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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 22:18

 Il y a un peu plus de six mois, je n’y croyais pas.

Quand je dis « je n’y croyais pas », c’est que je n’y croyais absolument pas ! Ce n’était pas une simple posture ! Dans une crise de lucidité, je disais ici : « J’ai même pensé à suivre les traces d’un Gide et aller dans ces pays du Maghreb sur lesquels j’ai toujours fantasmé. Mais quoi ? Quels fantasmes ? Courir les destinations du tourisme sexuel ? Horreur et culpabilité de la seule idée. Crainte de me retrouver comme l’affamé devant un buffet de desserts et autres sucreries. Ne suis-je pas assez avili ?

Je sais ces pays sublimes. Je redoute de rencontrer seul leurs habitants. Ah ! Avec un compagnon ! Je tourne en rond. Sur place. »


Et la vie, à laquelle je ne croyais pas –ou plus— s’est vengée. Elle m’a mis en demeure de montrer ce que j’étais capable de faire si les bonnes conditions étaient réunies. La rencontre avec Zig tient de l’invraisemblable. Une sorte de vague conte de fée à la sauce mielleuse. Je ne me suis que trop complu à en parler ici ou . Que puis-je en dire maintenant ? Le compagnon de voyage s’est imposé. Il parlait la langue du pays visité. Il était plein de sollicitude envers moi. Il déborde de vie. Il est fin et intelligent. Il me donne envie d’être, en me faisant oublier que j’ai été. Il ne s’est jamais positionné en demandeur, mais il a pris à cœur et avec sérieux, son rôle d’accompagnateur.


Je n’ai qu’à me louer de ses services.


Il a tout fait pour que je sois heureux. Tout sauf. Et c’est très bien ainsi. Je l’ai dit, je suis parti avec la ferme intention de mettre sous le boisseau mes pulsions sexuelles. J’ai réussi dans la première partie du séjour. Ensuite, les deux semaines devenant quatre, cinq, six… Je me suis laissé aller. Et je le regrette. J’en reparlerai je pense.




(Même lorsque le récipiendaire fait grise mine, le plat est toujours à la hauteur de la situation. Ce petit Prince Arabe fête ses trois ans...)
Je voulais absolument découvrir le pays de l’intérieur, vivre avec de « vrais » gens, connaître de « vrais » situations, approcher la « vraie » vie. Celle des gens simples. Celle de gens modestes. Celle de tous les jours. Je l’ai approchée. Disons effleurée. Mais je m’en suis senti moi-même un petit peu plus vrai

 


 

On m’avait dit sur tous les tons que le pays lui-même était sublime. Je me demandais ce qui m’attendait. J’avais imaginé. Je ne pouvais être qu’en dessous de la réalité. La lumière ne peut être traduite sur les images. L’ambiance lourde de ce début d’été non plus. Les immensités maîtrisée, cultivées, chaque parcelle exploitée, comment en rendre compte ?
Il y a de superbes moissonneuses-batteuses-lieuses, il ne faut pas croire ! Mais elles côtoient le travail manuel à l’ancienne, comme le faisaient nos grands-pères ici, il y a quelques décennies.

















Là, je m’essaie au battage des lentilles, la récolte ayant été préalablement et lourdement travaillée par des mules, le paysan lance des pelletées en l’air, comptant sur le vent pour séparer la graine de l’enveloppe. Moi, je recevais tout sur la tête, pour leur plus grand bonheur !

Un métier, ça s’apprend !






J’ai essayé de ne pas être un touriste.


J’ai essayé de ne pas me comporter en ethnologue.


J’ai essayé de ne pas jouer au Père-Noël (trop facile).


J’ai essayé de rencontrer des gens.


J’ai surtout rencontré la générosité. Et la gentillesse.


Il y a quelque chose de particulièrement bien dans le plat unique mis en milieu de table, où chacun vient prendre sa part avec un bout de pain : le plat est le même quel que soit le nombre de convives. La maîtresse de maison rajoute par bolées au fur et à mesure des besoins. Personne n’a le sentiment de prendre la part de l’autre. Le plat est rarement vide quand le repas est terminé.


AL HAMDOU LILLAH !

Publié dans : Voyage
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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...

Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!

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Clin d'oeil !

 

Bonjour...

    Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...

     

Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!        
 Juillet 2012        
      J'ai obtenu le statut de résident étranger au Maroc.
            C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Seulement, il y avait ce satané véhicule ! Je n'ai plus le droit d'avoir mon jouet décapotable français. Je suis rentré en France pour essayer de le vendre afin de racheter un petit véhicule au Maroc. Seulement voila. En période de crise, ce genre de véhicule ne se vend pas ! Ou bien les acquéreurs potentiels n'osent pas investir dans de la fantaisie, ou bien ils ont les moyens d'acheter le même véhicule neuf...
Bref... Je n'ai eu d'autre solution que de racheter moi-même le cabriolet, au prix fort (plus de 22 000 €uros, soit 5000 €uros de plus que l'estimation communément admise. Se rajoutent les frais de douane ("Mise en circulation" au Maroc), environ 11 000 €uros, l'assurance marocaine (l'ancienne assurance ne peut avoir cours à l'étranger), couverture à payer en une fois annuelle (environ 1000 €) Plus... Plus...
Bref... Je suis plus pressé qu'un citron... Mais je suis près de lui.
. Je veux vivre par et pour lui.  Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, maintenant. Tout de suite.   
       
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  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, j'ai redécouvert l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune ! C'est lui qui m'a choisi, et je n'ai pas su dire non...

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-deux ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt deux ans qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

J'ai de plus en plus peur. Je sais, je suis totalement ridicule de trouver ceci un peu trop.

"Le marié est-il trop beau ?"

Et puis, quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. C'est inéluctable. 24/67, ratio incontournable. Je verrai.

J'imagine encore que je saurai être digne.

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