes, a couru derrière les
talanquères pour demander un autographe au Maître. Il s’est exécuté avec le sourire. Elle devait être jolie comme un cœur…)
Il y a deux ans, quelques jours après la cérémonie, brutalement, va savoir pourquoi, je réalisais que cet autographe authentique de Picasso, qui trônait au centre de notre vitrine, fierté absolue pour Monique, avait disparu.
J’en fus effroyablement bouleversé. Je n’avais pas d’explication. Je ne comprenais pas. J’avais le sentiment d’avoir indignement négligé et dilapidé le maigre héritage que Monique laissait à ses enfants. C’est que Picasso, c’est quelque chose pour notre famille d’artistes !
Avec les enfants, nous avons cherché partout. Imaginé tous les scénarii possibles. Monique, pendant sa maladie, avait-elle donné à quelqu’un ce petit dessin auquel elle tenait par-dessus tout ? L’avait-elle confié à expertiser (nous en avions parfois parlé sur le ton de la plaisanterie) puis oublié, sous l’emprise de la morphine ? Sans m’en parler ? Sans laisser de trace ? Douteux. Quelqu’un l’avait-il subtilisé, à notre nez et à notre barbe ? Mais qui ? Nous n’avons eu la visite que d’amis et de proches. Monique avait-elle pu avoir l’idée de le cacher, un jour où nous quittions la maison pour quelques jours, en omettant de m’en parler ? Je n’avais pas l’œil continuellement rivé au contenu de la vitrine, et il est vrai que lorsque nous nous absentions pour un certain temps, tout en refusant de sombrer dans la parano et la méfiance, nous mettions à l’abri d’éventuels regards les objets auxquels nous tenions le plus. Et puis, la maladie…
Nous avons laissé tomber les recherches. Ce n’était quand même pas le plus important dans cette période. J’ai toujours refusé de donner trop d’importance aux choses matérielles, et mes enfants sont bien sur la même longueur d’ondes. Mais quand même, de temps en temps j’avais un petit pincement au cœur, et une idée soudaine me faisait fouiller dans quelque endroit saugrenu.
Aujourd’hui, pour combler le vide abyssal, je range, je range… Le matériel pédagogique de Monique n’avait pas bougé depuis notre aménagement ici. J’ai décidé de faire le nettoyage par le vide, et dans un carton qui pourtant ne semblait pas avoir bougé, « Matériel du bureau de Monique », je l’ai retrouvé. Soigneusement rangé.
P.S: Si quelque lecteur de passage a une petite idée de l'intérêt de cet objet, qu'il n'hésite pas ! C'est pour le coup que les commentaires auraient un semblant d'utilité !
Nota : C'était un appel comme ça, à la cantonade. En fait, je n'en ai rien à fiche de sa valeur réelle !!
Vous ne savez plus où vous en êtes de votre ballade...
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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...
Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!
Clin d'oeil !
Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
Depuis le début : 13823
En ligne : Selon OB : 2
Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-deux ans.
Passion soudaine et prodigieusement agréable...
... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt deux ans qu'il ne me quitte que pour aller travailler !
Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...
Vieux ? Qui ose parler de vieux ?
Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.
J'ai de plus en plus peur. Je sais, je suis totalement ridicule de trouver ceci un peu trop.
"Le marié est-il trop beau ?"
Et puis, quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable, ne sera pas facile.
Pourtant. C'est inéluctable. 24/67, ratio incontournable. Je verrai.
J'imagine encore que je saurai être digne.
Bonjour, Je viens par hasard de tomber sur votre billet concernant l'autographe de Picasso retrouvé. Visiblement beaucoup de souvenirs sont liés à cet autographe et il vous tient à coeur... Si jamais toutefois vous êtes prêt à vous en séparer, je peux vous faire une offre (sérieuse, il va s'en dire). Si vous ne souhaitez pas vous en séparer je peux aussi simplement vous estimer sa valeur. Dans les deux cas vous avez mon e-mail. Bien cordialement, Laurent
Demande à Eric ?