Jeudi 12 juillet 2007 4 12 /07 /Juil /2007 17:22

Depuis trois jours je suis incapable d’écrire un mot. J’avais mis la date. Point. Vidé. Une colère sourde à laquelle je ne suis pas habitué. Difficile à analyser. J’attendais. Hier soir, WajDi m’a rejoint sur MSN, nous avons un peu échangé. Il n’était visiblement pas plus dispo que moi. Mais ça m’a fait un bien fou. J’étais apaisé... Il m’a annoncé un nouveau billet :

mon prochain article va te plaire j'crois

ca va t'aider a comprendre des trucs peut etre "

Je viens de lire l’article en question... Et je voudrais le commenter. Ici.

Mais d’abord quelques mots quand même sur mon couple. Pour ceux qui y portent un quelconque intérêt. Nous avions rendez-vous mardi avec le spécialiste cancéro qui suit ma femme. Après ces quelques jours de vacances disons, loupées, elle allait un peu mieux, ayant retrouvé ses marques et tous ses médicaments. Mais l’ambiance était morose. Elle attendait que je parle. Et je ne voulais rien dire...

L’entretien a été lourd, difficile. Finalement elle a accepté la chimiothérapie expérimentale, par voie orale. Elle devait commencer le traitement aujourd’hui. Je viens de vérifier. Elle ne l’a pas fait... Depuis cette visite, la vie est encore plus difficile. D’évidence, elle m’en veut de l’avoir obligée à prendre la décision seule. Nous avons beaucoup parlé depuis quelques semaines. J’ai essayé de lui expliquer ma position. C’est elle qui doit choisir. Pour elle, et seulement pour elle. Moi, je ne suis qu’un " accompagnateur "... Bref, j’y reviendrai, je pense, lorsque j’aurai su faire face à la nouvelle situation, et lorsque nous aurons dépassé le blocage actuel.

 

J’ai donc lu ton article, WajDi... Pour une fois, la première je pense depuis que je te connais, tu as beaucoup de faux. Pas tout. J’y reviendrai. Selon moi. Je ne suis qu’un lecteur comme les autres. Moins bien équipé intellectuellement que beaucoup d’autres. Alors je veux te donner ici mes sentiments. Qui ne valent que par ce que je suis. Pas plus...

D’abord, un bref rappel de la façon dont je t’ai rencontré. Ceci peut, peut-être, éclairer ce qui va suivre. Un matin j’ai trouvé l’un des rares commentaires de mon blog.

J'ai lu quelques textes de ton blog et j'ai aussi des enfants. Je me suis reconnu dans certaines choses ; pas dans d'otres. J'ai eu l'impression ke tu culpabilises souvent. On est pas responsable de tout. Laisse aux autres le temps, même long, de faire leur vie.
allez j'vais pas te donner des conseils a l'age ke j'ai. "

Bien sûr, je suis vite allé jeter un œil sur ton blog. C’était ton article sur le racisme qui était en ligne... De gros frissons dans mon dos. Puis je réalisais que t’étais boxeur, que tu pratiquais la domination / soumission... J’ai eu envie de partir en courant. C’est pas possible, tout ce que je déteste. Sans réfléchir davantage. Tu m’as obligé à réfléchir. J’ai lu davantage, j’ai relu cet article si juste sur l’exclusion... J’ai laissé un commentaire, bien formel comme je sais les faire. Tu as répondu. Petit duel à fleuret moucheté. Tu es venu me parler sur MSN... Nous avons échangé quelques soirs. Toujours une communication forte, intense, où je me sentais fragilisé, où tu n’économisais pas les uppercuts... N’est-ce pas déjà un peu un combat, ça ?

Alors, ce dernier billet...

" mais j'crois sincèrement k'ya peu de PD dans les sports de combat. "

Brouche a répondu. Arguments historiques indiscutables. On pourrait en trouver bien d’autres... Pour ma part, dans la catégorie " combattants ", je pense aussi à Lawrence d’Arabie et au Maréchal Lyautey... Mais mon expérience personnelle est plus vaste... J’ai fréquenté en mon jeune temps (de célibataire...) un bar gay où les boxeurs étaient à l’honneur, très nombreux présents, pas seulement la photo " officielle " en tenue accrochée derrière le bar ; à commencer par l’amant " titulaire" du patron, et deux de mes rencontres... Chez qui j’oubliais vite la brute et rencontrais le tendre... Sur un autre registre, mais en restant dans les sportifs de haut niveau, J’ai un souvenir attendri de quelques internationaux de rugby. Mais ce sport n’est pas un vrai sport de combat ? Et dans les baraques, je pense au " bûcheron " à la carrure et à la musculature impressionnantes, dont je t’ai parlé un soir... Bref, comme effectivement mes regards sont plus attirés (outre la jeunesse) par le genre " hétéro dur et agressif " que par le genre (" fashion " vous dites les jeunes je crois), je pourrais prolonger cette liste de façon inconvenante... Sans parler des loubards prompts à la baston.

Par contre, l’exemple du gars venu s’inscrire est très juste et ton analyse est fine, là je te reconnais. Reste à savoir comment tu as fini l’entretien. Si tu l’as gentiment mais fermement renvoyé chez lui... Dommage. Si tu lui as parlé des combats de rue et des techniques d’autodéfense enseignées ailleurs, il reviendra peut-être un jour vous voir. Préparé.

" La beauté, elle est dans l'intérieur du corps. Sa capacité à combattre. "

Ouais... Comme tu aimes me répondre... Permets-moi de ne pas être totalement convaincu... Quasimodo, capable de soulever des montagnes, et à la beauté intérieure magnifique puisque Hugoesque, ben... Il ne m’aurait pas fait bander... Il y a quelques boxeurs actuellement connus, que j’aperçois de temps en temps à la télé, je les laisse sur leur ring... Je n’entrouvrirais pas ma porte de chambre !

J’ai eu l’occasion de récupérer des petits loubards bien amochés après une bagarre de rue. Ils étaient courageux, avaient des tripes, et étaient battants... Mais le résultat n’était pas beau à voir ! Pas beau du tout !

Ce qui est vrai, alors là, oui, c’est que chez un mec agréable, bourré de qualités, avec une force intérieure et une volonté farouche d’exister, en paix avec lui-même, les blessures peuvent être belles et émouvantes... Ce ne sont pas les coups reçus qui sont beaux. Mais ce que lui en fait. Comment il les assume. Comment il les porte : comme une scarification... J’ai souvenir d’une photo de boxeur aux pommettes tuméfiées, très gonflées. Le mec limite défiguré. Mais la photo était belle. Le mec était beau. Parce que l’on voyait d’abord ses yeux. Des yeux à la fois durs, volontaires, et doux... Profondément humains.

" Paske tendre je le suis déjà. De deux façons. L'une à travers les caresses, l'autre à travers le combat. "

Et ça y est... Nous voici repartis. Tendresse et virilité... Opposition entre gnon et chatouillis derrière l’oreille... Tu n'as pas dit. J’ai cru entendre. " Je suis un mec moi, monsieur ! Un vrai, un dur ! " Et merde. J’ai pour ainsi dire jamais filé de gnon à personne. En tous les cas, jamais filé de trempe... Je n'en aurais jamais été capable puisque sans expérience et sans entraînement. Mais j’ai toujours su me faire respecter sur un terrain de rugby, à la touche comme dans la mêlée... Pas besoin d’un œil au beurre noir pour ça. Les petits (grands !) loubards dont je parle dans un de mes commentaires, qui m’entouraient avec leurs chaînes de vélo à la main, avec la ferme intention de " casser du PD ", je les ai fait reculer... Sans les toucher. Simplement en ne m’échappant pas. En faisant face. En avançant. En ne baissant pas les yeux, et en parlant... WajDI... En parlant... C’est aussi une force intérieure, ça... Question de présence aussi... Non ?

