Un peu désœuvré, un peu cafardeux, allez comprendre avec ce que je vis en ce moment, je traînais ma misère en essayant de suivre le fil du zapping d’un quelconque lecteur de ce blog… Et je suis retombé sur ce billet. Un soufflet. Un trouble profond. Cette histoire, qui a eu une immense résonnance dans ma vie, a soudain pris une étrange tonalité. Il y a bien longtemps que je n’avais pas relu cet écrit. Le parallèle avec ce que je vis aujourd’hui m’a brutalement sauté à la gueule…
Avec quelques différences : Lorsque j’ai connu Mehdi j’avais dans les trente-cinq ans, un physique encore honorable, et une sexualité, disons, à la hauteur de cette rencontre… Une femme que j'aimais, des enfants qui comptaient pour moi plus que tout au monde... Unique situation de toute ma vie où l’équilibre de mon couple a été mis en cause pendant quelques minutes. La description physique de cet éphèbe tentateur connu il y a plus de trente ans pourrait, à peu de choses près correspondre à mon Chérubin d’aujourd’hui. Il y a de quoi être troublé.
Chérubin est plus grand, plus mince, moins imberbe, plus viril… Tout autant sexe que Mehdi, tout autant amoureux, tout autant exclusif… Je me suis de tout temps posé cette question qui obsède la plupart des éphébophiles : a quel moment de ma vie mes pulsions se sont-elles sclérosées ? Pourquoi mes goûts n’ont-ils pas logiquement évolué avec les ans, comme c’est généralement la règle ? Pourquoi suis-je littéralement esclave de la beauté physique ?
Je le sais, je ferme ainsi à double tour les portes du bonheur. Du bonheur simple et tranquille… Mais pourquoi je coupe les cheveux en quatre ? Chérubin me distille ce bonheur au goutte à goutte. Quotidiennement.
Et pourtant, il y a quelques années, je ne supportais pas les gérontophiles. Ils s’intéressaient à ma personne sur des critères que, moi, j’abhorre. Mon « ami de cœur » en a payé le prix fort. Ce garçon dont j’aime l’esprit vif et percutant, que je trouve plus qu’agréable physiquement, avec qui j’aime passer des heures à discuter et faire des plans sur la comète, n’a jamais pu concrétiser : il aime en moi ce que je déteste le plus. Je bloque. Comment Chérubin a-t-il pu me faire passer outre ces réticences ? Je n’ai même pas eu la possibilité de réfléchir. Notre première rencontre n’était qu’un plan Q… Il s’est imposé. Je n’ai rien maîtrisé. Ou bien avec l’âge je deviens lâche. Avec en plus un peu de pragmatisme : si je continue à exiger le beurre, l’argent du beurre, et le sourire du crémier, je risque fort de rester le bec dans l’eau…
Ouais, bon… Reste que ces critères physiques… Musculature ferme, et surtout pas bodybuildée, frémissante sous la douceur de la peau, ventre plat lisse, nerveux, attaches fines, hanches étroites et puissantes, regard sombre et sensuel, sourire carnassier, etc. …
"J’ai le souffle coupé par sa beauté. Son corps, totalement imberbe, ne semble avoir aucun défaut. Ses jambes musclées ont des attaches fines, chevilles, genoux, haut des cuisses sont merveilleusement dessinés. Son fessier, ferme et menu semble avoir été fait pour être recouvert de mes mains. Son ventre, ses abdos, sa poitrine appellent les baisers et les caresses. Son cou puissant et pourtant gracieux supporte un visage d’ange aux traits déjà bien affirmés. Mais surtout, mais le pire, c’est qu’il ne semble pas savoir qu’il est beau comme un dieu."
Ouais, bon… Pourquoi je suis ici, au Maghreb ? C’est quoi, ma quête ?
Et si, depuis plus de trente ans, je courrais en vain après Medhi ? La quête du Graal…
Vous ne savez plus où vous en êtes de votre ballade...
Pour un retour en 1ère page de l'accueil,
Cliquez sur la bannière ou bien
Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...
Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!
Clin d'oeil !
Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
Depuis le début : 42826
En ligne : Selon OB : 2
Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-deux ans.
Passion soudaine et prodigieusement agréable...
... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt deux ans qu'il ne me quitte que pour aller travailler !
Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...
Vieux ? Qui ose parler de vieux ?
Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.
J'ai de plus en plus peur. Je sais, je suis totalement ridicule de trouver ceci un peu trop.
"Le marié est-il trop beau ?"
Et puis, quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable, ne sera pas facile.
Pourtant. C'est inéluctable. 24/67, ratio incontournable. Je verrai.
J'imagine encore que je saurai être digne.