Faire des bagages les plus compacts possible : je vais devoir tout porter seul pendant près d'un kilomètre !
Revenir sur mes pas, seul. Chérubin dort comme un ange. Il me dira sans doute que lorsque je ne suis pas là il n'arrive pas à bien dormir...
Rendre la voiture de location à Nador, seul. On me demande des nouvelles du deuxième conducteur ;
Me faire conduire à la frontière, seul ;
Me présenter aux autorités et constater qu'elles ne sont pas rancunières ;
Passer les quatre postes de police et de douane à pied, chargé comme un baudet ;
Récupérer ma voiture sagement garée dans un parc souterrain, seul ;
Marcher et galérer un max pour réussir à trouver de quoi manger, seul ! Un conseil en passant : n’allez pas à Mellilia pour faire du tourisme gastronomique ! Les restaurants sont encore plus rares que les cheveux sur le sommet de mon crane. Je me suis rabattu sur le petit chinois que j’avais trouvé près de l’hôtel la semaine précédente. Une cantine chinoise fortement matinée de goûts espagnols…
Découvrir des procédures d'embarquement simples et efficaces ! Dommage que le départ de Mellilia ne permette que d'aller au Sud de l'Espagne. Je choisirais toujours ce port d'embarquement ! Mais pas seul !
Une nuit de sommeil efficace, mais seul, et j'arrive à Malaga sans encombre ;
Me perdre trois-quarts d'heures dans les environs du port, seul ! J'ai négligé de mettre à jour Tomtom !! Visiblement il y a peu ils ont joué à chambouler tous les sens interdits ! La logique implacable de Chérubin me manque. Toujours seul.
Faire les 1 400 kilomètres du trajet d'une seule traite, seul, avec juste une petite pose pour le déjeuner et une autre pour le dîner... Je n'ai pas le cœur à faire du tourisme, seul, comme me l'avait suggéré ma fille ;
Arriver en Arles assez tôt pour me connecter sur le visiophone et souhaiter une bonne nuit à mon Chérubin. Oublier ma solitude quelques minutes.
Me retrouver seul dans cette grande maison…
Le mois va être long !
Vous ne savez plus où vous en êtes de votre ballade...
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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...
Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!
Clin d'oeil !
Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
Depuis le début : 33843
En ligne : Selon OB : 3
Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-deux ans.
Passion soudaine et prodigieusement agréable...
... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt deux ans qu'il ne me quitte que pour aller travailler !
Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...
Vieux ? Qui ose parler de vieux ?
Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.
J'ai de plus en plus peur. Je sais, je suis totalement ridicule de trouver ceci un peu trop.
"Le marié est-il trop beau ?"
Et puis, quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable, ne sera pas facile.
Pourtant. C'est inéluctable. 24/67, ratio incontournable. Je verrai.
J'imagine encore que je saurai être digne.