H.E.U.R.E.U.X !!!
Ni envie, ni le temps de faire de longs discours pour le moment.
Je découvre. Je rêve. Je m’enthousiasme. J’ai du mal à y croire. Tout me semble très naturel. Non, ce n’est pas vrai ! Si ! Tout est possible, la preuve… Heureux.
Photo prise par Zig au retour d’une journée de balade entre hommes. Son père, à mes côtés. Derrière, Zig et l’un de ses beaux-frères. Approchez-vous du cadran de bord. 22h45 en France, soit 20h45 ici. Et 30°C de température… Dire que je craignais la chaleur… Autrefois. Il est vrai que nous redescendons de « la montagne », près des cascades. Nous y avions trouvé la fraîcheur. Et de beaux jeunes gens… Mes yeux vont de ravissements en ravissements. Et j’enfonce bien profond mes mains dans mes poches. C’est un peu dur, parfois, de tenir mes engagements. C’est vrai.
Tout n’est pas rose-bonbon dans un univers de Nicolas et Pimprenelle ! Je reste réaliste, Zig n’est pas toujours un garçon facile, son père est d’une rigidité effroyable, je me retrouve
parfois au milieu de clashes dantesques. Et je gueule. Après le fils, contre le père. Celui-ci, calmé, me remercie de lui offrir par ma visite des souvenirs que l’on n’oublie jamais… Et j’ai du
mal à contrôler mes glandes lacrymales. Le fils, lorsque nous nous retrouvons en tête à tête, me regarde avec son sourire craquant, plein de dérision et d’espièglerie, (celui-là même qui m’a
laissé démuni et sans voix lorsque je l’ai surpris, nu, dans les bras de sa dulcinée), murmure « Oh ! Boby, Boby ! », en se blottissant dans mes bras, sa tête sur mon épaule,
et je fonds. Que dis-je ? Je me liquéfie…
Tiens, une dernière anecdote, qui illustre mon rêve éveillé. Un jour, nous nous promenions tous les deux seuls en voiture. Il m’a raconté les circonstances de notre rencontre vues par lui. Son frère qui lui avait dit, après plusieurs jours de galère, de venir se laver et se changer « chez lui », autrement dit chez moi. Sa politesse indifférente, il n’envisageait surtout pas de s’installer dans ma maison, avec son frère ! Juste l’envie de profiter de conditions favorables, le rendez-vous immédiatement pris avec sa copine, dès que j’ai eu le dos tourné. Le fait que je les surprenne en pleine action ? Son sourire ironique ?
- T’as pas vu, Boby ? je me battais les couilles de tout. Et j’en avais rien à foutre de toi !
- Et maintenant ?
- Maintenant ? Tu n’es pas là, dans ma famille ?
- Pourquoi as-tu changé d’avis ?
- Je t’aime bien, Boby, c’est tout.
Alors, voila. Il me ferait marcher sur des charbons ardents… Il me fait tourner en bourrique… Il me roule dans la farine… comme dit l’un de ses frères, « il va faire de moi une pizza »…
Pour le moment, il a juste obtenu que j’achète une djellaba, et surtout, que je la porte !
Mais bon ! Tout le monde me dit que ça me va très bien, que je ressemble à un vrai marocain… et puis, regardez ce sourire benêt en regardant l’objectif de mon drôle… Tout est dit.
Vous ne savez plus où vous en êtes de votre ballade...
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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...
Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!
Clin d'oeil !
Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
Depuis le début : 50582
En ligne : Selon OB : 7
Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-trois ans.
Passion soudaine et prodigieusement agréable...
... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt un an qu'il ne me quitte que pour aller travailler !
Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...
Vieux ? Qui ose parler de vieux ?
Et si, là, se trouvait la raison raisonnable ?
Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.
Quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable, ne sera pas facile.
Pourtant. Je verrai.