J’ai dû annuler le rendez-vous de vendredi au Consulat : je n’avais pas reçu l’Attestation d’hébergement indispensable. Je n’en ai pas fait une maladie : notre départ sera probablement retardé. Mais comme la météo annonce une canicule en France, que je sois ici ou sur le continent…
La lettre a été envoyée d’Arles le 12 Mai. Aujourd’hui, elle n’est toujours pas arrivée !
Je suis sous pression. Mon hyper affectivité mise à rude épreuve. Je fonds en larme, pour un oui ou un non. Vraiment, je ne ressemble plus à ce que j’étais. Putain de sentiment d’impuissance ! Je n’ai jamais supporté d’être dépendant de quoi que ce soit. Aujourd’hui… Le bon vouloir d’un service postal fantaisiste…
Chérubin n’a pas supporté de me voir abattu.
- « Allez, viens, on va petit voyage !
- Mais où veux-tu aller ?
- N’importe ! Tout droit !
- Tu veux qu’on aille à Meknès ? à Ifrane ? à Sefrou ? à Moulay Idriss ?
- N’importe, tout droit !
- Alors, c’est toi qui conduis !
- Oui ! »
Nous avons pris la route d’Oujda, vers la frontière algérienne. Je doutais que nous puissions aller jusque là en une seule journée. Mais après tout, le but n’était-il pas de se vider la tête ?
Pause technique à Taza, vers treize heures. (Enfin, treize heures à Chérubin. Soit quatorze à ma montre. Soit quinze en France. Cherchez pas à comprendre…) J’étais scotché par les paysages. Nous avons abandonné toute velléité de grand parcours. Nous avons fait du tourisme et tourné en rond. Bonheur parfait.
Je ne pleurais plus.
Quand je nous croyais seuls, je lui volais des baisers. Je me foutais de risquer d’être vus.
Aujourd’hui, le courrier n’est toujours pas arrivé. Mon jeune locataire m’a appris hier qu’il avait fait un envoi ordinaire pour cette lettre, et non un Chronopost, dont j’aurais pu suivre la trace. J’ai de nouveau peur. J’écris pour juguler les craintes. Je me donne jusqu’à demain avant de réagir. Mais réagir comment ? Putain de trouille !
Vous ne savez plus où vous en êtes de votre ballade...
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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...
Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!
Clin d'oeil !
Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
Depuis le début : 21813
En ligne : Selon OB : 6
Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-trois ans.
Passion soudaine et prodigieusement agréable...
... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt un an qu'il ne me quitte que pour aller travailler !
Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...
Vieux ? Qui ose parler de vieux ?
Et si, là, se trouvait la raison raisonnable ?
Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.
Quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable, ne sera pas facile.
Pourtant. Je verrai.