Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 19:16

 

3 636ème dessous. Si, si, ça existe ce sous-sol là ! Je vais régulièrement m’y promener. Lorsque cela arrive après avoir effleuré le 7ème ciel, je reconnais que c’est parfois difficile. Mais bon, on se fait à tout, y compris à ce genre de grand écart.

Après le week-end dernier, que je qualifierai de réconciliation, la semaine se présentait sous les meilleurs augures. J’étais prêt à accorder le Bon Dieu sans confession à quiconque en ferait la demande : optimisme indéfectible.

Qu’importe que les intempéries renvoient à plus tard l’épreuve du permis de conduire de Zig ! L’entretien avec le JAP, même si cela ne fait pas partie de mes loisirs préférés, s’est très bien déroulé. Tout au long de ces journées, Zig a fait preuve d’une dynamique positive. J’en ai oublié que parfois il me donne quelques soucis…

Vendredi, j’ai été réveillé par des gémissements familiers dans la pièce voisine… La première heure de cours de la belle avait sauté pour une raison quelconque, et se trouvait remplacée par une sauterie pas quelconque du tout. Après cette excellente entrée en matière qui m’a mis tout autant de bonne humeur qu’eux deux, non seulement Zig a entrepris de concrétiser quelques projets endormis dans les cartons, mais il m’a mené tambour battant. J’ai dû le conduire ici, ailleurs…Réaliser tel document, établir avec lui telle et telle stratégie. A un moment, je patientais dans la voiture pendant un entretien d’embauche, (Ah ! Les attentes ! Dire que je ne supportais pas d’attendre deux minutes ! Autrefois.). Je mesurais alors combien IL remplissait ma vie. Pourquoi cette dernière devenait supportable : je n’avais ni le temps ni le loisir de penser à moi.

Et puis, à l’occasion de l’un de nos déplacements, nous avons croisé Sa., le copain trublion. Le complice de tous les coups fourrés. L’initiateur –ou non- de toutes les grosses conneries.

J’ai frémi. « Tiens, il est revenu par ici, lui ? »…

Zig n’a pas relevé. Mais en fin de matinée, il m’a demandé si Sa. Pouvait manger avec nous, et se joindre à notre déplacement sur Nîmes… Visiblement, ils s’étaient téléphonés.




A la seconde, j’ai su que je faisais une connerie en acceptant. J’ai Bouteille02.jpg instantanément eu peur, mais je redoutais encore plus de briser sa belle dynamique. Par lâcheté ou incompétence, j’ouvrais moi-même la jarre de Pandore. Lorsque nous sommes retournés chercher le copain en ville, celui-ci est monté dans la voiture avec un sac au cliquetis caractéristique : il s’était équipé de canettes de bière. J’ai râlé, incapable de m’y opposer.

J’avais pourtant juré mes Grands Dieux qu’il ne rentrerait plus d’alcool dans la maison !

Ce que je redoutais était bien en dessous de la réalité.

A un moment, dans Nîmes, je les ai perdus de vue, et lorsque je les ai retrouvés, une bouteille d’alcool était venue compléter l’équipement de base. Ils étaient déjà ingérables. Ils n’ont pas voulu rentrer avec moi à la maison. Je les ai abandonnés, m’imaginant qu’ils m’appelleraient au secours lorsqu’ils en auraient marre…

                    ... Coincé  ?

Nous sommes lundi soir, Zig n’est toujours pas rentré.

Douloureux.

Mais surtout désespérant ! Pourquoi, Bon Sang de Bonsoir, (j’ai envisagé quelques jurons : « Putain de Bordel de Merde », « Nom de Dieu », « Cree Vingt Dieux la Marie », j’en passe…, mais j’ai considéré ce soir que je devais rester civilisé…), pourquoi, donc, ai-je cette relation si difficile avec l’alcool ?

Mes enfants en ont tenu compte : avec eux je n’ai jamais eu à me confronter à ce problème. Mais, que ce soit en tant qu’éducateur ou formateur, dans le cadre familial ou à titre personnel, je n’ai jamais su faire face aux dérapages alcoolisés.

