Je crains
trop de savoir pourquoi je sens comme un flottement lorsque j’annonce l’activité professionnelle de mon Chérubin : il est couturier.
En France, c’est clairement un métier de femmes, sauf dans la grande couture où des folles extraverties cherchent à
monopoliser le marché. Mais les « petites mains » sont presque exclusivement des femmes. J’exagère ? Si peu, et vous le savez bien.
Au Maroc, la couture est essentiellement un
métier d’hommes, pour des raisons que je serais bien incapable d’expliquer avec certitude, mais qu’il n’est que trop facile de deviner : horaires impossibles, les femmes bien souvent privées
d’activités, le contact avec la clientèle… De vrais mecs. Des virils bien machos. Quelques secteurs sont accessibles aux femmes m’a-t-on dit, notamment les habits pour
enfants.
Toujours est-il que dans la famille de mon
Chérubin, trois garçons ont été ou sont couturiers, les deux autres fabriquent chaussures et babouches. Et ils en sont fiers !
C’est l’un des frères aînés que j’ai filmé,
un jour où il avait ramené du travail à la maison. Un, au charme indéniable, dont la virilité déborde par tous les poils. Je ne voulais aucune équivoque.
Regardez. Écoutez les salaires à la pièce. Un Dirham pour les découpes de tissus, dix pour coudre toutes les fioritures d’une djelaba, Trois pour passer l’habit terminé au pressing… Je suis resté
sans voix.
Regardez. Voyez la précision des gestes quasi
mécaniques. Ils n’ont pas le choix.
Vous ne savez plus où vous en êtes de votre ballade...
Pour un retour en 1ère page de l'accueil,
Cliquez sur la bannière ou bien
Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...
Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!
Clin d'oeil !
Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
Depuis le début : 21857
En ligne : Selon OB : 7
Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-trois ans.
Passion soudaine et prodigieusement agréable...
... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt un an qu'il ne me quitte que pour aller travailler !
Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...
Vieux ? Qui ose parler de vieux ?
Et si, là, se trouvait la raison raisonnable ?
Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.
Quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable, ne sera pas facile.
Pourtant. Je verrai.