J’ai de moins en moins envie d’écrire sur ce blog. Je ne comprends pas pourquoi. Comme je n’ai pas trop envie de me poser des questions, je préfère l’action… Alors, je cherche… Je cherche…
L’un de mes grands jeux classiques que je réactive en ce moment est de suivre le cheminement d’un lecteur qui ne se contente pas de la simple réponse à sa requête. Et là… Et là ! Combien de fois ai-je dit « C’est moi qui ai écrit ça ? C’est pas vrai, c’est pas vrai ! »
Oui, parce que je parle encore plus mal le français que je ne l’écris.
N’imaginez pas que je fais ma chochotte, ou que je maniérasse histoire de solliciter des compliments ! Question langage, cela pourrait passer, avec un peu de
mansuétude pour les préciosités, les tournures alambiquées et mes sempiternelles inversions. Mais le contenu !
Ce que j’écrivais au moment où je l’écrivais était profondément sincère. En relisant ces textes, je suis ré envahi par la tristesse, l’amertume, la désespérance et le désir d’en finir dont j’étais rempli dans ces moments là.
Ce n’était pas une incantation que je psalmodiais pour conjurer un mauvais sort ! J’étais profondément convaincu que ma vie n’avait plus aucun sens, que le bonheur tranquille m’était définitivement interdit.
Je ne pouvais pas, plus, être heureux. Je ne pouvais plus, pas, rendre une autre personne heureuse.
Ma vie était, définitivement, insipide. Ma vie ! La mienne à moi ! Ce que ne comprenaient pas quelques uns de mes proches. « Et nous, alors ? ».
Trois ans. Trois ans durant.
Davantage. Au début de ma vie avec Chérubin je ne croyais pas à ce que je vivais. C’était un bug. Un incident spatio-temporel. Une erreur de casting. Je ne doutais
pas que tout allait rapidement rentrer dans l’ordre.
J’ai tout imaginé. Tout dévalué. J’ai douté de moi. De lui. De nous. Le triple de son âge ! Qui, un tant soit peu raisonnable pourrait trouver la chose plausible ?
Horreur et condamnations morales lorsqu’un homme de la trentaine vit une relation affective plus ou moins poussée, plutôt plus que moins consentie, avec un garçon de dix-sept ou dix-huit ans. Chérubin a cinq ans de plus que ce jeune. J’ai plus du double de l’adulte dévoyeur !
P***philie ? Horreur de ce mot qui trimbale tout le puritanisme d’une époque. La liberté des mœurs gagne du terrain ? Les censeurs se replient sur la protection de l’enfance. Ces anges sans sexe (et sans sexualité) avec des ailes diaphanes sur leur robe de bure blanche…
Influences et déformations dues à cette époque ? Malgré tous mes grands principes d’intello gaucho-libertaire, j’ai eu du mal à admettre qu’il puisse n’avoir aucun intérêt ni matériel ni pécuniaire. Qu’il souffre de mes absences. Qu’il ait une soif d’amour absolu que j’avais du mal à appréhender. J’ai eu du mal à concéder que je pouvais le rendre heureux.
Ces tirades sur les concepts actif / passif, dominant / dominé !
La vérité est tellement naturelle et simple ! Lorsqu’on aime, on ne se pose plus de questions. On vit. Simplement. C’est la conclusion basique à laquelle je suis parvenu. En me blottissant dans ses bras…
Ya, vraiment, vraiment, de quoi rigoler !
Vous ne savez plus où vous en êtes de votre ballade...
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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...
Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!
Clin d'oeil !
Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
Depuis le début : 9996
En ligne : Selon OB : 4
Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-deux ans.
Passion soudaine et prodigieusement agréable...
... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt deux ans qu'il ne me quitte que pour aller travailler !
Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...
Vieux ? Qui ose parler de vieux ?
Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.
J'ai de plus en plus peur. Je sais, je suis totalement ridicule de trouver ceci un peu trop.
"Le marié est-il trop beau ?"
Et puis, quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable, ne sera pas facile.
Pourtant. C'est inéluctable. 24/67, ratio incontournable. Je verrai.
J'imagine encore que je saurai être digne.