Je m’exprime très mal, ou tu ne veux pas me comprendre ? La tendresse dont je parle, ce n’est pas une guimauve molasse qui colle aux doigts et provoque une sorte d’écœurement. Comme le dit un de tes commentateurs, " La tendresse n'est pas une faille, ce n'est pas quelque chose de miévreux ou de honteux ". Pour moi, c’est un élan vers l’autre. La prise en considération de l’autre. L’envie de rejoindre l’autre. De le toucher, de le sentir... Je n’ai jamais dit que tu n’étais pas tendre. Lorsque tu racontes ta dernière rencontre avec Cyprien, tu l’es. Tu vas vers lui, tu te fonds en lui. J’ai vu ta tête reposer sur ses omoplates pendant que tu l’accompagnais dans l’aboutissement de son plaisir... Je suis simplement en désaccord sur deux choses :

  1. 1. Je pense, ce que tu nies, que tu as peur de cette tendresse là, et que tu t’en défends presque continuellement. Avec de rares exceptions. Mais elle existe cette tendresse, et elle est belle. Elle mérite d’être sentie, analysée, inventoriée, exploitée. Comme ta force. Parce qu’elle alimentera ta force.

  2. 2. Tu fais un distinguo pour moi incompréhensible entre " ta famille " et tes rencontres. Il y aurait une tendresse faite de caresses pour les intimes, et le contact viril pour les mecs rencontrés... J’ai aimé, caressé, embrassé, dévoré, sublimé, des amants dont j’étais raide dingue pendant un temps. Certains, je les ai oubliés. Je n’embrasse pas vraiment mon frère, tu sais, juste joue contre joue. Très neutre. Il ne le sait sans doute pas, mais je serais prêt à mourir pour lui, s’il le fallait. Il compte énormément pour moi. Bien que je m’accommode d’une distance douloureuse... Il est homophobe.

Mais après tout... A toi de voir... C’est ta vie.

" Vous êtes trop droles et trop mignons kan vous voulez ke j'devienne tendre. "

Moi, personnellement je ne veux rien ! J’exprime des sentiments, des interrogations, voire des souffrances. Quand je devine (à tord peut-être) une souffrance chez toi, niée, refusée, je voudrais t'aider à dépasser ça. Mais de quoi je me mêle, moi ?

" Sur un ring, ya pas ke cke vous voyez. Le public applaudit les coups, plus rarement les esquives et jamais le reste. "

Sans doute vrai. Je n’ai jamais été public. Je ne me permettrai pas de donner une quelconque opinion sur ton sport qui est aussi ta passion ! Alors là, c’est vraiment plus mon rayon ! Simplement je te crois volontiers, et j’en étais même convaincu avant de te rencontrer. Je me souviens de discussions avec ma femme que la violence insupporte totalement. S’il ne s’agissait que de force, de puissance et d’endurance, les jeux seraient différents. Et ce serait les plus avantagés physiquement qui l’emporteraient. Ce qui n’est pas le cas. Ok. Il en faut aussi entre les oreilles. Et c’est bien que des mecs comme toi le dise et le prouve...

" Je suis jamais tant heureux ke kan je fais découvrir à kelk'un ke celui d'en face est plus complexe ou plus intéressant k'il le pensait. "

Oh que oui, WajDi ! D’ailleurs, c’est un peu ce que je viens de dire, non ?

