C'est sûr, l'amour est la réponse. Mais pendant que vous êtes en train d'attendre la réponse, le sexe pose des questions très pertinentes. Woody Allen
En jetant un œil sur les derniers billets, j’ai réalisé que j’étais dans le flou le plus complet. Un marsouin n’y retrouverait pas ses petits, et la douzaine de lecteurs réguliers qui continuent à me suivre ne doivent plus rien y comprendre et partent sur un haussement d’épaule.
Allons, je vais essayer de mettre un peu d’ordre.
Fin novembre, lorsque j’ai prié mes locataires d’aller voir ailleurs, Zig m’est revenu avec 41° de fièvre et des yeux hagards. Clin d’œil de ma destinée, ou saut désespéré sur le premier prétexte venu ? J’ai installé le garçon à l’étage, dans mon bureau. Il y est resté. Ont suivi quatre mois de quelque chose qui pouvait ressembler à du bonheur. Entrecoupé de crises, de stress, de chamailleries. Mais bonheur, je le pense, qui eut pu être parfait, si… Putain d’alcool !
Est-ce par un enchaînement heureux de circonstances, ou bien est-ce le bien-être qui appelle le bien-être ? Même la frustration sexuelle, pourtant foncièrement douloureuse, Zig se cantonnant énergiquement dans son hétérosexualité, s’est trouvée fortement amoindrie par de fréquentes aventures avec quelques éphèbes et jeunes mâles qui, chacun, eussent mérité bien plus et bien plus d’attention si mon esprit n’avait été obnubilé par un seul et unique objet. Je me contentais de répondre aux questions pertinentes comme dit Woody Allen.
L’accident n’eut de réelle importance que dans la mesure où il m’obligeait à faire face à une réalité douloureuse : Zig, après avoir indiscutablement et significativement progressé depuis bientôt un an, s’avérait en pleine régression et usait et abusait de plus en plus souvent d’alcool. L’interdiction catégorique de la moindre boisson alcoolisée ici, à la maison, n’avait pour résultat que ses fuites de deux ou trois jours en fin de semaine, ses mensonges, ses hypocrisies, sa démobilisation dans ses démarches de réinsertion sociale. Je me sentais de plus en plus impuissant, démuni.
Mes obligations familiales devant me reconduire, seul, sur Paris, dans ces circonstances il était hors de question que je laisse mon appartement à sa disposition pendant mon absence. J’ai entrepris la réhabilitation de l’une des chambres du rez-de-chaussée. Il n’a, pour ainsi dire, pas levé le petit doigt pour m’aider.
A mon retour, j’ai su que non seulement il n’avait fait aucun effort, mais que, disons même, il s’était lâché… J’ai coupé les ponts et le tiens depuis à distance, bras tendus, le cœur battant la chamade… Il conserve l’usage du rez-de chaussée, mais je maintiens la porte de mon appartement fermée.
Dur. Sans doute beaucoup plus pour moi que pour lui.
Alors, oui, je dois essayer de comprendre ce qui se passe dans ma tête. Comprendre ce que veut dire aimer, en général, et en particulier pour un vieux sur le retour qui serait plus à sa place sur un terrain de boules avec les autres retraités qu’à philosopher sur la signification des battements de cœurs.
Il le faut. Mais, le puis-je ?
Pour le moment, je reste bloqué sur cet axiome trouvé lors de ma quête sur le mot « Amour » :
L'amour n'est qu'une illusion dont on se sert pour se tromper soi-même. Gao Xingjian (La montagne de l'âme)
Vous ne savez plus où vous en êtes de votre ballade...
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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...
Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!
Clin d'oeil !
Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
Depuis le début : 21921
En ligne : Selon OB : 7
Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-trois ans.
Passion soudaine et prodigieusement agréable...
... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt un an qu'il ne me quitte que pour aller travailler !
Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...
Vieux ? Qui ose parler de vieux ?
Et si, là, se trouvait la raison raisonnable ?
Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.
Quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable, ne sera pas facile.
Pourtant. Je verrai.