Je ne parle pas là d’alcoolisme avéré. C’est une maladie, et je sais bien que seule l’aide d’un professionnel peut avoir quelque efficacité. Mais la mode des bitures ! La gloriole de la « teuf » avec défonce totale, preuve d’une virilité indiscutable…(Quoique… En Angleterre les filles ne sont pas les dernières dans ce genre de trip !)  Là, je me sens totalement démuni. Et je sais bien que mon attitude, à la limite du puritanisme ne m’aide en rien. Je ne bois ni vin, ni bière, ni alcool. A la rigueur un apéritif pour une occasion exceptionnelle. J’ai parfois eu des remarques –aimables- : certains pensent que je suis un alcoolique repenti, seule explication acceptable de mon ascétisme… Quand je dis qu’à soixante-cinq ans, je n’ai jamais été ivre, les gens me regardent très dubitatifs…

Sauf hier, le bel éphèbe conquête du jour, dont je ne vous dévoile qu’une parcelle du cou, (Hé ! Faut pas croire ! Je ne vais pas me laisser abattre ! Mais j’y reviendrai…) me disait admiratif, dans son mauvais français : « Ti fumes pas, ti bois pas, ti serais un bon musulman ! »

Faut voir… Je fume pas, je bois pas, mais je baise…

Hier aussi, j’en parlais avec un vieux ( !?!! Rhôôô) copain de blog. Il a conclu : « Eux-mêmes le reconnaissent : les arabes ne savent pas boire ! » Je ne sais pas si c’est culturel ou ethnique. Ce qui est sûr c’est qu’avec Zig face à l’alcool, je suis perdu, déboussolé. Dernièrement, je lui ai envoyé un SMS lui disant qu’il était alcoolique et que nous ne nous en sortirions pas s’il ne se faisait pas soigner. Mais je n’en suis pas du tout sûr ! Il n’a pas de réelle dépendance. Il peut rester plusieurs jours, voire quelques semaines sans boire, ou en restant dans des quantités raisonnables. Et puis, brutalement, le cycle se met en place : quelques bouteilles de bière, suivies d’une bouteille d’alcool fort, Whisky ou Vodka, puis… plus si affinités… Et c’est fichu. Pendant ces quelques mois, je ne l’ai vu que très exceptionnellement ivre. Il n’a pas l’alcool mauvais, et il garde une parfaite maîtrise de son apparence. Mais il perd toute inhibition : rien ne lui fait peur, rien ne peut lui arriver, il maîtrise super bien la situation… Et c’est là que les pires conneries arrivent.



Masque02.jpg

Se libérer. Justement perdre toute inhibition. Là sans doute est la clef. Mais pourquoi, Grands Dieux, alors que je le vois plein de charme, séduire qui il veut, quand il veut ? J’ai l’impression que tout le monde l’aime, ne peut que l’aimer. Même le JAP m’a semblé beaucoup moins sévère qu’il n’aurait dû l’être !

Pourquoi Zig ? Je sais, j’en suis sûr, que tu vas souffrir et être malheureux de m’avoir fait souffrir, de nous avoir, une nouvelle fois, rendus tristes et endoloris. Dimanche nous devions aller chez tes parents. Toute ta famille était mobilisée à ta recherche. Et moi, je restais replié sur moi-même…

Replié, replié, faut pas exagérer ! Pour une fois que j’étais seul à la maison, fallait bien que j’en profite un peu !


                 ... Se cacher ?

Publié dans : Un amour improbable
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La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
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      1er Février 2012
Je suis de retour dans le Royaume depuis un mois.    
      J'ai entrepris les démarches pour obtenir le statut de résident étranger au Maroc.
      Je ne peux plus me cacher derrière mon petit doigt : C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Je ne veux plus me torturer. Dans quelques mois peut-être, lorsque la France sera redevenue une République ouverte et démocratique...
. Pour l'instant je veux vivre. Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, ici, maintenant.    
Je baigne dedans.    
       
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Qui je suis

  • Boby
  • Les petites histoires de Boby
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  • 29/04/1945
  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, je redécouvre l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune !

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-trois ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt un an qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

Et si, là, se trouvait la raison raisonnable ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

Quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. Je verrai.

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