Je veux bien jouer au guide. Pour faire visiter ma petite bonbonnière pleine de douceurs et de miel. Mais, moi, suivre un guide !... Je n’arrive toujours pas à m’y résoudre. Je suis devenu trop amoureux du Maroc pour me complaire à jouer le touriste. Sans pour autant me priver de visiter ! Mais avec la priorité donnée aux « gens ». Approche la plus naturelle possible de la vie autochtone. Pas si simple. Surtout avec un cabriolet blanc perlé décoiffé par le retour du beau temps…
L’une des sœurs de Zig m’a relancé. Elle s’est installée depuis quelques mois dans la petite ville de son époux. Dans les environs de Meknès. Moulay Idriss Zerhoun, où se trouve le tombeau de l’un des principaux fondateurs du Maroc et de Fès. A deux pas de Walili (Volubilis), grande cité romaine détruite par un tremblement de terre (Tiens, tiens ! Faudrait peut-être faire
gaffe !)
J’ai été invité, je n’avais aucune raison de les snober. Chérubin travaillait ce samedi et ce dimanche : j’y suis allé seul. Petite ville construite sur une paire de colline, les ruelles en escalier grimpent sec, et j’ai dû laisser mon bolide en bas des marches. J’ai craché sévère les cigarettes que je ne fume plus depuis deux ans. Mais j’ai été récompensé par un repas en famille comme je les aime.
Puis une rapide découverte de Walili. Même hors saison, il y avait déjà trop de touristes à mon goût. Je retournerai en semaine voir ces ruines qui me sont apparues totalement différentes de mon environnement arlésien. Il semble que la cité ait été créée à l’époque maurétanienne, 3° siècle avant JC. Les monuments d’Arles datent tous de l’ère chrétienne (1 ou 2° siècle) quelle différence !
Monique, si tu savais… J’ai été surtout scotché par… les fleurs ! Le nom de « Volubilis » (« Walili » en Berbère) donné à la ville vient de la fleur, petit liseron sauvage aux fleurs fragiles à quatre couleurs graciles. Et de drôles de fleurs orange, qui couvrent ici des collines entières d’un resplendissant manteau lumineux. Elles ressemblent à des boutons d’ors mais n’en sont pas. Un guide ami de mon hôte a levé l’énigme : ce sont des soucis sauvages. Et ces fleurs de velours écarlate qui perlent comme des gouttes de sang les secteurs marécageux ! (L’adorable Hicham qui présente la fleur a un beau coquard : un mur borné a brutalement stoppé une course folle. Ce qui n’empêche pas le môme ce continuer à courir coudes aux corps ! Sauf ce jour là. Allez comprendre, il n’a pas lâché ma main de la journée…)
A deux pas de la ville romaine, et un et demi de Moulay Idriss, le petit village de naissance de mon hôte. Au prix d’une nouvelle et sévère grimpette, je suis allé saluer la
vieille maman dans sa modeste masure construite en torchis autour d'un « patio ». Là, je pouvais oublier ma voiture restée au bas de la piste. De l’authentique ! Oui da ! Mes
hôtes ne perdant pas de vue quand même que j’étais « le français », équipé d’un appareil photo numérique. J’ai dû me plier à la cérémonie des portraits… Pour mon plus grand
plaisir ! Ces enfants sont tellement beaux, leur visage est tellement pur ! L’ancienne est tellement digne ! Elle a dû être prodigieusement belle. Comme sa bru.
Je ne suis parvenu à regagner mon chez-moi qu’au prix de la promesse de revenir bientôt… Manger le couscous ! Chérubin m’attendait, impatient de clôturer dignement la fête…
Ce qu’il a fort bien réussi.
Vous ne savez plus où vous en êtes de votre ballade...
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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...
Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!
Clin d'oeil !
Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
Depuis le début : 21660
En ligne : Selon OB : 6
Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-trois ans.
Passion soudaine et prodigieusement agréable...
... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt un an qu'il ne me quitte que pour aller travailler !
Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...
Vieux ? Qui ose parler de vieux ?
Et si, là, se trouvait la raison raisonnable ?
Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.
Quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable, ne sera pas facile.
Pourtant. Je verrai.