Vendredi 29 octobre 2010 5 29 /10 /Oct /2010 22:56

 

Quel besoin ai-je eu de fanfaronner ? Pour excuse, je peux avancer que je ne parviens pas à ré entrer dans le blog. Je veux m’obliger à poster régulièrement, et au plus profond de moi, je n’en ai rien à foutre. Je suis là. Là où j’ai décidé d’aller, contre le cours du jeu, contre le cours du temps. Et je ne trouve pas ma place. Je ne trouve pas mes mots. Je ne trouve pas la raison d’être.

Il y a Momo. Adorable. Puéril et mature simultanément. J’ai envie de l’aider. J’ai envie d’être utile. Mais l’envie ne fait pas tout. Je ne pourrai jamais me battre efficacement contre l’administration française. L’administration sarkoziste. Encore des démarches vaines.

Il y a moi. Moi qui ne sais pas. Moi qui flotte et dérive en faisant semblant de tenir la barre d’une main de fer. Tu parles ! Hypocrite.

« Même pas honte ». J’en ai rigolé toute la journée. Ri jaune. Riz au curry. Ri dicule.

Je suis rongé par le remord et le sentiment de me renier. D’avoir les comportements que j’exècre. Tout dans la frime et les rodomontades. Pour me mentir. Pour cacher qu’il n’y a plus rien dans le slip.

Pour me cacher que je suis fini.

Ce serait pourtant si simple de tout terminer en beauté.

Hier, au retour d’une longue et belle promenade dans le Nord du pays, alors que nous rentrions par une autoroute déserte (presque), Momo m’a titillé pour tester les limites de la voiture. A 170 km/h, j’ai senti combien ce serait simple, tout simple. Un coup de volant brusque et, finies ses illusions françaises, finis mes états d’âme de pédé. Le rêve.

Toujours à grande vitesse, quelques kilomètres plus loin, soudain a surgit dans mes phares une vieille camionnette brinquebalante, à cheval sur les deux voies. Violent coup de frein, ré accélération pour passer entre le tacot et la barrière de sécurité. La voiture a une excellente tenue de route. Nous sommes rentrés sans encombre, tranquillement. C’eut été si simple. D’avoir un peu de courage. Hypocrite.

Il y a six mois, confronté à la douleur de ma solitude choisie, j’ai décidé que je n’avais plus à plaire à personne, que je ne voulais plus intéresser personne, et j’ai pris la décision de ne plus me raser. Pas de laisser pousser la barbe ! De ne plus me raser. Nuance. Aujourd’hui ma longue barbe blanche me vieillit d’au moins quinze ans, rebute ou intimide. J’en souffre. Hypocrite !

Quel éphèbe voudrait d’un câlin sous une couette avec le Père Noël ?

Même les gérontophiles fuient.

 

Voila. Dire ce qui martèle mon crane fait aussi partie des Carnets de Route, non ?

 1010280164

A part ça, la journée d’hier fut fort belle et la ballade agréable. Tunis – Béja – Tabarka – Jendouba et retour, à la fois la mer, la montagne(tte), sortir de la ville trop occidentalisée pour retrouver un mode de vie plus grégaire. Repas de luxe en regardant la mer. Visite du fort qui est  en fait une demeure génoise. Beau point de vue.

 

 

 

1010280161   1010280110    1010280190    1010280189

Aujourd’hui, démarches administratives. Retour dans la folie de la circulation tunisienne. Quand je dis « folie », j’entends pour un occidental ! Surprenant. Ici le code de la route n’est qu’une règle du jeu, qui comme toutes les règles, est faite pour être narguée et permettre de tricher ! A ce point, je dis : inouï !

Un feu rouge ? C’est juste pour montrer que l’on est plus malin et que l’on passera en force ! Déboiter d’un stationnement ? Ceux qui arrivent n’ont qu’à faire attention ! Les trottoirs ? Mais non ! Ils ne sont pas fait pour les piétons qui circulent beaucoup mieux au milieu de la route ! La priorité à droite ? Ridicule ! C’est le plus malin et le plus rapide qui passe. Les autres attendent. Un arrêt de bus au bord d’une voie rapide ? Les passagers débouchent de tous les côtés et traversent sans complexe une 4 voies, en enjambant l’armature bétonnée centrale !

Intérêt de faire gaffe ! Les limitations de vitesse se font tout naturellement, je vous le garantie ! Il faut être en permanence sur le qui-vive, et toujours maître de son véhicule ! Mais le plus étrange, c’est que je n’ai pour ainsi dire pas vu de tôle froissée. Les tunisiens de Tunis aiment les belles voitures, et selon leurs moyens s’offrent les tous nouveaux modèles. On me disait qu’ici, la mode comprend les bagnoles, et il serait tout aussi ringard d’avoir une quelconque trottinette que d’arborer une montre Casio (Chuttt… C’est mon cas !)

Hé bien, ils y tiennent trop à leur vitrine sur roues ! Alors on se frôle, mais on ne se touche pas ! Marrant ! Je serais assez curieux de comparer les statistiques d’accident de Paris et de Tunis !

Publié dans : Carnets de route
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Retour à l'accueil

Retour à l'accueil

Vous ne savez plus où vous en êtes de votre ballade...

Pour un retour en 1ère page de l'accueil,

Cliquez sur la bannière ou bien

ICI   

 

Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...

Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!

1011170025m

Clin d'oeil !

 

Bonjour...

    Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...

     

Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
      1er Février 2012
Je suis de retour dans le Royaume depuis un mois.    
      J'ai entrepris les démarches pour obtenir le statut de résident étranger au Maroc.
      Je ne peux plus me cacher derrière mon petit doigt : C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Je ne veux plus me torturer. Dans quelques mois peut-être, lorsque la France sera redevenue une République ouverte et démocratique...
. Pour l'instant je veux vivre. Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, ici, maintenant.    
Je baigne dedans.    
       
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
 
       
 En tête de colonne, vous trouverez le sommaire des archives.

 

Visiteur

tumblr hit counter

Depuis le début :  21921 

En ligne : Selon OB :  7 

Qui je suis

  • Boby
  • Les petites histoires de Boby
  • Homme
  • 29/04/1945
  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, je redécouvre l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune !

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-trois ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt un an qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

Et si, là, se trouvait la raison raisonnable ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

Quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. Je verrai.

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés