Quantcast
Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 13:28

Quelle honte ! Ils ne veulent pas me laisser repartir ! J’ai été refoulé à la frontière ! Retour à Fès !

Je plaisante, bien entendu. « Smiley », comme me dit Chérubin lorsque je fais semblant de me fâcher à l’une de ses vannes…

Tout est de ma faute, bien entendu. J’avais bien vu le « nota bene » sur ma fiche d’admission lors de mon entrée au Maroc : le visa est de trois mois. Mais rien, ni personne ne me l’a rappelé ou dit ce qu’il fallait faire. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir rencontré des autorités !

Alors, lorsque je me suis présenté à l’enregistrement au départ du bateau, la police marocaine a refusé de me laisser passer : j’avais quelque peu dépassé la durée du visa… Six mois au lieu de trois ! Comme me l’ont dit les autorités, ce n’est pas une broutille ! Pour quelques jours, voire une semaine ou deux, ils auraient fermé les yeux. Mais là ! Qu’avais-je pu faire pendant cette si longue période ? Du tourisme ? Peu crédible, selon eux !...

Il ne me restait plus qu’à faire demi-tour et aller me présenter aux autorités de Fès, comme j’aurais dû le faire il y a trois mois. Mais c’est le week-end ! Ce sera difficile le prendre un bateau lundi !

Après moult courbettes, mea culpa, excuses multiples et contrites auprès des « autorités » de permanence, je vais peut-être avoir le laissez-passer à temps, cette après-midi. Ceci m’a quand même valu d’attendre près de trois heures dans la canicule d’un bureau sans climatisation, en compagnie de « sans papiers »… Si, si, il y en a aussi, ici, au cœur du Maroc…

 

J’aurais dû me douter, être alerté par certains signes…

Lorsque je suis allé à la teinturerie rechercher ma dernière série de draps, j’ai annoncé mon départ pour la France, et la patronne m’a dit « Inch’Allah » ! J’ai joué mon mécréant cabotin : « Laa ! Inch’ana »

Soit dans mon mauvais arabe : « Noon ! Si moi, je le veux ! »

Elle a rit : « Et si vous tombez malade ? Et si votre voiture tombe en panne ? Et si le bateau est annulé ? »

Et moi, toujours autant prétentieux : « Je partirai avec 41° de fièvre ! J’irai à pied ! Je rentrerai à la nage ! »

Inch’Allah !

La veille du départ, le vendredi, nous devions manger un dernier couscous en famille, au jardin. Vers 10h00, coup de téléphone autoritaire du « Papé » : « Venez tout de suite ! J’ai besoin d’un interprète ! »

(Soit dit en passant, je me marre : Chérubin s’accroche à l’idée que ses parents ne pensent pas qu’il vit avec moi… Mais le Papé l’appelle le matin pour « nous » demander de venir immédiatement… Lol !)

1107150008 Nous nous sommes donc précipités au jardin, pour trouver le Papé en compagnie d’un jeune couple charmant, lui originaire de Nouvelle Zélande (Vingt Dieux, ces yeux verts !), elle anglaise, adorable. Ils se promenaient à pied, un peu perdus, autour du jardin. Le Papé les a invités à venir se désaltérer. Mais leur baragouinage réciproque était limité. Boby, au secours ! Absolument charmants ces jeunes, mais ne prononçant pas dix mots de français ! Et l’anglais et moi… Enfin, bref !

 

Résultat, cette dernière journée, que j’espérais en tête-à-tête avec mon Chérubin après le couscous, a été consacrée à balader ces touristes, quelque peu déstabilisés de se retrouver ainsi invités autour d’un couscous familial, deux heures après leur rencontre ! Je dois être honnête : j’ai eu un plaisir fou à leur montrer les coins que j’aime, ceux qui m’arrachent les larmes des yeux. La canicule nous a également poussés à aller faire un plongeon dans une petite piscine publique. Belle journée qui m’a empêché de penser à l’échéance imminente. Mais j’aurais dû me douter…

1107150011

Ceci ne ressemblait pas à une fin de séjour…

Publié dans : Carnets de route
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Retour à l'accueil

Vous ne savez plus où vous en êtes de votre ballade...

Pour un retour en 1ère page de l'accueil,

Cliquez sur la bannière ou bien

ICI   

 

Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...

Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!

1011170025m

Clin d'oeil !

 

Bonjour...

    Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...

     

Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!        
 Juillet 2012        
      J'ai obtenu le statut de résident étranger au Maroc.
            C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Seulement, il y avait ce satané véhicule ! Je n'ai plus le droit d'avoir mon jouet décapotable français. Je suis rentré en France pour essayer de le vendre afin de racheter un petit véhicule au Maroc. Seulement voila. En période de crise, ce genre de véhicule ne se vend pas ! Ou bien les acquéreurs potentiels n'osent pas investir dans de la fantaisie, ou bien ils ont les moyens d'acheter le même véhicule neuf...
Bref... Je n'ai eu d'autre solution que de racheter moi-même le cabriolet, au prix fort (plus de 22 000 €uros, soit 5000 €uros de plus que l'estimation communément admise. Se rajoutent les frais de douane ("Mise en circulation" au Maroc), environ 11 000 €uros, l'assurance marocaine (l'ancienne assurance ne peut avoir cours à l'étranger), couverture à payer en une fois annuelle (environ 1000 €) Plus... Plus...
Bref... Je suis plus pressé qu'un citron... Mais je suis près de lui.
. Je veux vivre par et pour lui.  Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, maintenant. Tout de suite.   
       
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
 
       
 En tête de colonne, vous trouverez le sommaire des archives.

 

Visiteur

tumblr hit counter

Depuis le début :  35765 

En ligne : Selon OB :  4 

Qui je suis

  • Boby
  • Les petites histoires de Boby
  • Homme
  • 29/04/1945
  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, j'ai redécouvert l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune ! C'est lui qui m'a choisi, et je n'ai pas su dire non...

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-deux ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt deux ans qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

J'ai de plus en plus peur. Je sais, je suis totalement ridicule de trouver ceci un peu trop.

"Le marié est-il trop beau ?"

Et puis, quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. C'est inéluctable. 24/67, ratio incontournable. Je verrai.

J'imagine encore que je saurai être digne.

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés