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Dimanche 7 août 2011 7 07 /08 /Août /2011 10:15

 

Non, vraiment rien ne peut justifier mon acharnement à prétendre confondre ce clavier et une plume d’oie. Rien. Il y a deux jours, je faisais en voiture une promenade creuse et automatique dans les rues d’Arles. Toit ouvert, radio allumée, je m’interdisais de penser. J’essayais simplement d’accélérer la pendule. Comme si…

 

La radio diffusait une émission culturelle : je suis toujours aussi peu réceptif à la variété.

Un animateur de radio à la voix impeccablement calibrée lisait des textes et des poèmes. J’ai toujours admiré ces types et ces femmes à l’élocution impeccable, aux accents toniques exactement posés, aux intonations pilepoil mesurées. En soulignant par contraste les borborygmes que j’émets habituellement ils encouragent mon écoute. Ce qu’il lisait m’apparaissait d’une limpidité merveilleuse, d’une simplicité lumineuse, d’une justesse apaisante.

 

« Et pourquoi je ne m’essaierais pas, moi, à écrire des petites choses comme ça, toute simples ? »

 

Cache01J’avais donc oublié ma ridicule tentative avortée « d’écriture » ?…

C’est du négationnisme, ça ! Passible des tribunaux !

 

Nier ce que l’on est, rêver d’être ce que l’on ne peut être, se mentir, s’illusionner. Je connais : une souffrance me parle, et je refuse de l’entendre.  Que viennent fiche ces mécanismes dans la période euphorique que je traverse ? Euphorique ? Euphorique, vraiment ?

 

Dans les bras de Chérubin j’oubliais la réalité, j’oubliais qui je suis. La distance me rafraîchit la mémoire. La distance me fait mesurer l’inaccessibilité. Y a-t-il vraiment un fossé insurmontable ? Je souffre avec justesse ou bien me complais-je à m’écouter gémir ? Chaque jour, avec une émouvante sincérité, Chérubin me dit combien, pour lui, le temps est également effroyablement long.

 

Flagrant délit : j’écris pour démêler les choses et mes sentiments !

 

Écrire. Mettre des mots sur une blessure pour ne pas la traumatiser davantage ?

Écrire. Traduire en poème une blessure pour faire du bien aux autres ?

Écrire. Pour croire que l’on est, puisque l’on dit ?

Écrire. Une hypocrisie ?

 

Peut-être bien, écrire pour tenir. Tout simplement.

Publié dans : De l'écriture
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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...

Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!

1011170025m

Clin d'oeil !

 

Bonjour...

    Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...

     

Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
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 Juillet 2012        
      J'ai obtenu le statut de résident étranger au Maroc.
            C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Seulement, il y avait ce satané véhicule ! Je n'ai plus le droit d'avoir mon jouet décapotable français. Je suis rentré en France pour essayer de le vendre afin de racheter un petit véhicule au Maroc. Seulement voila. En période de crise, ce genre de véhicule ne se vend pas ! Ou bien les acquéreurs potentiels n'osent pas investir dans de la fantaisie, ou bien ils ont les moyens d'acheter le même véhicule neuf...
Bref... Je n'ai eu d'autre solution que de racheter moi-même le cabriolet, au prix fort (plus de 22 000 €uros, soit 5000 €uros de plus que l'estimation communément admise. Se rajoutent les frais de douane ("Mise en circulation" au Maroc), environ 11 000 €uros, l'assurance marocaine (l'ancienne assurance ne peut avoir cours à l'étranger), couverture à payer en une fois annuelle (environ 1000 €) Plus... Plus...
Bref... Je suis plus pressé qu'un citron... Mais je suis près de lui.
. Je veux vivre par et pour lui.  Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, maintenant. Tout de suite.   
       
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
 
       
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Qui je suis

  • Boby
  • Les petites histoires de Boby
  • Homme
  • 29/04/1945
  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, j'ai redécouvert l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune ! C'est lui qui m'a choisi, et je n'ai pas su dire non...

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-deux ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt deux ans qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

J'ai de plus en plus peur. Je sais, je suis totalement ridicule de trouver ceci un peu trop.

"Le marié est-il trop beau ?"

Et puis, quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. C'est inéluctable. 24/67, ratio incontournable. Je verrai.

J'imagine encore que je saurai être digne.

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