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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 00:48

Toute une journée à me sentir mal à l’aise d’avoir écrit, et surtout édité, un billet qui ne me satisfaisait pas. Ce fut rarement le cas. Mais j’avais absolument besoin de me jeter à l’eau le 16 au petit matin. Je l’ai fait. Et là, je ne nage pas, je patauge.

Depuis plusieurs jours déjà, Zig est en pleine démarche positive. Après tant de difficultés… Jeudi matin, il devait passer l’examen théorique du permis de conduire… Ce fameux « code » source de tant de conflits depuis que nous nous connaissons. Donc, coucher tôt mercredi soir, et réveil enclanché pour la première fois depuis des mois et des mois…

Dans la nuit, réveil en sursaut. Je sens que quelque chose ne tourne pas rond. Coupure d’électricité, ou compteurs disjonctés ? Robe de chambre et descente dans la nuit glaciale : la solution est dans le garage… Remise en route, et retour au sommeil du juste.

Au petit matin, réveil avant la sonnerie. Je grelotte dans le lit. La chaudière est hors service ! Retour au garage, et recherche vaine d’une solution. Pas d’électricité dans la chaudière, c'est probablement elle qui a fait sauter tout le système. Je suis bon pour appeler le réparateur et nous nous préparons dans une ambiance glaciale. Je crois bien que c’est la première fois que je vois le thermomètre descendre aussi bas depuis que j’habite la Provence. Bien entendu. Sinon ce ne serait pas marrant.

Je dépose Zig à son examen, et je vais voir la société de maintenance de mon chauffage. J’attends la secrétaire trois-quarts d’heures en grelottant dans la voiture. Son fils avait trouvé le moyen de bloquer les portes de sa voiture avec les clefs à l’intérieur, moteur allumé… Si, si, authentique !

Je rentre à la maison finir de mes les geler, mais au moins, dans mon chez-moi. Là, un petit tour pour chercher à comprendre… Mais non, ma bonne dame ! Ce n’est pas la chaudière qui a tout fait sauter, c’est le lave-vaisselle qui provoque des court-jus, la cuisine est inondée… Le lave-vaisselle a implosé, il a tout fait sauter en grillant la chaudière. Histoire de rire un peu.

Je garde le moral, et je ressors pour attendre Zig devant le Centre d’Examens. J’attends, j’attends… Visiblement ils ne sont pas pressés. Tiens, le téléphone sonne ! Ce n’est que mon beau-frère qui m’annonce que, en vacances à 900 kilomètres de chez eux, il a eu un grave accident, fracture ouverte multiple du tibia et du pied, il est hospitalisé, et est bloqué dans le Sud pour au moins six semaines. Tous les rendez-vous chez le Notaire sont annulés. Ah, oui, vous l’ignorez, c’était pendant la « coupure » du blog… Ma belle-mère est morte (vous découvrirez ici la brave vieille que c’était) et j’aurais voulu me débarrasser au plus vite de formalités pénibles… Nous verrons ça plus tard !

 

Je ne sais pas pourquoi, mais j’étais à deux doigts de craquer. Quand Zig a pu enfin me parler (ma communication téléphonique a duré…), il m’a annoncé son échec. Je suis resté calme et tendre. Il n’avait certainement pas besoin que je l’enfonce davantage ! Mais ses yeux pétillants, de velours mais pétillants, m’ont alerté. Et puis il était trop heureux pour jouer très longtemps la comédie : il avait réussi. C’est dingue ! Ce garçon, si dur, si sûr de lui quand il s’agit d’affronter l’adversité, si courageux, si battant, est comme une midinette apeurée quand il s’agit de passer un examen ! Je réalisais qu’en fait, c’était la première fois qu’il se soumettait à l’appréciation d’autres personnes. (J’allais écrire « au jugement des autres », et j’ai trouvé l’expression mal venue. Les jugements, il sait ce que c’est ! Et dans ce cas, dans sa tête, c’est plutôt « cause toujours tu m’intéresse… », ou comme aimait dire Monique, « Je note ça sur une feuille de choux et j’en parle à mon cheval ! »)… Ce jeudi, un vulgaire permis de conduire lui a permis d’être reconnu « apte », pour la première fois…
Publié dans : Un amour improbable
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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...

Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!

1011170025m

Clin d'oeil !

 

Bonjour...

    Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...

     

Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
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 Juillet 2012        
      J'ai obtenu le statut de résident étranger au Maroc.
            C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Seulement, il y avait ce satané véhicule ! Je n'ai plus le droit d'avoir mon jouet décapotable français. Je suis rentré en France pour essayer de le vendre afin de racheter un petit véhicule au Maroc. Seulement voila. En période de crise, ce genre de véhicule ne se vend pas ! Ou bien les acquéreurs potentiels n'osent pas investir dans de la fantaisie, ou bien ils ont les moyens d'acheter le même véhicule neuf...
Bref... Je n'ai eu d'autre solution que de racheter moi-même le cabriolet, au prix fort (plus de 22 000 €uros, soit 5000 €uros de plus que l'estimation communément admise. Se rajoutent les frais de douane ("Mise en circulation" au Maroc), environ 11 000 €uros, l'assurance marocaine (l'ancienne assurance ne peut avoir cours à l'étranger), couverture à payer en une fois annuelle (environ 1000 €) Plus... Plus...
Bref... Je suis plus pressé qu'un citron... Mais je suis près de lui.
. Je veux vivre par et pour lui.  Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, maintenant. Tout de suite.   
       
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Qui je suis

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  • Les petites histoires de Boby
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  • 29/04/1945
  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, j'ai redécouvert l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune ! C'est lui qui m'a choisi, et je n'ai pas su dire non...

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-deux ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt deux ans qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

J'ai de plus en plus peur. Je sais, je suis totalement ridicule de trouver ceci un peu trop.

"Le marié est-il trop beau ?"

Et puis, quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. C'est inéluctable. 24/67, ratio incontournable. Je verrai.

J'imagine encore que je saurai être digne.

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