17 Mai = journée contre l'homophobie
Les scientifiques américains réfléchissent... Et réinventent l'eau chaude !! Je suis sévère ! Simplement, nous, pauvres pédés, avons maintes fois eu l'occasion de le vérifier sur le
terrain...!!
J'ai pas résisté !
Cliquez pour aller lire quelques perles !!!

Humour. Belge ? Seulement ?...
Merci "The Estetic of senses".

Un court métrage comme j'aimerais en rencontrer plus souvent.
Merci GayClic.
Tout est dit. Simplement !
ooOoo
Humour. Toujours. La découverte d'un nouveau blog sympa. Frais...

Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...
Ensuite, au fil des jours, j'ai continué à éditer des billets d'humeur. Sans véritable chronologie.
Aujourd'hui, ce blog redevient un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'a plus guère d'importance.
Quand même, pour une meilleure compréhension,
pour ceux qui découvrent ce Blog...Mieux vaut suivre un ordre chronologique.
(En tête de colonne, vous trouverez le sommaire des archives...)
L'accès aux commentaires est définitivement supprimé. Reste :
>>Pour me contacter par
mail<<
Dans sa première version ce blog a rencontré :
35 515 Visiteurs...
Maintenant...
Présents :
Jour :
Pages lues :
Les douze jours sont passés. Bien passés. La tête me tourne. Je ne sais plus si j’ai encore envie de continuer ce blog. J’ai essayé d’y mettre mon sang, ma vie. Presque personne ne vient y jeter un œil; Un visiteur, de ci, de là. A la fois je m’en réjouis, vague sentiment d’éviter le ridicule, et je me désespère, ma vie n’intéresse et n’a jamais intéressé personne... Je ne sais plus ce que je veux. Vivre encore un peu, ou en finir au plus tôt. Je m’étais jusqu’à présent réfugié derrière les choix de ma femme... En somme c’est elle qui déciderait. Je ne ferais que suivre, qu’exécuter. La maladie nous imposait ses échéances... Et tout ça ne serait plus vrai ?
Les nouveaux examens ont été faits. Le toubib en a fait la synthèse. La maladie progresse, mais semble quand même marquer le pas. Les organes nobles ne sont pas atteints. L’histoire du foi était une fausse alerte. Seule, une vertèbre donne quelques inquiétudes. Monique souffre parfois énormément du dos. Elle dort ou se repose de plus en plus souvent dans la journée. C’est le cas en ce moment. Ça me donne la liberté d’écrire ici. Mais ça me fout les boules... Des traitements sont possibles. Le cancérologue lui a donné des antalgiques puissants qui ont freiné la douleur, mais accentué les périodes de somnolence... Elle va avoir dès demain de nouvelles séances de rayons centrés sur la vertèbre malade. La douleur devrait être éradiquée... Pour quelques temps. Puis la colonne consolidée par des injections de " ciment " dans les vertèbres fragilisées. Du plaisir en perspective.
Monique a refusé comme prévu la chimiothérapie classique. Mais le cancéro avait d’autres cartes dans son jeu. Il propose une nouvelle thérapeutique, encore expérimentale, par voie orale, qui n’entraîne pas d’alopécie... Je pense que Monique va accepter. Finalement, malgré ses dires, elle n’a pas envie de mourir tout de suite... Ou elle ne veut pas me quitter... Ou elle ne veut pas me laisser seul... Ou elle cherche à m’empêcher de faire l’irréparable... Il faudrait bien que nous abordions cette discussion. Mais je n’ose pas.
Notre chienne n’est plus. Ridicule, rapport à ce que nous vivons par ailleurs... Et pourtant ! Nous sommes l’un et l’autre profondément affectés. Monique bien plus que moi. La brave bête ne l’a pas quitté d’une semelle pendant son premier cancer. Elle a été sa compagne de tous les instants, suppléant à nos manques, les enfants et moi, qui la laissions des journées entières se battre seule contre la maladie.
Ce pauvre animal était perclus de rhumatismes depuis qu’une intervention chirurgicale avait réparé une rupture des ligaments croisés du genou. Si, si, ça existe aussi chez les chiens, sans faire de ski ! Mardi, nous sommes allés la promener au bord de la mer, pensant que les bains d’eau salée lui feraient du bien. J’ai lancé un bâton, comme d’habitude. Elle a essayé de courir dans l’eau. Elle s’est effondrée. Il a fallu la porter pour la sortir de l’eau. Trente huit kilos, ce n’est pas rien. Nous avons tout de suite reconnue sa façon de tomber. Les ligaments de l’autre patte. Le lendemain, le vétérinaire a confirmé. Elle n’était pas capable de supporter l’intervention indispensable. Elle n’aurait plus pu monter l’escalier de notre domicile. Nous sommes revenus sans elle. Commentaire de ma femme : " Pourquoi pour nous ce n’est pas aussi simple que chez le vétérinaire ? Les animaux, eux, on ne les laisse pas souffrir... "
