17 Mai = journée contre l'homophobie
Les scientifiques américains réfléchissent... Et réinventent l'eau chaude !! Je suis sévère ! Simplement, nous, pauvres pédés, avons maintes fois eu l'occasion de le vérifier sur le
terrain...!!
J'ai pas résisté !
Cliquez pour aller lire quelques perles !!!

Humour. Belge ? Seulement ?...
Merci "The Estetic of senses".

Un court métrage comme j'aimerais en rencontrer plus souvent.
Merci GayClic.
Tout est dit. Simplement !
ooOoo
Humour. Toujours. La découverte d'un nouveau blog sympa. Frais...

Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...
Ensuite, au fil des jours, j'ai continué à éditer des billets d'humeur. Sans véritable chronologie.
Aujourd'hui, ce blog redevient un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'a plus guère d'importance.
Quand même, pour une meilleure compréhension,
pour ceux qui découvrent ce Blog...Mieux vaut suivre un ordre chronologique.
(En tête de colonne, vous trouverez le sommaire des archives...)
L'accès aux commentaires est définitivement supprimé. Reste :
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Dans sa première version ce blog a rencontré :
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Depuis trois jours je suis incapable d’écrire un mot. J’avais mis la date. Point. Vidé. Une colère sourde à laquelle je ne suis pas habitué. Difficile à analyser. J’attendais. Hier soir, WajDi m’a rejoint sur MSN, nous avons un peu échangé. Il n’était visiblement pas plus dispo que moi. Mais ça m’a fait un bien fou. J’étais apaisé... Il m’a annoncé un nouveau billet :
" mon prochain article va te plaire j'crois
ca va t'aider a comprendre des trucs peut etre "
Je viens de lire l’article en question... Et je voudrais le commenter. Ici.
Mais d’abord quelques mots quand même sur mon couple. Pour ceux qui y portent un quelconque intérêt. Nous avions rendez-vous mardi avec le spécialiste cancéro qui suit ma femme. Après ces quelques jours de vacances disons, loupées, elle allait un peu mieux, ayant retrouvé ses marques et tous ses médicaments. Mais l’ambiance était morose. Elle attendait que je parle. Et je ne voulais rien dire...
L’entretien a été lourd, difficile. Finalement elle a accepté la chimiothérapie expérimentale, par voie orale. Elle devait commencer le traitement aujourd’hui. Je viens de vérifier. Elle ne l’a pas fait... Depuis cette visite, la vie est encore plus difficile. D’évidence, elle m’en veut de l’avoir obligée à prendre la décision seule. Nous avons beaucoup parlé depuis quelques semaines. J’ai essayé de lui expliquer ma position. C’est elle qui doit choisir. Pour elle, et seulement pour elle. Moi, je ne suis qu’un " accompagnateur "... Bref, j’y reviendrai, je pense, lorsque j’aurai su faire face à la nouvelle situation, et lorsque nous aurons dépassé le blocage actuel.
J’ai donc lu ton article, WajDi... Pour une fois, la première je pense depuis que je te connais, tu as beaucoup de faux. Pas tout. J’y reviendrai. Selon moi. Je ne suis qu’un lecteur comme les autres. Moins bien équipé intellectuellement que beaucoup d’autres. Alors je veux te donner ici mes sentiments. Qui ne valent que par ce que je suis. Pas plus...
D’abord, un bref rappel de la façon dont je t’ai rencontré. Ceci peut, peut-être, éclairer ce qui va suivre. Un matin j’ai trouvé l’un des rares commentaires de mon blog.
" J'ai lu quelques textes de ton blog et j'ai aussi des enfants. Je me suis reconnu dans certaines choses ; pas dans d'otres. J'ai eu l'impression ke tu culpabilises souvent. On est pas responsable de tout. Laisse aux autres le temps, même long, de faire leur vie.
allez j'vais pas te donner des conseils a l'age ke j'ai. "
Bien sûr, je suis vite allé jeter un œil sur ton blog. C’était ton article sur le racisme qui était en ligne... De gros frissons dans mon dos. Puis je réalisais que t’étais boxeur, que tu pratiquais la domination / soumission... J’ai eu envie de partir en courant. C’est pas possible, tout ce que je déteste. Sans réfléchir davantage. Tu m’as obligé à réfléchir. J’ai lu davantage, j’ai relu cet article si juste sur l’exclusion... J’ai laissé un commentaire, bien formel comme je sais les faire. Tu as répondu. Petit duel à fleuret moucheté. Tu es venu me parler sur MSN... Nous avons échangé quelques soirs. Toujours une communication forte, intense, où je me sentais fragilisé, où tu n’économisais pas les uppercuts... N’est-ce pas déjà un peu un combat, ça ?
Alors, ce dernier billet...
" mais j'crois sincèrement k'ya peu de PD dans les sports de combat. "
Brouche a répondu. Arguments historiques indiscutables. On pourrait en trouver bien d’autres... Pour ma part, dans la catégorie " combattants ", je pense aussi à Lawrence d’Arabie et au Maréchal Lyautey... Mais mon expérience personnelle est plus vaste... J’ai fréquenté en mon jeune temps (de célibataire...) un bar gay où les boxeurs étaient à l’honneur, très nombreux présents, pas seulement la photo " officielle " en tenue accrochée derrière le bar ; à commencer par l’amant " titulaire" du patron, et deux de mes rencontres... Chez qui j’oubliais vite la brute et rencontrais le tendre... Sur un autre registre, mais en restant dans les sportifs de haut niveau, J’ai un souvenir attendri de quelques internationaux de rugby. Mais ce sport n’est pas un vrai sport de combat ? Et dans les baraques, je pense au " bûcheron " à la carrure et à la musculature impressionnantes, dont je t’ai parlé un soir... Bref, comme effectivement mes regards sont plus attirés (outre la jeunesse) par le genre " hétéro dur et agressif " que par le genre (" fashion " vous dites les jeunes je crois), je pourrais prolonger cette liste de façon inconvenante... Sans parler des loubards prompts à la baston.
Par contre, l’exemple du gars venu s’inscrire est très juste et ton analyse est fine, là je te reconnais. Reste à savoir comment tu as fini l’entretien. Si tu l’as gentiment mais fermement renvoyé chez lui... Dommage. Si tu lui as parlé des combats de rue et des techniques d’autodéfense enseignées ailleurs, il reviendra peut-être un jour vous voir. Préparé.
" La beauté, elle est dans l'intérieur du corps. Sa capacité à combattre. "
Ouais... Comme tu aimes me répondre... Permets-moi de ne pas être totalement convaincu... Quasimodo, capable de soulever des montagnes, et à la beauté intérieure magnifique puisque Hugoesque, ben... Il ne m’aurait pas fait bander... Il y a quelques boxeurs actuellement connus, que j’aperçois de temps en temps à la télé, je les laisse sur leur ring... Je n’entrouvrirais pas ma porte de chambre !
J’ai eu l’occasion de récupérer des petits loubards bien amochés après une bagarre de rue. Ils étaient courageux, avaient des tripes, et étaient battants... Mais le résultat n’était pas beau à voir ! Pas beau du tout !
Ce qui est vrai, alors là, oui, c’est que chez un mec agréable, bourré de qualités, avec une force intérieure et une volonté farouche d’exister, en paix avec lui-même, les blessures peuvent être belles et émouvantes... Ce ne sont pas les coups reçus qui sont beaux. Mais ce que lui en fait. Comment il les assume. Comment il les porte : comme une scarification... J’ai souvenir d’une photo de boxeur aux pommettes tuméfiées, très gonflées. Le mec limite défiguré. Mais la photo était belle. Le mec était beau. Parce que l’on voyait d’abord ses yeux. Des yeux à la fois durs, volontaires, et doux... Profondément humains.
" Paske tendre je le suis déjà. De deux façons. L'une à travers les caresses, l'autre à travers le combat. "
Et ça y est... Nous voici repartis. Tendresse et virilité... Opposition entre gnon et chatouillis derrière l’oreille... Tu n'as pas dit. J’ai cru entendre. " Je suis un mec moi, monsieur ! Un vrai, un dur ! " Et merde. J’ai pour ainsi dire jamais filé de gnon à personne. En tous les cas, jamais filé de trempe... Je n'en aurais jamais été capable puisque sans expérience et sans entraînement. Mais j’ai toujours su me faire respecter sur un terrain de rugby, à la touche comme dans la mêlée... Pas besoin d’un œil au beurre noir pour ça. Les petits (grands !) loubards dont je parle dans un de mes commentaires, qui m’entouraient avec leurs chaînes de vélo à la main, avec la ferme intention de " casser du PD ", je les ai fait reculer... Sans les toucher. Simplement en ne m’échappant pas. En faisant face. En avançant. En ne baissant pas les yeux, et en parlant... WajDI... En parlant... C’est aussi une force intérieure, ça... Question de présence aussi... Non ?
Je m’exprime très mal, ou tu ne veux pas me comprendre ? La tendresse dont je parle, ce n’est pas une guimauve molasse qui colle aux doigts et provoque une sorte d’écœurement. Comme le dit un de tes commentateurs, " La tendresse n'est pas une faille, ce n'est pas quelque chose de miévreux ou de honteux ". Pour moi, c’est un élan vers l’autre. La prise en considération de l’autre. L’envie de rejoindre l’autre. De le toucher, de le sentir... Je n’ai jamais dit que tu n’étais pas tendre. Lorsque tu racontes ta dernière rencontre avec Cyprien, tu l’es. Tu vas vers lui, tu te fonds en lui. J’ai vu ta tête reposer sur ses omoplates pendant que tu l’accompagnais dans l’aboutissement de son plaisir... Je suis simplement en désaccord sur deux choses :
Mais après tout... A toi de voir... C’est ta vie.
" Vous êtes trop droles et trop mignons kan vous voulez ke j'devienne tendre. "
Moi, personnellement je ne veux rien ! J’exprime des sentiments, des interrogations, voire des souffrances. Quand je devine (à tord peut-être) une souffrance chez toi, niée, refusée, je voudrais t'aider à dépasser ça. Mais de quoi je me mêle, moi ?
" Sur un ring, ya pas ke cke vous voyez. Le public applaudit les coups, plus rarement les esquives et jamais le reste. "
Sans doute vrai. Je n’ai jamais été public. Je ne me permettrai pas de donner une quelconque opinion sur ton sport qui est aussi ta passion ! Alors là, c’est vraiment plus mon rayon ! Simplement je te crois volontiers, et j’en étais même convaincu avant de te rencontrer. Je me souviens de discussions avec ma femme que la violence insupporte totalement. S’il ne s’agissait que de force, de puissance et d’endurance, les jeux seraient différents. Et ce serait les plus avantagés physiquement qui l’emporteraient. Ce qui n’est pas le cas. Ok. Il en faut aussi entre les oreilles. Et c’est bien que des mecs comme toi le dise et le prouve...
" Je suis jamais tant heureux ke kan je fais découvrir à kelk'un ke celui d'en face est plus complexe ou plus intéressant k'il le pensait. "
Oh que oui, WajDi ! D’ailleurs, c’est un peu ce que je viens de dire, non ?