Mais... Il y a un mais, sinon pourquoi écrirais-je ? Là, en voulant faire court, il me semble que tu simplifies un peu trop... Enfin, hélas, " un peu " est une litote... Il y a des riches qui savent ce qu’est la vraie misère. Qui comprennent aussi et peut-être surtout les limites intellectuelles. Mais je ne connais pas de riche qui parvienne à comprendre la misère... Et surtout pas les milliardaires rouges ! Il y a des hétéros qui aiment et respectent les homos. Oui, bien sûr... Mais un hétéro macho ne peut pas découvrir et comprendre ce que vit un homo. Il ne le peut pas ! Sauf à se détruire lui-même. Car il balayerait d’un revers de manche les fondations sur lesquelles il est construit... Etc. ... Etc. ... Cette évolution dans tous les domaines (palestiniens et Israéliens, Musulmans et catholiques, aussi, bien sûr) prendra des décennies... Car c’est par l’éducation que les choses évolueront. En changeant, dès leur construction, les fondations.

" Mais pas la paix dans la fusion toute molle. "

Là, je me sens un peu visé. Car tu emploies souvent ce mot " fusion " à mon sujet... Pas plus tard qu’hier soir :

j'trouve débile ton projet

mais ca m'etonne pas

t'es tellement dans la fusion "

Oui, je parle de fusion, de ce sentiment si violent que l’aboutissement ultime de cette rencontre humaine équivaudrait à la fusion en un seul être... L’accomplissement. Mais qui parle de fusion toute molle ? J’ai bien aimé la métaphore de Oh !91 dans un commentaire. Sauf qu’il se goure à mon avis dans sa conclusion. J’y reviendrai.

" j’observe le match que tu joues avec Boby. Lui ne t’a pas défié, il a tenté de t’approcher et tu l’as mis par terre. Il s’est relevé, tu l’y as aidé mais d’une poigne ferme, et là, il tente une nouvelle approche. Je le vois comme un cow-boy patient qui cherche à domestiquer un étalon sauvage. Il le caresse dans le sens du poil et lui chuchote à l’oreille, tandis que l’autre rechigne. "

L’étalon sauvage est fort, puissant, leader du groupe. Il refuse les approches du cavalier, puis les accepte difficilement. Non par peur. Mais par une crainte due à l’ignorance de ce que cela représente. Une fois " domptée ", la monture a-t-elle perdue de sa magnificence, de sa puissance, de sa force ? Je ne le crois pas. Simplement elle ne craint plus ces contacts sur son encolure et sur sa croupe. Et ce nouvel " être " créé par la fusion du cavalier et de l’étalon est même bien plus fort que l’animal seul. Par la confiance dans le jugement de l’homme il parviendra à sauter le précipice dans lequel, seul, il aurait pu tomber en freinant son allure au dernier moment... J’aime bien cette image. Sauf qu’elle peut faire penser à " la tête et les jambes ", ce qui est totalement hors de mon propos...

Effectivement, l’on pourrait penser que je cherche à t’amadouer, à t’apprivoiser... Mais encore faut-il ne pas avoir lu mon article précédent. Parce que, bien souvent, j’ai le sentiment que c’est toi qui domine... Tu es très fort, WajDi. Très. En fait, je pense que c’est la première fois que je te sens en faiblesse. Parce que tu as voulu généraliser à partir de ta passion, alors que, par petites touches, tu parles si bien de ton art. Je ne sais plus quel commentateur mettait des réserves sur ce mot. Moi, pas.

En revanche, là où Oh !91 se trompe complètement, (mais je pense qu’il n’est jamais venu ici et qu’il ne me connaît que sur ton blog), c’est que, dans la métaphore précédente, la monture (là, je n’ose plus l’étalon !) c’est plutôt moi... Et sans doute est-ce que toute ma vie j’ai attendu et espéré le cavalier qui ferait de nous deux un centaure de légende... Je n’ai jamais été dompté. J’ai toujours, par un paternalisme exacerbé, recherché le jeune à protéger... Peut-être me suis-je trompé. Aurais-je attendu un maître ?

Tiens, tu vois WajDi. Je veux te consacrer un billet, et je finis par parler de moi... Incurable...

