17 Mai = journée contre l'homophobie
Les scientifiques américains réfléchissent... Et réinventent l'eau chaude !! Je suis sévère ! Simplement, nous, pauvres pédés, avons maintes fois eu l'occasion de le vérifier sur le
terrain...!!
J'ai pas résisté !
Cliquez pour aller lire quelques perles !!!

Humour. Belge ? Seulement ?...
Merci "The Estetic of senses".

Un court métrage comme j'aimerais en rencontrer plus souvent.
Merci GayClic.
Tout est dit. Simplement !
ooOoo
Humour. Toujours. La découverte d'un nouveau blog sympa. Frais...

Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...
Ensuite, au fil des jours, j'ai continué à éditer des billets d'humeur. Sans véritable chronologie.
Aujourd'hui, ce blog redevient un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'a plus guère d'importance.
Quand même, pour une meilleure compréhension,
pour ceux qui découvrent ce Blog...Mieux vaut suivre un ordre chronologique.
(En tête de colonne, vous trouverez le sommaire des archives...)
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Les premières rencontres, les premiers souvenirs amoureux... J’ai le plus souvent entendu des garçons très marqués par UN évènement, une aventure plus ou moins violente, plus ou moins subie... Lorsque je fouille mes souvenirs, j’ai beaucoup de mal à en trouver un qui n’ait pas une forte connotation sexuelle...
J’avais dix ans lorsqu’un nouveau déménagement nous conduisit au cœur du Béarn, dans une région sauvage et pauvre, agricole, qui devait connaître un grand essor par une industrialisation brutale.
A l’école (classe unique de garçons, avec tous les niveaux), un garçon de l'Assistance Publique, berger dans une ferme, me témoigna quelque intérêt. Il allait avoir quatorze ans, et ne venait plus à l'école que lorsque vraiment il n'avait rien de mieux à faire. Le jeudi, le samedi, j'adorais l'accompagner pour garder les vaches dans les prés lointains, au milieu des bois et des touillas. Il connaissait une multitude de choses. Je crois bien qu'il savait tout. Il m'apprit à tailler les branches, à sculpter le bois, à connaître et à ramasser les champignons. Il m'apprit à regarder la forêt, à écouter le cri des animaux.
Il m'apprit à tirer à la fronde. Il adorait me raconter des histoires qui faisaient peur. Je l'admirais, le trouvais fort intelligent, rusé. J'admirais son corps puissant lorsque d'un adroit rétablissement, il prenait pied sur une branche haute. Je l'admirais et je l'adorais. Je l'aurais suivi au bout du monde.
Il compléta mon éducation sexuelle. Il me montrait comment tirer du plaisir de mon propre corps, et pour me faire la main, me demandait de le masturber. Je m'y prêtais de bonne grâce, impressionné chaque fois que les jets violents de liquide blanchâtre giclaient. Je me désolais de ne rien voir sortir de mon sexe enflammé, lorsque les spasmes de la jouissance bloquaient ma respiration. Il me rassurait en m'affirmant que cela viendrait bientôt.
D'ailleurs, lui non plus n'était pas tout à fait un homme, puisque du liquide coulait, et qu'il ne faisait pas les minuscules bébés que l'on dépose dans le ventre des femmes ! ... Il me fallut attendre plusieurs années avant de comprendre qu'il m'avait induit en erreur, et que jamais un petit baigneur tout blanc ne jaillirait de mon méat dilaté...
Je n'éprouvais pas de honte. Je percevais bien que ces jeux devaient rester cachés des adultes. Mais ils étaient normaux, naturels, puisque je les désirais spontanément ; ils restaient clandestins, tout au plus : je préssentais que dix ans, c'est bien jeune pour s'occuper de ces choses là... Pendant quelques années encore, je pus garder cette illusion. Heureusement ? Tant pis ? Je ne puis rien affirmer, mais je pencherais plutôt vers heureusement. On souffre toujours bien assez tôt.
Je n'éprouvais pas de honte, je percevais seulement que je n'étais pas fait comme les autres, que je m'intéressais à ce que les autres désapprouvaient. Ces jeux devaient rester cachés des adultes : ils étaient marginaux, anormaux, et puisque je les désirais spontanément, j'étais anormal. A dix ans courir après les bites et les filles au lieu de jouer aux billes et suivre les matches de rugby ! Pendant quelques années encore, je pus me faire illusion. Heureusement ? Tant pis ? Je ne puis rien affirmer, mais je pencherais plutôt vers tant pis. On souffre d'autant plus que la chute est brutale et tardive.
Version optimiste ? Version pessimiste ? A ce moment là, je ne me posais pas cette question, pas plus qu'aucune autre en ce domaine. De petits fourmillements parcouraient mon corps, et je découvrais une grande chose : à ces jeux sexuels pouvaient s'ajouter avec bonheur des sentiments doux, enthousiasmants, qui réchauffaient le cœur.
A onze ans, je fus pubère. Cet événement s'enchevêtra avec mon entrée en sixième au Cours Complémentaire. Le collège était situé à six ou sept kilomètres que nous faisions à vélo. La fatigue due au trajet, au nouveau rythme scolaire, à mes pulsions internes, affola mes parents et me valut une rencontre avec un psychologue. "Précoce, trop mûr, atone, manque de vitalité, idées morbides.", fut le diagnostic énigmatique et réservé du spécialiste... Atone ? Manque de vitalité ? Pourtant les aventures se succédaient à un rythme rapide. Plutôt que de dire avec Wolinski que je ne pensais qu'à ça, je dirais que j'étais toujours un peu amoureux de quelqu'un.
Ma cousine, mes petits copains, mes voisines et mes camarades de classe subissaient les feux d'une passion violente et passagère... et partageaient mes jeux érotiques. De loin le plus évolué, en avance de quelques coudées, j'étais une attraction, et je n'avais aucune peine à séduire mes complices. Lorsque le hasard ne me donnait ni compagne, ni compagnon, je me consolais par des pratiques solitaires parfois effrénées.
De petite copine en petit camarade, j'atteignis mes treize ans, et je connus un nouveau déménagement. Quelques kilomètres plus loin, nous nous installions dans une ville nouvelle jaillie du sol. Les bulldozers avaient envahi les bois et les touillas un jour d'avril ; en octobre nous aménagions dans un immeuble tout blanc entouré de boue et de chantiers.
Je restais dans la même école, mais je découvrais de nouveaux camarades venus de tous les coins de France. Certains d'entre eux surent me prouver que je ne connaissais pas tout, et que notre corps offrait des possibilités insoupçonnées... De tendres souvenirs de caresses, de baisers, se rattachent à toutes mes activités d'enfant. La chasse aux champignons, la pêche, les constructions de cabanes, les retours à vélo de l'école, les jeux à travers bois, les vacances au bord de la mer, les premiers bals, tout était occasion de faire naître une amourette, de vivre des aventures largement sexuées
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