Quel besoin ai-je eu de fanfaronner ? Pour excuse, je peux avancer que je ne parviens pas à ré entrer dans le blog. Je veux m’obliger à poster régulièrement, et au plus profond de moi, je n’en ai rien à foutre. Je suis là. Là où j’ai décidé d’aller, contre le cours du jeu, contre le cours du temps. Et je ne trouve pas ma place. Je ne trouve pas mes mots. Je ne trouve pas la raison d’être.
Il y a Momo. Adorable. Puéril et mature simultanément. J’ai envie de l’aider. J’ai envie d’être utile. Mais l’envie ne fait pas tout. Je ne pourrai jamais me battre efficacement contre l’administration française. L’administration sarkoziste. Encore des démarches vaines.
Il y a moi. Moi qui ne sais pas. Moi qui flotte et dérive en faisant semblant de tenir la barre d’une main de fer. Tu parles ! Hypocrite.
« Même pas honte ». J’en ai rigolé toute la journée. Ri jaune. Riz au curry. Ri dicule.
Je suis rongé par le remord et le sentiment de me renier. D’avoir les comportements que j’exècre. Tout dans la frime et les rodomontades. Pour me mentir. Pour cacher qu’il n’y a plus rien dans le slip.
Pour me cacher que je suis fini.
Ce serait pourtant si simple de tout terminer en beauté.
Hier, au retour d’une longue et belle promenade dans le Nord du pays, alors que nous rentrions par une autoroute déserte (presque), Momo m’a titillé pour tester les limites de la voiture. A 170 km/h, j’ai senti combien ce serait simple, tout simple. Un coup de volant brusque et, finies ses illusions françaises, finis mes états d’âme de pédé. Le rêve.
Toujours à grande vitesse, quelques kilomètres plus loin, soudain a surgit dans mes phares une vieille camionnette brinquebalante, à cheval sur les deux voies. Violent coup de frein, ré accélération pour passer entre le tacot et la barrière de sécurité. La voiture a une excellente tenue de route. Nous sommes rentrés sans encombre, tranquillement. C’eut été si simple. D’avoir un peu de courage. Hypocrite.
Il y a six mois, confronté à la douleur de ma solitude choisie, j’ai décidé que je n’avais plus à plaire à personne, que je ne voulais plus intéresser personne, et j’ai pris la décision de ne plus me raser. Pas de laisser pousser la barbe ! De ne plus me raser. Nuance. Aujourd’hui ma longue barbe blanche me vieillit d’au moins quinze ans, rebute ou intimide. J’en souffre. Hypocrite !
Quel éphèbe voudrait d’un câlin sous une couette avec le Père Noël ?
Même les gérontophiles fuient.
Voila. Dire ce qui martèle mon crane fait aussi partie des Carnets de Route, non ?
A part ça, la journée d’hier fut fort belle et la ballade agréable. Tunis – Béja – Tabarka – Jendouba et retour, à la fois la mer, la montagne(tte), sortir de la ville trop occidentalisée pour retrouver un mode de vie plus grégaire. Repas de luxe en regardant la mer. Visite du fort qui est en fait une demeure génoise. Beau point de vue.
Aujourd’hui, démarches administratives. Retour dans la folie de la circulation tunisienne. Quand je dis « folie », j’entends pour un occidental ! Surprenant. Ici le code de la route n’est qu’une règle du jeu, qui comme toutes les règles, est faite pour être narguée et permettre de tricher ! A ce point, je dis : inouï !
Un feu rouge ? C’est juste pour montrer que l’on est plus malin et que l’on passera en force ! Déboiter d’un stationnement ? Ceux qui arrivent n’ont qu’à faire attention ! Les trottoirs ? Mais non ! Ils ne sont pas fait pour les piétons qui circulent beaucoup mieux au milieu de la route ! La priorité à droite ? Ridicule ! C’est le plus malin et le plus rapide qui passe. Les autres attendent. Un arrêt de bus au bord d’une voie rapide ? Les passagers débouchent de tous les côtés et traversent sans complexe une 4 voies, en enjambant l’armature bétonnée centrale !
Intérêt de faire gaffe ! Les limitations de vitesse se font tout naturellement, je vous le garantie ! Il faut être en permanence sur le qui-vive, et toujours maître de son véhicule ! Mais le plus étrange, c’est que je n’ai pour ainsi dire pas vu de tôle froissée. Les tunisiens de Tunis aiment les belles voitures, et selon leurs moyens s’offrent les tous nouveaux modèles. On me disait qu’ici, la mode comprend les bagnoles, et il serait tout aussi ringard d’avoir une quelconque trottinette que d’arborer une montre Casio (Chuttt… C’est mon cas !)
Hé bien, ils y tiennent trop à leur vitrine sur roues ! Alors on se frôle, mais on ne se touche pas ! Marrant ! Je serais assez curieux de comparer les statistiques d’accident de Paris et de Tunis !
Vous ne savez plus où vous en êtes de votre ballade...
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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...
Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!
Clin d'oeil !
Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
Depuis le début : 21921
En ligne : Selon OB : 7
Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-trois ans.
Passion soudaine et prodigieusement agréable...
... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt un an qu'il ne me quitte que pour aller travailler !
Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...
Vieux ? Qui ose parler de vieux ?
Et si, là, se trouvait la raison raisonnable ?
Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.
Quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable, ne sera pas facile.
Pourtant. Je verrai.