Toute une journée à me sentir mal à l’aise d’avoir écrit, et surtout édité, un billet qui ne me satisfaisait pas. Ce fut rarement le cas. Mais j’avais absolument besoin de me jeter à l’eau le 16 au petit matin. Je l’ai fait. Et là, je ne nage pas, je patauge.
Depuis plusieurs jours déjà, Zig est en pleine démarche positive. Après tant de difficultés… Jeudi matin, il devait passer l’examen théorique du permis de conduire… Ce fameux « code » source de tant de conflits depuis que nous nous connaissons. Donc, coucher tôt mercredi soir, et réveil enclanché pour la première fois depuis des mois et des mois…
Dans la nuit, réveil en sursaut. Je sens que quelque chose ne tourne pas rond. Coupure d’électricité, ou compteurs disjonctés ? Robe de chambre et descente dans la nuit glaciale : la solution est dans le garage… Remise en route, et retour au sommeil du juste.
Au petit matin, réveil avant la sonnerie. Je grelotte dans le lit. La chaudière est hors service ! Retour au garage, et recherche vaine d’une solution. Pas d’électricité dans la chaudière, c'est probablement elle qui a fait sauter tout le système. Je suis bon pour appeler le réparateur et nous nous préparons dans une ambiance glaciale. Je crois bien que c’est la première fois que je vois le thermomètre descendre aussi bas depuis que j’habite la Provence. Bien entendu. Sinon ce ne serait pas marrant.
Je dépose Zig à son examen, et je vais voir la société de maintenance de mon chauffage. J’attends la secrétaire trois-quarts d’heures en grelottant dans la voiture. Son fils avait trouvé le moyen de bloquer les portes de sa voiture avec les clefs à l’intérieur, moteur allumé… Si, si, authentique !
Je rentre à la maison finir de mes les geler, mais au moins, dans mon chez-moi. Là, un petit tour pour chercher à comprendre… Mais non, ma bonne dame ! Ce n’est pas la chaudière qui a tout fait sauter, c’est le lave-vaisselle qui provoque des court-jus, la cuisine est inondée… Le lave-vaisselle a implosé, il a tout fait sauter en grillant la chaudière. Histoire de rire un peu.
Je garde le moral, et je ressors pour attendre Zig devant le Centre d’Examens. J’attends, j’attends… Visiblement ils ne sont pas pressés. Tiens, le téléphone sonne ! Ce n’est que mon beau-frère qui m’annonce que, en vacances à 900 kilomètres de chez eux, il a eu un grave accident, fracture ouverte multiple du tibia et du pied, il est hospitalisé, et est bloqué dans le Sud pour au moins six semaines. Tous les rendez-vous chez le Notaire sont annulés. Ah, oui, vous l’ignorez, c’était pendant la « coupure » du blog… Ma belle-mère est morte (vous découvrirez ici la brave vieille que c’était) et j’aurais voulu me débarrasser au plus vite de formalités pénibles… Nous verrons ça plus tard !
Je ne sais pas pourquoi, mais j’étais à deux doigts de craquer. Quand Zig a pu enfin me parler (ma communication téléphonique a duré…), il m’a annoncé son échec. Je suis resté calme et tendre. Il n’avait certainement pas besoin que je l’enfonce davantage ! Mais ses yeux pétillants, de velours mais pétillants, m’ont alerté. Et puis il était trop heureux pour jouer très longtemps la comédie : il avait réussi. C’est dingue ! Ce garçon, si dur, si sûr de lui quand il s’agit d’affronter l’adversité, si courageux, si battant, est comme une midinette apeurée quand il s’agit de passer un examen ! Je réalisais qu’en fait, c’était la première fois qu’il se soumettait à l’appréciation d’autres personnes. (J’allais écrire « au jugement des autres », et j’ai trouvé l’expression mal venue. Les jugements, il sait ce que c’est ! Et dans ce cas, dans sa tête, c’est plutôt « cause toujours tu m’intéresse… », ou comme aimait dire Monique, « Je note ça sur une feuille de choux et j’en parle à mon cheval ! »)… Ce jeudi, un vulgaire permis de conduire lui a permis d’être reconnu « apte », pour la première fois…
Vous ne savez plus où vous en êtes de votre ballade...
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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...
Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!
Clin d'oeil !
Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
Depuis le début : 19084
En ligne : Selon OB : 2
Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-deux ans.
Passion soudaine et prodigieusement agréable...
... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt deux ans qu'il ne me quitte que pour aller travailler !
Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...
Vieux ? Qui ose parler de vieux ?
Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.
J'ai de plus en plus peur. Je sais, je suis totalement ridicule de trouver ceci un peu trop.
"Le marié est-il trop beau ?"
Et puis, quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable, ne sera pas facile.
Pourtant. C'est inéluctable. 24/67, ratio incontournable. Je verrai.
J'imagine encore que je saurai être digne.