Je me suis embarqué dans une relation pas possible avec A., le jeune pompier rencontré sur le forum. Nous avons maintenant de fréquents et longs échanges par MSN. Il est tellement plein de son amour pour son ami N. Il se pose tant de questions. Il voudrait tout prévoir, tout régler, tout réussir. Il a une volonté acharnée de mieux se connaître et de faire face à ces sentiments si nouveaux pour lui. Il est d’une honnêteté et d’une droiture qui me laissent pantois d’admiration. En moins de trois semaines, il a fait un chemin incroyable. Il a appris à se connaître, à connaître son corps, ses désirs, ses blocages. Il s’est acharné à vaincre ses tendances naturelles, à ne plus vouloir tout régenter, à apprendre à écouter l’autre, à se livrer complètement, y compris avec ses fragilités. Il est parvenu à verbaliser, à dire, à communiquer. Un travail personnel admirable, même s’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Il ne supporte pas que je le lui dise. C’est pourtant une simple constatation.
Mais une telle relation intense et intime ne se fait pas sans dégâts collatéraux ! Il ne pouvait bien sûr être question d’une relation de séduction ou de charme. Ni de sa part, qui ne pense et ne voit que par son amour passion, ni de ma part, qui possède un minimum de lucidité et qui, de toute façon, n’a jamais supporté de marcher sur les plates-bandes de quelqu’un, même inconnu. J’abordais donc ce travail (oui, je le considérais comme une forme de travail...) avec une totale sérénité. J’étais un ancien qui aidait un junior sur le chemin de la Connaissance... En quelque sorte...
Mais je n’avais pas mesuré mon état de fragilité actuel. Je connais pourtant ce qu’est l’éducation et la rééducation. Je savais pouvoir l’aider à mieux se connaître. Je n’avais pas prévu les passages à vide, les désespoirs trop vite contrôlés, la dureté de son métier, ses aptitudes naturelles à jouer au chat et à la souris... Rarement eu l’occasion d’être la souris...
Je ne pouvais pas me laisser piéger en éprouvant moi-même des sentiments troubles. J’étais trop vigilant et attentif au moindre dérapage possible. Je n’ai pas vu venir la profonde affection amicale qui, avec ma tendance grave au paternalisme, allait me rendre accro à cette image virtuelle et insaisissable d’un jeune homme plein de vie... Chaque jour je me suis dit " tu ne dois éprouver aucune affection pour ce garçon qui disparaîtra d’un jour à l’autre, lorsqu’il n’aura plus besoin de toi, et c’est très bien ainsi... ". Chaque jour, aux aurores, j’allumais mon ordi pour le voir m’interpeller dès son réveil... Pas un jour où je n’ai réussi, au détour de la conversation, à glisser une phrase sur mon désir de les rencontrer un jour tous les deux, quand enfin ils vivraient leur amour dans sa plénitude... Quel con je fais ! Quel ado boutonneux suis-je devenu ? Pourquoi deux jeunes hommes de vingt-cinq ans, dans la splendeur de leurs moyens, de leurs aptitudes et de leur amour, voudraient-ils s’encombrer de l’amitié, aussi claire et sobre soit-elle, d’un vieux machin sur le retour ? Très vite, j’ai compris que je me préparais des moments de souffrance. Plus j’en avais conscience, plus je fonçais. Comme d’habitude. Suicidaire ? Rien d’extraordinaire.
En lien ou non avec les quelques paragraphes qui précèdent, je n’ai plus goût à rien pour les choses du sexe. J’ai essayé de ne pas changer mes habitudes. Mais les sites de rencontre gays me bardent et me semblent de plus en plus vains... Les films pornos qui m’émoustillaient de temps en temps m’indiffèrent quand ils ne me dégoûtent pas... Les lieux de drague découverts, déjà bien minables depuis que je suis en Provence, sont déserts, ou je ne vois plus rien. Je rentre bredouille traînant ma misère. A la maison, n’en parlons pas. L’ambiance n’est pas très érotique...
Comment en serait-il autrement, quand je vois sous mes yeux naître une idylle tellement pure, tellement belle, qu’aucun scénariste ou écrivain ne la négligerait ? Seulement je dis sur tous les tons à Monique que nous devons absolument continuer à vivre... S’arrêter quand nous le voudrons, oui. Mais sans freiner, ni des quatre fers, ni avec le frein à main. Foncer, foncer jusqu’au bout. Il faut que je me ressaisisse.