Que dire, que faire, qui ne soit ni galvaudé ni opportuniste ?
Il y a moins de trois mois, j’ai passé des moments tellement heureux sur ces allées qui viennent de voir couler le sang !
Pendant des semaines j’ai eu peur, bien que les nouvelles reçues par téléphone ou sur le net dédramatisaient toujours tout. J’exprimais mon inquiétude, culpabilisant aussitôt : « Comment puis-je vous prôner la prudence, moi, l’ancien soixante-huitard ? »
Notre « révolution » a été vaine et avortée. Eux, ils ont réussi. Pendant mon voyage, j’avais été impressionné par la vitalité et la joie de vivre de cette jeunesse qui n’a connu que la dictature policière. Mais je n’ai rien vu ou senti venir. Je les croyais fatalistes. Vitaux, mais fatalistes…
« Méfie-toi de l’eau qui dort ! ». Je le sais, pourtant.
Je ne veux pas faire un hommage pompeux. L’espoir remplaçant progressivement la crainte, je viens de passer la matinée de ce dimanche à jouer avec mes photos souvenirs… Pour vous dire que je vous aime. Ces événements ont empêché les parents de Momo de venir me voir ici. Mais ce n’est que partie remise !... Quand je reviendrai ! Parce que dans cinq jours, je reprendrai ces carnets de route ! Dans un pays encore calme, mais dont la vitalité de la jeunesse ne fait aucun doute !
Vous ne savez plus où vous en êtes de votre ballade...
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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...
Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!
Clin d'oeil !
Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
Depuis le début : 21660
En ligne : Selon OB : 6
Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-trois ans.
Passion soudaine et prodigieusement agréable...
... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt un an qu'il ne me quitte que pour aller travailler !
Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...
Vieux ? Qui ose parler de vieux ?
Et si, là, se trouvait la raison raisonnable ?
Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.
Quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable, ne sera pas facile.
Pourtant. Je verrai.