Lisez bien ! D’accord, il faut un petit moment pour comprendre : « Je m’en fous ! ». Ce n’est pas une limite inquiétante de ses capacités d’acquisition de la langue française. Simplement une bribe de la culture familiale, reliquat du séjour en France du Papé... Et j’aime ce nouveau mot.
D’accord, mon anniversaire risquait fort de passer inaperçu. Je suis né le jour où Hitler s’est suicidé dans son bunker. Toute ma jeunesse j’ai trimballé la symbolique inhérente.
Quel héritage, même dans un pays où la réincarnation n’est pas fondamentale ! S’est rajoutée la commémoration de la mort du grand Alfred, que je vénère à l’instar de mon Maître es-cinéma,
Truffaut. Déjà plus valorisant. Et voilà-t-y pas que le petit William choisit cette date pour son mariage ? C’est-y pas mesquin, ça ? Chercher à me faire de l’ombre, à moi ? Non,
mais, je vous jure !...
Jnanfou ! J’ai pu presque oublier ce mois d’avril tant redouté les années précédentes. Bien sûr, je l’ai dit ici, dimanche dernier a été une journée difficile, Monique était là, tellement là, auprès de moi, sur les allées Hassan II… Et je ne redoutais même plus la sentence de l’âge. J’ai tellement écrit que je n’écrirais pas 64, puis 65, puis… Je ne dis plus rien : je vis. Intensément. Tripalement. Etonné, sceptique, dubitatif. Mais je vis. Je ne veux pas perdre une minute de ce bonheur invraisemblable que ma fin de vie choisit de m’offrir.
Hier, nous avions toute la matinée pour nous deux, Chérubin ne travaillait pas, nous étions attendus vers 14h00 pour le couscous. Oui, sa famille, comme beaucoup dans le petit peuple, boude le changement d’horaire imposé par l’administration du Roi, et continue avec « leur heure à eux ». Quand il est 12h00 en France, il est 11h00 à ma montre, et 10h00 dans la famille de Chérubin et à son travail… J’ai un peu de mal à suivre…
Nous avions toute la matinée pour nous deux, et nous en avons profité. Je ne me lasse pas.
Et puis, la réalité m’a violemment giflé. En pleine gueule. Les larmes ont envahi mes yeux. Il m’a serré encore plus fort dans ses bras.
- Je t’aime…
- Mais tu ne te rends donc pas compte ? Là, aujourd’hui j’ai pilepoil le triple de ton âge !
- Jnanfou !
- Mais tu es beau comme un jeune Dieu, et je suis gros et laid !
- Jnanfou ! Non, c’est pas ! Toi pas gros ! Ça pas gros (mes bras), ça pas gros (mes pectoraux), ça pas gros (mes jambes), juste ça très gros (mon ventre)… Ça, très très gros ! Mais toi, très beau, très très beau !
- Arrête ! N’en rajoute pas ! Toi, tu es beau, oui. J’aime tout, tout, ton buste, ta peau, tes fesses, ta …
- Jnanfou ! Nous deux, beaux ! Je t’aime !
Il m’a fait taire par un baiser passionné, limite violent, et je me suis blotti en larmes dans ses bras. Je devais réagir très vite, je n’allais pas gâcher la fête !...
- Jnanfou !
Vous ne savez plus où vous en êtes de votre ballade...
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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...
Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!
Clin d'oeil !
Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
Depuis le début : 21921
En ligne : Selon OB : 7
Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-trois ans.
Passion soudaine et prodigieusement agréable...
... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt un an qu'il ne me quitte que pour aller travailler !
Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...
Vieux ? Qui ose parler de vieux ?
Et si, là, se trouvait la raison raisonnable ?
Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.
Quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable, ne sera pas facile.
Pourtant. Je verrai.