17 Mai = journée contre l'homophobie
Les scientifiques américains réfléchissent... Et réinventent l'eau chaude !! Je suis sévère ! Simplement, nous, pauvres pédés, avons maintes fois eu l'occasion de le vérifier sur le
terrain...!!
J'ai pas résisté !
Cliquez pour aller lire quelques perles !!!

Humour. Belge ? Seulement ?...
Merci "The Estetic of senses".

Un court métrage comme j'aimerais en rencontrer plus souvent.
Merci GayClic.
Tout est dit. Simplement !
ooOoo
Humour. Toujours. La découverte d'un nouveau blog sympa. Frais...

Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...
Ensuite, au fil des jours, j'ai continué à éditer des billets d'humeur. Sans véritable chronologie.
Aujourd'hui, ce blog redevient un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'a plus guère d'importance.
Quand même, pour une meilleure compréhension,
pour ceux qui découvrent ce Blog...Mieux vaut suivre un ordre chronologique.
(En tête de colonne, vous trouverez le sommaire des archives...)
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Dans sa première version ce blog a rencontré :
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Réveillé. Il fait encore sombre dans la chambre. L’esprit est brumeux. Je ne sais pas si j’ai encore sommeil. Je me tourne péniblement pour apercevoir le cadran du réveil. Tout est flou sans lunettes. Je dois plisser les yeux pour deviner les chiffres. Six heures. C’est vraiment très tôt. Je ne vais quand même pas me lever tout de suite ! J’ai horreur de traînailler au lit, mais quand même ! Je me tourne de nouveau vers elle. J’écoute sa respiration régulière et paisible. Elle dort bien. Je me cale, essaye de trouver une bonne position, de me détendre au maximum en appelant le sommeil. D’habitude ça marche. Je dors assez facilement à ma demande... Aujourd’hui... Solitude.
Un petit coup d’œil au radio réveil. Six heures et demi. J’ai un peu sommeillé. Mais c’est encore trop tôt. Je voudrais dormir encore une petite heure. Je ne me sens plus fatigué, mais la journée sera bien assez longue. Je recommence à vider mon cerveau. L’absence enfin. Encore un coup d’œil. Sept heures moins le quart. La colère commence à monter... Vider mon cerveau... Parti... Un coup d’œil sur le juge. Même pas moins dix ! Là c’en est trop ! Je me lève le plus doucement possible, replace les draps et les couvertures. Pourquoi ? Je sais bien par expérience que là, elle dort comme une masse. Je veux être seul un moment... Solitude ?
Tout de suite dans le bureau, je réactive l’ordi mis en veille. La petite cérémonie du matin. Je souris en pensant que je verse dans les habitudes de vieux garçon. Je souris, mais jaune. Un coup d’œil sur la messagerie. Des spams à nettoyer, les pubs habituelles de la SNCF, du téléphone, du mobile. Rien de personnel. Pourquoi quelqu’un m’écrirait-il ? Solitude. La consultation de ma-petite-boîte-perso-jardin-secret ne donne pas plus de résultat. Pas d’avertissement de commentaire sur le blog, pas de message des foromeurs BBM. Les quelques-uns uns qui avaient soulevé un sourcil par curiosité lors de mes premiers messages m’ont déjà oublié. Normal, ça roule... Justement, jetons un petit œil sur les dialogues du forum depuis hier. Tiens, j’ai l’impression qu’il y a moins de pages remplies que d’habitude. Ces gens sont dans la vie active, ils doivent avoir d’autres chats à fouetter... J’ai quand même à lire un lot de messages remplis alternativement de traits d’esprits percutants et de mamours bêtifiants... J’aime bien. Ça me distrait et même parfois me fait sourire. Mais je serais bien incapable de m’immiscer dans un tel dialogue. Je n’ai rien d’intéressant à dire. Solitude.