Mais... Il y a un mais, sinon pourquoi écrirais-je ? Là, en voulant faire court, il me semble que tu simplifies un peu trop... Enfin, hélas, " un peu " est une litote... Il y a des riches qui savent ce qu’est la vraie misère. Qui comprennent aussi et peut-être surtout les limites intellectuelles. Mais je ne connais pas de riche qui parvienne à comprendre la misère... Et surtout pas les milliardaires rouges ! Il y a des hétéros qui aiment et respectent les homos. Oui, bien sûr... Mais un hétéro macho ne peut pas découvrir et comprendre ce que vit un homo. Il ne le peut pas ! Sauf à se détruire lui-même. Car il balayerait d’un revers de manche les fondations sur lesquelles il est construit... Etc. ... Etc. ... Cette évolution dans tous les domaines (palestiniens et Israéliens, Musulmans et catholiques, aussi, bien sûr) prendra des décennies... Car c’est par l’éducation que les choses évolueront. En changeant, dès leur construction, les fondations.
" Mais pas la paix dans la fusion toute molle. "
Là, je me sens un peu visé. Car tu emploies souvent ce mot " fusion " à mon sujet... Pas plus tard qu’hier soir :
" j'trouve débile ton projet
mais ca m'etonne pas
t'es tellement dans la fusion "
Oui, je parle de fusion, de ce sentiment si violent que l’aboutissement ultime de cette rencontre humaine équivaudrait à la fusion en un seul être... L’accomplissement. Mais qui parle de fusion toute molle ? J’ai bien aimé la métaphore de Oh !91 dans un commentaire. Sauf qu’il se goure à mon avis dans sa conclusion. J’y reviendrai.
" j’observe le match que tu joues avec Boby. Lui ne t’a pas défié, il a tenté de t’approcher et tu l’as mis par terre. Il s’est relevé, tu l’y as aidé mais d’une poigne ferme, et là, il tente une nouvelle approche. Je le vois comme un cow-boy patient qui cherche à domestiquer un étalon sauvage. Il le caresse dans le sens du poil et lui chuchote à l’oreille, tandis que l’autre rechigne. "
L’étalon sauvage est fort, puissant, leader du groupe. Il refuse les approches du cavalier, puis les accepte difficilement. Non par peur. Mais par une crainte due à l’ignorance de ce que cela représente. Une fois " domptée ", la monture a-t-elle perdue de sa magnificence, de sa puissance, de sa force ? Je ne le crois pas. Simplement elle ne craint plus ces contacts sur son encolure et sur sa croupe. Et ce nouvel " être " créé par la fusion du cavalier et de l’étalon est même bien plus fort que l’animal seul. Par la confiance dans le jugement de l’homme il parviendra à sauter le précipice dans lequel, seul, il aurait pu tomber en freinant son allure au dernier moment... J’aime bien cette image. Sauf qu’elle peut faire penser à " la tête et les jambes ", ce qui est totalement hors de mon propos...
Effectivement, l’on pourrait penser que je cherche à t’amadouer, à t’apprivoiser... Mais encore faut-il ne pas avoir lu mon article précédent. Parce que, bien souvent, j’ai le sentiment que c’est toi qui domine... Tu es très fort, WajDi. Très. En fait, je pense que c’est la première fois que je te sens en faiblesse. Parce que tu as voulu généraliser à partir de ta passion, alors que, par petites touches, tu parles si bien de ton art. Je ne sais plus quel commentateur mettait des réserves sur ce mot. Moi, pas.
En revanche, là où Oh !91 se trompe complètement, (mais je pense qu’il n’est jamais venu ici et qu’il ne me connaît que sur ton blog), c’est que, dans la métaphore précédente, la monture (là, je n’ose plus l’étalon !) c’est plutôt moi... Et sans doute est-ce que toute ma vie j’ai attendu et espéré le cavalier qui ferait de nous deux un centaure de légende... Je n’ai jamais été dompté. J’ai toujours, par un paternalisme exacerbé, recherché le jeune à protéger... Peut-être me suis-je trompé. Aurais-je attendu un maître ?
Tiens, tu vois WajDi. Je veux te consacrer un billet, et je finis par parler de moi... Incurable...