Publié dans : Je me prépare
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

Je n'étais en effet jamais passé par "chez toi", comme tu dis. C'est vrai que je ne suis pas un bloguer invétéré. Je me suis retrouvé par hasard sur le blog de Wajdi et suis tombé accroc. Pour le reste, je passe peu de temps sur mon ordi, et il ne m'étais pas venu à l'idée d'élargir mon horizon sur les sites des uns ou des autres. Mais tu m'as invité, alors, je suis venu, en ami : on a en commun de l'amour pour Wajdi, c'est déjà assez pour se sentir autorisé... J'essaierai ce week-end de parcourir ton blog, pour trouver les réponses à mes questions, et te connaître un peu. Mais évidemment, ce premier billet consacré à Wajdi, et qui s'ouvre sur le combat de ta femme (tiens, il est encore question de combat !) me bouleverse. Et je suis tout confus de ma légèreté : je m'en excuse. A bientôt en tout cas sur ton blog ou sur celui de Wajdi... Oh!91
Commentaire n°1 posté par Oh!91 le 12/07/2007 à 20h15

Merci, Oh!91... Je suis heureux de ta réaction.

Oui, j'aime WajDi, il me le rend un tout petit peu. Ça suffit à mon bonheur. A., N., et lui sont ceux qui me donnent envie de me battre.

Viens quand tu veux. Bien que tu ne puisses être accro comme moi à l'ordi (je suis à la retraite...), ma porte sera toujours ouverte, ici ou sur MSN.

A bientôt.

Réponse de Boby le 12/07/2007 à 22h40

1. Bien sûr ke le rugby est un vrai sport de combat. Comme si j'en doutais. Tu le sais bien ke je le pense alors pourkoi tu fais comme si j'en doutais.


2. Au gars ki est venu s'inscrire, je l'ai pas decouragé, j'ai seulement dis cke je sentais. En gros, ke le combat, c'est une relation dans lakelle il fo aimer plonger. Lui ne voyait ke lui. Pas la relation. On a discuté très longtemps. C'est pas mon genre de décourager les gens, ni de les maipriser. J'voulais juste k'il sache dans koi il veut mettre les pieds. J'les informé.


3. Je ne considere pas du tout etre un dur. La ya kelkechose ke t'as pas compris dans cke j'ai ecrit. Un mek par contre OUI. foncierement.


4. Je suis d'accord, la force ne se limite pas aux coups k'on donne. La presence, le regard, la conviction. Tout ça OK, c'est de la force.


5. OK, j'ai surement peur de la tendresse. Petit, je ne l'ai connu ke par l'intermediaire de mes freres et soeurs, en dehors du regard de mon pere. Mon pere etait très dur. Mais mere s'empeche d'etre charnelle avec nous. Voila le contexte. J'ai pas appris la tendresse comme les autres enfants. Ca n'empeche pas k'elle m'attire, mais je ne sais pas faire.


6. C'est pas en disant "sois tendre !" ke tu apprends a kelk'un a decouvrir la tendresse.


7. Pour moi, un cavalier sur un étalon, ça fait pas un nouvel être. Ca reste un cavalier sur un etalon. Ils coopèrent et la coopération demultiplie la puissance. Mais ils ne se perdent pas l'un dans l'otre.


8. Oui c'est vrai, je suis très fort. J'ai passé beaucoup d"énergie à construire cette force. Aujourd'hui, j'y ai pris gout. Je suis meme assez fort pour pouvoir dire aux autres kan je n'ai plus la force de les soutenir.


 


 

Commentaire n°2 posté par wajdi le 13/07/2007 à 23h50

J'ai lu. Vu. Réfléchis, noté. Tu obliges à être bref, précis, direct, synthétique. Alors que je suis brouillon, verbeux, alambiqué. Ok.

J'en reparlerai sur MSN si tu veux, plus ici. Mais une chose quand même. Tu es un mec, oui, un vrai ! Et tu sais bien que je le pense... Que je t'admire. Ne fais pas semblant toi non plus ! Mais sois lucide aussi : je pense que tes lecteurs voient en premier et avant tout le dur des durs... Involontaire ?

