Mon voyage au Maroc

La perle du jour !!

mardi 21 avril
C'est un hasard, ou je n'ai fait que me plier à l'air du temps ?
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dimanche 29 mars

Quand mon père me parlait de "bouffe-curé", franchement, je ne pensais pas à ça...

Coups de béguins !


17 Mai = journée contre l'homophobie
Les scientifiques américains réfléchissent... Et réinventent l'eau chaude !! Je suis sévère ! Simplement, nous, pauvres pédés, avons maintes fois eu l'occasion de le vérifier sur le terrain...!!

 


ooOoo

J'ai pas résisté ! Cliquez pour aller lire quelques perles !!!




Humour. Belge ? Seulement ?...
Merci "The Estetic of senses".



Un court métrage comme j'aimerais en rencontrer plus souvent.
Merci GayClic.

 

 



Tout est dit. Simplement !
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Humour.  Toujours. La découverte d'un nouveau blog sympa. Frais...








Bonjour...

 
Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...
Ensuite, au fil des jours, j'ai continué à éditer des billets d'humeur. Sans véritable chronologie.
Aujourd'hui, ce blog redevient un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'a plus guère d'importance.


Quand même, pour une meilleure compréhension,

pour ceux qui découvrent ce Blog...Mieux vaut suivre un ordre chronologique.

(En tête de colonne, vous trouverez le sommaire des archives...)

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Qui je suis

  • : Boby
  • homoavecepouse
  • : Homme
  • : 29/04/1945
  • : ARLES
  • : Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours.
Mardi 13 février 2007

Et les enfants ? L’amour paternel existe-t-il vraiment ? J’ai déjà dit ce besoin de paternité profond, animal, irraisonné, qui plus jeune aurait été capable de me conduire aux pires excès. Je ne suis revenu à plus de lucidité que pour m’enfermer dans un désespoir chronique : j’étais maudit, je ne pourrai jamais être père. J’ai essayé de rendre la bouffée délirante d’espoir lorsque l’amour de Monique m’a redonné cet espoir perdu. Mais pourquoi, pourquoi cette vulgaire idée de procréation était-elle devenu un enjeu vital ?

J’ai baigné dans une ambiance d’amour et de tendresse vis à vis des enfants. Surtout il est vrai de la part de ma mère. Mais toute la famille, oncles, tantes, cousins et cousines n’étaient pas en reste. Chaque grossesse était un bonheur, chaque naissance une fête. Même lorsqu’il s’agissait d’un " accident ". Nous en avons connu. L’arrivée de l’enfant aplanissait toutes les difficultés, tous les drames. Jeune adolescent j’ai accueilli mes premiers neveux. J’ai été associé au bonheur de les voir grandir. J’ai appris très tôt à pouponner, cajoler, câliner, aimer...

J’ai toujours su que je n’avais pas été désiré. Arrivé dix ans après mon frère, huit ans après ma sœur, j’ai déboulé en plein drame pour ma famille. La guerre avait apporté son lot de souffrances et de difficultés pour cette famille de petits commerçants. L’immédiate après-guerre et son contingent de privations ont donné le coup de grâce. Faillite, fuite loin de la ville, emplois précaires et mal payés pour mon père. J’ai dû être un boulet de plus. L’accouchement avait été dramatique. Mon père avait demandé que l’on me sacrifie pour sauver la mère. Celle-ci n’avait dû son salut qu’à la pénicilline, d’utilisation toute récente dans les hôpitaux publics. J’avais survécu sans qu’on sache très bien comment et pourquoi. Lorsque l’un de mes oncles était arrivé à la mairie pour me déclarer, aucun prénom n’avait été choisi. Il a pris le saint du jour sur le calendrier. Ça aurait pu être pire... Toute mon enfance j’ai été baigné dans ces anecdotes racontées sur le ton de la dérision, reçues par moi chaque fois comme de petits coups de poignard. Mon père, dur et froid, ne m’a jamais montré la moindre tendresse. J’ai toujours eu peur de lui. De façon je le concède tout à fait irraisonnée. Devenu adulte, voulais-je inconsciemment donner à ma progéniture tout l’amour que je pensais ne pas avoir reçu ?...

Dès le plus jeune âge, j’ai été colon une partie de mes vacances. Après avoir joué à la Nounou avec mes neveux et nièces, à seize ans je suis devenu " aide moniteur " dans les centres de loisirs et les colonies de vacances. Ma sœur était devenue enseignante. La fonction éducative était pour moi comme une évidence. Même pendant les quelques années où j’ai rêvé de devenir réalisateur, c’était dans l’espoir de produire des films parlant de l’enfance et de l’adolescence. " Les 400 coups " de Truffaut m’enthousiasmait. Un peu la Vie, un peu moi, avons finalement choisi que je devienne éducateur de jeunes en difficultés. L’idée que je puisse consacrer ma vie à m’occuper des enfants des autres sans mettre en œuvre mes " grandes idées pédagogiques " vis à vis de ma propre progéniture m’obsédait. J’étais un manchot qui donnait des cours de barres parallèles... Quel éducateur, quel enseignant célibataire ne s’est entendu dire un jour : " Si vous aviez vous-même des enfants, vous ne diriez pas, vous ne feriez pas ça... ". Plus ou moins consciemment, je voulais prouver au monde que je pouvais apporter des méthodes pédagogiques efficientes. Quelle prétention ! Quelle sordide motivation pour avoir des enfants que de vouloir en faire des objets d’expérimentation !

Bon, je suis dans une phase de pessimisme aigu... Il m’arrive de penser que je voulais des enfants parce que j’avais un trop plein d’amour à déverser, et que je ne m’en suis pas privé. Ils n’ont manqué de rien, et surtout pas d’amour. Mais, est-ce que trop d’amour ne tue pas un peu aussi ?

Publié dans : Quand il faudrait s'assumer
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