C’était inévitable. Je faisais mon petit bonhomme de chemin de touriste, et je me disais ; « Tiens, là ; faudra que j’en fasse un billet : » Et vlan. Pas le temps. L’envie d’essayer d’aller au-delà d’une carte postale, et finalement, par manque de temps, rien. Je n’arrive pas à ré entrer dans ce blog. Et je sais bien que les rares membres du maigre trafic de cette adresse qui viendraient à s’attarder sur la page d’accueil n’en ont rien à fiche de mes diapositives ! Assommant, les diapositives.
Et je ne peux même pas parler Q pour attirer le chaland. A supposer que j’en aie envie.
Pourtant je ne reste pas sans rien faire. J’ai vu de belles choses. Déçu par Carthage, enthousiasmé par le Musée du Bardo. La vie nocturne du Tunis branché. Des biquets
beaux et sensuels qui n’espèrent qu’un billet de vingt dinars (Dix €uros) pour se mettre totalement à votre disposition. Ben, non, justement pas. Je ne lésine pas sur les grands sourires et ne
cherche qu’à engager la conversation. Ben, non, justement ces mômes ne
baragouinent que très mal le français. La classe aisée et intellectuelle manipule avec une aisance remarquable notre langue. Mais les petits miséreux qui préfèrent se mettre à
genoux pour gagner autant qu’en une grosse journée de labeur dans le bâtiment, eux, n’ont pas appris le français dans leurs courtes études, quand ils en ont fait…
Pourtant, ce relatif pessimisme ne me donnait pas envie de m’éloigner de la capitale. Je voulais comprendre, connaître. Je rayonnais donc pour des virées d’une journée. J’histoire d’avoir un appartement y étant aussi pour quelque chose. J’ai donc repoussé dans les derniers jours l’escapade un peu plus longue que j’avais programmée…
C’était inévitable. C’est quand j’ai commencé à me sentir bien que tout s’est précipité, et… Dur, dur, de réaliser que c’est dans quelques heures que je pars.
J’avais prévu un circuit assez court visant essentiellement Sousse, ville balnéaire que l’on m’avait fortement conseillé, et Kairouan, quatrième ville Sainte de l’Islam, et
surtout dans les terres : je voulais voir un peu le vrai pays…
Momo m’accompagnait en traînant les pieds. J’avais exigé que nous soyons seuls, pas de copain ni de cousin… Il n’aime pas être seul : c’est une bête éminemment sociale… Alors que nous nous promenions sur le front de mer, je repérais un garçon magnifique. J’avais le souffle coupé. Momo l’a-t-il perçu, ou était-il las de notre tête à tête ? Il a engagé une discussion à bâtons rompus avec ce garçon et… Bref…Nizar ne dit que quelques mots de français, dommage, car il aurait tout pour être un guide remarquable. Le courant est passé, en premier lieu avec Momo, et de fil en aiguille, nous ne nous sommes plus quittés. Il nous a trouvé un hôtel pas cher du tout, des restos à la cuisine excellente et abondante, il est de la région de Kairouan et nous a fait découvrir le pays par l’intérieur…
Je suis scotché. Sévère. Ce soir, nous avons raccompagné Momo chez lui, je voulais saluer une dernière fois ses parents. Nizar ne m’a pas lâché, il est là avec moi dans l’appartement ? nous avons passé la soirée à regarder et imprimer des photos… Tendresse et sourire craquant. Les photos que je lui donne font pétiller ses yeux.
Il m’a pris en photo, parce qu’il en voulait aussi une de moi. Le père Noël obèse. Justement, j’avais mis un polo rouge… Sûr, je vais pleurer demain. Mais cela est bien comme ça.
Point trop n’en faut. Je n’ose imaginer ce qui aurait pu arriver si je l’avais rencontré au début de mon séjour… Il est tellement pur et innocent !
J’ai un travail fou ! Tous mes bagages à faire, et l’appart à laisser présentable. Mais je ne voulais pas partir sans poster un billet : je ne sais pas de quoi seront faits les quatre jours de ma traversée de l’Algérie. Aurai-je la possibilité et le temps de me connecter au Web ?
Au plus tard, je referai un petit coucou lorsque je serai installé à Fès.
Vous ne savez plus où vous en êtes de votre ballade...
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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...
Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!
Clin d'oeil !
Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
Depuis le début : 22187
En ligne : Selon OB : 7
Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-trois ans.
Passion soudaine et prodigieusement agréable...
... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt un an qu'il ne me quitte que pour aller travailler !
Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...
Vieux ? Qui ose parler de vieux ?
Et si, là, se trouvait la raison raisonnable ?
Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.
Quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable, ne sera pas facile.
Pourtant. Je verrai.