Il est encore un peu tôt pour préparer le petit déjeuner. Par défaut, pour ne pas penser, je visionne l’épisode de " Plus Belle la Vie " que je continue à enregistrer sans trop savoir pourquoi. Au début, je voulais des matériaux pour analyser le montage d’un téléfilm et apprendre à mon tour à manipuler les outils vidéo. Je me suis pris au jeu du feuilleton... Il y a maintenant belle lurette que je me suis lassé des intrigues abracadabrantesques et du jeu stéréotypé de ces malheureux acteurs. Mais j’ai maintenu le programme d’enregistrement. J’archive les épisodes sur des DVD en attendant le jour où j’aurai le courage et le temps de monter un film parodique. Et de temps en temps, pour masquer mon désœuvrement, je visionne un ou plusieurs épisodes. Comme ce matin. Solitude.
Il est bientôt huit heures. Je vais pouvoir préparer le p’tit déj sans craindre de faire du bruit. Je sais bien qu’elle ne bougera pas avant que tout soit prêt, et même je devrai peut-être attendre une demi-heure ou une heure, le café au chaud, avant qu’elle ne bouge... Mais je veux lui protéger un repos paisible. Peut-être est-elle en train de rêver, et elle aime pouvoir laisser aller ses rêves jusqu’au bout... Moi, je ne me souviens jamais de mes rêves... Solitude.
Le déjeuner est presque prêt. La chienne arrive, heureuse, sa corde jouet dans la gueule, battant de la queue. Ma femme doit bouger. La chienne ne quitte jamais la chambre tant que mon épouse ne bouge pas. En effet. J’entends les volets claquer, je l’aperçois en train d’enfiler sa robe de chambre. Le couvert est mis, le pain dégelé, le café est presque passé. Je n’aurai pas à attendre aujourd’hui. Monique arrive et vient se blottir dans mes bras. Petit câlin du matin, là, debout au milieu de la cuisine. Je dois absolument être disponible lorsqu’elle se lève. Cette petite cérémonie est indispensable à sa bonne humeur matinale... Solitude ?
Le temps est absolument magnifique, comme d’habitude. Le soleil a envahi la pièce, malgré les stores vénitiens que j’ai un peu baissés pour protéger les plantes. Ses plantes. Elle corrige leur ouverture avant de s’asseoir pour que nous puissions profiter du paysage en déjeunant. Accroché au balcon, une petite maison à oiseaux que j’ai fabriquée, protégée par un parapluie transparent... Elle a réapprovisionné la mangeoire. Les oiseaux se bousculent pour se disputer la pitance... Des moineaux, un rouge gorge, des chardonnerets. Ce sont les plus beaux et mes préférés. Un couple de tourterelles vient par moments faire un carnage... Mais les oisillons ne se laissent pas faire. Tiens, un tout petit moineau joue du bec et de piaillements pour chasser tous ses congénères. Il se croit chez lui ma parole Monique et moi nous regardons et sourions. Notre petit spectacle du matin. En silence. Solitude ?
Au-delà du balcon, le grand champ de la voisine à l’abandon. Terrain de jeu d’une bonne quinzaine de pies, de trois ou quatre gros matous, parfois de un ou deux petits chiens entrés on ne sait par où. Pendant un temps, nous avons eu droit à trois magnifiques chevaux camarguais qui venaient sous le balcon pour que nous leur jetions des carottes. Ils ne sont plus là. Un peu plus loin, on aperçoit des joggeurs du matin sur les bords du canal. Puis le flot incessant des véhicules de la voie rapide. Assez souvent nous avons droit à un énorme bateau qui a l’air de voguer, là, juste après le canal, juché sur un énorme camion. Et à l’horizon les Monts Opiès qui vivent et changent de couleur avec le lever du soleil. Monique ne se lasse pas de regarder le paysage en silence. Mon regard va de son visage rêveur à ce même paysage. En silence. Solitude ? Solitude à deux.