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Carnets de route

Dimanche 6 janvier 2013 7 06 /01 /Jan /2013 22:50

 

Je ne sais pas ce qui est le plus difficile.

 

En réponse à la question précédente, plus très longtemps. Mais un petit moment quand même. Je ne me suis jamais senti aussi lâche. Je ne m’en suis jamais aussi facilement accommodé.

 

Mes interventions ici seront de plus en plus rares. Elles ne servent à rien, à part me faire mal. Presque plus personne ne vient me lire, je me résous à me sentir de plus en plus seul. J’ai réussi à lasser les plus bienveillants. Je suis pourtant heureux ? Oh que oui ! Je ne l’ai jamais été autant. Et de dire cette phrase me fait très, très, mal. Il y a tellement de choses qui me font mal. Constater que le bonheur fait mal pourrait être inquiétant. Même pas. Lassitude.

 

Chérubin a besoin de moi. Je culpabilise de ne pas réussir à le faire venir en France. La culpabilité ne sert à rien, à part me contraindre à avancer encore, pour lui. Que je l’aide, ici. M’acheter une bonne conscience à petit prix.

 

J’ai beaucoup souffert physiquement ces dernières semaines. Un gros calcul biliaire a mis mon foie en compote. Je dois rentrer en France pour subir une intervention chirurgicale. Une lâcheté de plus : je m’étais juré de laisser faire la nature sans plus jamais intervenir. Au moment où je m’étais résolu à repartir, ma fille m’a annoncé qu’elle voulait passer son anniversaire au milieu des dunes du Sahara. Au lieu de prendre le bateau, nous avons pris la route du désert.

 

J’ai enfin vu les dunes. J’ai reçu l’un de mes enfants ici. Et je me lamente ?

 

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Ce voyage m’a guéri. Je n’ai plus mal. J’ai envisagé de ne pas repartir. Mais les limites de l’attestation d’hébergement (indispensable à la demande de visa de Chérubin) sont dépassées. Je dois revenir en France pour recommencer la procédure. Je veux absolument essayer encore une fois la demande de visa touristique. Ne serait-ce que pour pouvoir râler auprès du gouvernement de gauche en  cas de refus…

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Mardi 4 décembre 2012 2 04 /12 /Déc /2012 22:13

 

Si !!!

 

Depuis deux ans, je n’avais vu que quelques tristes plaques de neige sale dans ce qui est sensé être l’une des plus belles stations d’hiver de l’Atlas.

 

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Ifrane ! En janvier dernier, je racontais comment nous avions mangé à la terrasse du restaurant, cherchant vainement un quelconque petit flocon…

 

 

Nous venons de traverser plusieurs semaines de très mauvais temps. Vu le froid brusquement très agressif, nous supposions qu’il avait neigé sur les hauteurs voisines. Dimanche, premier jour de beau temps depuis notre retour de voyage dans le Sud, nous nous sommes précipités vers Ifrane.

 

Il avait neigé. Abondamment.

 

Tous les fassis avaient eu la même idée que nous.

 

 

Nous avons mis cinq heures pour parcourir les quelques petits quatre-vingt kilomètres ! Au pas. L’horreur. Chérubin est resté flegmatique. Moi, j’ai frisé l’apoplexie au moins dix fois. J’ai failli tuer un minimum de cinquantaine personnes : sur une route étroite partiellement déneigée, où l’on se croise difficilement, des clampins lassés de piétiner sur place, saoulés par leurs gamins surexcités (Je suis trop bon, beaucoup n’avaient pas cette excuse), stoppaient sans vergogne et descendaient jouer dans le manteau blanc, sans se soucier des énormes bouchons qu’ils provoquaient. Mieux ! Un car de tourisme a débarqué ses passagers, laissant trois malheureux flics débordés organiser tant bien que mal un sens alterné pour éviter l’engorgement ! Sans compter les autres flics rigolant et discutant entre eux sans se soucier le moins du monde des dépassements suicidaires de certains conducteurs tellement plus intelligents que les autres ! Bref, je ne vais pas redire ici ce que je pense de la conduite automobile (et motomobile !) au Maroc !

 

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Les services de voierie n’avaient dégagé que le minimum vital. Les pistes (où Chérubin avait découvert la luge en fin d’hiver dernier) n’étaient pas accessibles. Seule consolation des visiteurs, les boules et les bonhommes de neige ! Et je dois reconnaître que petits et grands s’en donnaient à cœur joie ! Ah ! Si ! Il y avait aussi les Berbères, avec leurs chevaux magnifiquement harnachés qui proposaient des ballades à travers la poudreuse ! (J’ai vu des bêtes avec de la neige jusqu’au poitrail, qui ne semblaient pas particulièrement affectées…)

 

Au retour, de nuit avec un thermomètre à -4°C qui clignotait pour signaler le risque de verglas, Chérubin a pris le volant. Il valait mieux. Nous avons fait un très long détour pour éviter les points critiques. Nous sommes sains et saufs.

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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...

Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!

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Clin d'oeil !

 

Bonjour...

    Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...

     

Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!        
 Juillet 2012        
      J'ai obtenu le statut de résident étranger au Maroc.
            C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Seulement, il y avait ce satané véhicule ! Je n'ai plus le droit d'avoir mon jouet décapotable français. Je suis rentré en France pour essayer de le vendre afin de racheter un petit véhicule au Maroc. Seulement voila. En période de crise, ce genre de véhicule ne se vend pas ! Ou bien les acquéreurs potentiels n'osent pas investir dans de la fantaisie, ou bien ils ont les moyens d'acheter le même véhicule neuf...
Bref... Je n'ai eu d'autre solution que de racheter moi-même le cabriolet, au prix fort (plus de 22 000 €uros, soit 5000 €uros de plus que l'estimation communément admise. Se rajoutent les frais de douane ("Mise en circulation" au Maroc), environ 11 000 €uros, l'assurance marocaine (l'ancienne assurance ne peut avoir cours à l'étranger), couverture à payer en une fois annuelle (environ 1000 €) Plus... Plus...
Bref... Je suis plus pressé qu'un citron... Mais je suis près de lui.
. Je veux vivre par et pour lui.  Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, maintenant. Tout de suite.   
       
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
 
       
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Qui je suis

  • Boby
  • Les petites histoires de Boby
  • Homme
  • 29/04/1945
  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, j'ai redécouvert l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune ! C'est lui qui m'a choisi, et je n'ai pas su dire non...

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-deux ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt deux ans qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

J'ai de plus en plus peur. Je sais, je suis totalement ridicule de trouver ceci un peu trop.

"Le marié est-il trop beau ?"

Et puis, quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. C'est inéluctable. 24/67, ratio incontournable. Je verrai.

J'imagine encore que je saurai être digne.

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