Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...
Ensuite, au fil des jours, j'ai continué à éditer des billets d'humeur. Sans véritable chronologie.
Aujourd'hui, ce blog redevient un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'a plus guère d'importance.
Quand même, pour une meilleure compréhension,
pour ceux qui découvrent ce Blog...Mieux vaut suivre un ordre chronologique.
(En tête de colonne, vous trouverez le sommaire des archives...)
Dans sa première version ce blog a rencontré :
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Bêtement, j’ai eu envie de jouer, avec les autres. Quelle idée ! Je ne voulais pas faire revivre ce blog. Donner de faux espoirs aux quelques vrais compagnons de la toile qui me suivent toujours d’un petit œil en biais…
J’ai envoyé ce texte par mail à l’organisatrice du jeu… Pour diffusion. Comme elle le proposait gentiment et publiquement. Oui, mais…
« Pas dans sa ligne éditoriale du tout », semble-t-il…
Pas facile pour nous, les gays, ou les bisexuels. Changer de sexe, ça consiste en quoi ? S’imaginer femme, ou essayer de se comporter un macho viril et sûr de lui ? Un de mes amis fidèles m’a sans doute donné l’explication : « Nous trouvons le moyen dans ces textes de parler encore de nous, les mecs. Alors que dans ce jeu on attend en fait que l’on parle des femmes. » Pour faire semblant de montrer que nous les comprenons ?
Je n’ai rien à prouver. J’aime les femmes, passionnément. Et j’en ai aimé une plus que de raison. J’aime aussi les beaux mecs. C’est déraisonnable.
Moi qui ai horreur de tout ce qui peut ressembler à des chaînes, j’avoue que celle-ci, « se mettre dans la peau de l’autre sexe », me titille depuis le début. Je n’ai jamais eu le moindre doute sur mon identité sexuelle, enfant, adolescent, ou adulte. Je traînais certes comme un boulet ce physique massif et balourd, mais au fond de moi, je ressentais quelque gloriole à être perçu comme hyper viril. 1m80 et 90 kg à 13 ans, ça pose son homme… Ouais, mais mes goûts… Mes goûts… Alors, lorsque je me suis demandé qui j’aurais été, si j’avais été une femme, la réponse est venue, évidente : une fille à soldat.
Il m’a jetée. Méchamment, il a ouvert la portière en m’ordonnant de descendre… Il était vraiment très en colère. Il est tellement beau et tellement gentil. Je ne pouvais pas me douter qu’il avait en lui une telle puissance. Ce n’est pas de ma faute, si son premier jet trop puissant a manqué m’étouffer ! Je me suis retirée et il s’en est mis partout. Sa tenue, sa chemise, il y en avait même sur son nez… Il était vraiment en colère quand il est retourné vers la caserne pour aller se changer. Cyril, reviens…
Ce n’est pas de ma faute. Je suis amoureuse de lui. Je voulais lui faire plaisir. Je veux toujours leur faire plaisir. D’habitude ça se passe bien. Avec Michel, Alain, Christophe, Mehdi et même Lionel qui est plus vieux. Ils sont tous gentils avec moi. Ils me font toujours un petit coucou, un petit signe discret quand ils passent dans la rue en rang par trois, pour aller dans la montagne faire leurs exercices. Ils me font des bisous et souvent même le soir me payent un verre, quand ils ont quartier libre. Alors quand ils me proposent d’aller faire une promenade en voiture, je ne peux pas leur dire non. J’aime bien leur faire plaisir, moi…
Ce n’est pas de ma faute si j’habite cette petite ville écrasée par cette grosse caserne. En plus, c’est un centre d’entraînement à la montagne, ils ne viennent que faire des stages, ils ne restent pas longtemps. Ça change continuellement ! Alors je n’ai pas le temps de m’habituer, moi… Et il arrive toujours des garçons en pleine force de l’âge, aux épaules larges, à la poitrine épanouie, à la taille fine, aux bras puissants, et aux sourires ravageurs… Et cette satanée tenue militaire qui ne fait que des suggestions et qui donne envie de tout prendre et de ne rien jeter…
Ce n’est pas de ma faute, si je travaille toute la journée à empiler des boîtes de conserves, des paquets de papier hygiénique et des produits de beauté dans des rayons que les bonnes femmes, toutes raides de leur honnêteté inviolable, viennent piller et chambouler pour m’obliger à ranger… Et elles me regardent de haut lorsque je ramasse à quatre pattes ce qu’elles ont fait tomber… Ce n’est pas de ma faute si le soir, après ce travail de merde, j’ai envie de m’amuser…
Je ne prétends pas être une très belle fille. Mes jambes sont lourdes à force de piétiner dans les rayons du supermarché. Mon fessier ne me facilite pas la tâche pour choisir la bonne taille de mes pantalons. D’ailleurs, je porte plus souvent des jupes. C’est plus commode. Mais j’ai de beaux cheveux longs. Et de beaux yeux. Oh, bien sûr, je ne suis pas Annick ou Justine… Mais celles-là… Ce n’est pas dit qu’elles soient plus heureuses que moi !
Oh, je sais bien aussi qu’ils se moquent un peu de moi tous ces jolis garçons… Ah, ça, ils ne m’ont jamais traité de pute, ils peuvent pas, je leur demande jamais d’argent. Mais parfois ils rigolent, je sais. Un jour, j’en ai entendu un qui disait en riant à son copain : « Eh, t’as qu’à aller voir Martine, elle va te soulager ! ». Et tous ses copains ont ri. Mais ça m’est égal. Moi, je sais que quand ils sont seuls avec moi, ils sont tout doux, tout gentils, ils me disent des mots tendres, même des fois ils me racontent des choses tristes. Il y en a même qui ont pleuré dans mes bras. Et moi, je les console. Alors, ça m’est égal, parce que souvent, quand ils ont du plaisir, ils me disent « je t’aime »…
Et qu’est-ce que ça me fait, à moi, que ce ne soit pas toujours le même qui me le
dise ! Moi, j’entends des « je t’aime » presque tous les jours. Il y en a qui ne l’entendent jamais !
Bêtement, bien entendu, j'ai encore une fois dit en intro les choses comme je les pensais. Mes interrogations
comme elles venaient. Je n'y mettais aucune animosité, aucune rancoeur. Zoridaë, qui a lancé le jeu, est une blogueuse que j'admire et
respecte. Je l'aime bien, quoi. Mais j'ai fermé ce blog, justement parce que je refusais de me laisser prendre aux contraintes d'une "ligne éditoriale".
Bon sang ! Cessez de vous sentir toujours agressés !…
Nota : C'est ce système de "page" qui n'ouvre pas droit aux commentaires. Si vous voulez vous
exprimer, les commentaires du dernier article du blog sont toujours ouverts !
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