A suivre... Mais bon sang que tu es un type attachant !

Réponse de Boby le 14/07/2007 à 08h19

A nouveau bonjour, Boby.


Je te l'avais promis, je mets à profit le WE pour venir à ta rencontre. Comme tu le sais, j'ai peu de temps pour utiliser l'ordi. Entre le travail, mon mec, et sa gourmandise électronique à lui, il n'y a guère que dans les petits matins de fin de semaine que je m'y autorise. Ceci pour te dire que je ne suis pas au bout du chemin : ce n'est pas à toi que je vais dire que tu demandes du temps à ton interlocuteur. D'ailleurs, si tu es long, parfois même très long, tu le sais, je tiens à te dire, parce que tu aimes être rassuré, que tu n'es pas chiant. C'est même très agréable de te lire : fluide, précis, construit, profond, touchant...A dire vrai, il serait simplement plus confortable de dérouler tes récits assis dans un fauteuil ou étendu dans un hamac, que replié sur un écran d'ordinateur !... Donc je ne suis pas au bout - loin de là. Et pour être tout à fait honnête, je n'ai pas suivi complètement ta recommandation : les premiers textes par le début, et les derniers par déroulement inverse de la chronologie. C'est que ton dernier texte publié est souvent en référence au texte précédent, d'une façon ou d'une autre. Ayant commencé, évidemment, par ton texte sur Wajdi, j'en suis venu à tes petites vacances, puis à ton identité homosexuelle, ton bilan de blog. Etre lu dans ce sens doit être frustrant pour toi, mais ça n'est pas moins riche pour le lecteur.


J'ai aussi accédé à tes premiers textes, parce que les titres sur le militantisme m'ont naturellement attirés, et parce que ton histoire d'incarcération est poignante.


Mais à 10h, je dois aller préparer le petit déjeuner, alors je poursuivrai la découverte plus tard. Ton blog n'étant pas bridé, je pense pouvoir en lire des pages par petites touches depuis mon lieu de travail...


Juste ce commentaire : tiens bon, ne te dénigres pas, tu es un puits de clairvoyance et tu as encore beaucoup et beaucoup à donner dans le registre de la générosité. Laisses glisser tes déceptions, tes frustrations, n'oublies pas qu'elles sont passagères de toute façon. N'as-tu pas toute ta vie vécu avec elles ? Finalement, elles t'ont construites aussi, alors laisses-les glisser. Amicalement. Oh!91

Commentaire n°3 posté par oh!91 le 15/07/2007 à 10h15

Retour à l'accueil

Vous ne savez plus où vous en êtes de votre ballade...

Pour un retour en 1ère page de l'accueil,

Cliquez sur la bannière ou bien

ICI   

 

Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...

Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!

1011170025m

Clin d'oeil !

 

Bonjour...

    Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...

     

Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
      1er Février 2012
Je suis de retour dans le Royaume depuis un mois.    
      J'ai entrepris les démarches pour obtenir le statut de résident étranger au Maroc.
      Je ne peux plus me cacher derrière mon petit doigt : C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Je ne veux plus me torturer. Dans quelques mois peut-être, lorsque la France sera redevenue une République ouverte et démocratique...
. Pour l'instant je veux vivre. Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, ici, maintenant.    
Je baigne dedans.    
       
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
 
       
 En tête de colonne, vous trouverez le sommaire des archives.

 

Visiteur

tumblr hit counter

Depuis le début :  51418 

En ligne : Selon OB :  9 

Qui je suis

  • Boby
  • Les petites histoires de Boby
  • Homme
  • 29/04/1945
  • Provence Région Parisienne ARLES Gascon Fès au Maroc
  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, je redécouvre l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune !

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-trois ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt un an qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

Et si, là, se trouvait la raison raisonnable ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

Quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. Je verrai.

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés