Quantcast
Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 12:42


 J’ai encore passé de sacrés moments cette semaine ! M’ont fait péter les plombs mes petits locataires ! Faire un rapprochement avec le fait que j’avais un « invité » serait mesquin et malvenu. Bien entendu. Ils n’ont aucune raison d’être jaloux ! M’enfin !

Bref, j’ai poussé un coup de gueule. Pour une fois ! Le petit dernier, mon « Petit z. » en a été très choqué. Puisqu’il se sentait indésirable, il est parti voir ailleurs ! Le petit con ! Le grand frère s’est buté, drapé dans son orgueil blessé. Aziz serait comme qui dirait un peu susceptible ; Surtout lorsqu’il se sent fautif. Je le sais : il se voudrait irréprochable et s’en veut de ne pas y parvenir.

La gueule donc. « Je te cause pas, je t’ignore ». Moi, aussi orgueilleux et fier que con, « Comptez pas sur moi pour le moindre service tant que je n’aurai pas entendu un mea culpa »… Je jouais, un peu. Je savais que ça ne pouvait pas durer : je les aime déjà trop, ces petits … La question était juste de savoir qui ferait le premier geste. Et comment… J’ai été bien servi. Hier.

« Petit z. » a fait fort ! Alors que je travaillais à ranger mon garage en prévision de futurs travaux (si, si, je vais réussir à trouver le courage !), voici que débarque sa petite amie. Adorable, jolie comme un cœur dans la fraîcheur de ses dix-huit printemps.

-          « Petit z. » n’est pas là ?

-          Ah ! Non ! Il a disparu depuis trois jours, le bonhomme !

-          Mais il m’a dit de venir le rejoindre ici, qu’il arrivait !

-          Ah bon ? Manque pas de souffle le drôle !

Et que voulez-vous que je fis ? Jai tenu compagnie à la donzelle en l’attendant. J’allais quand même pas étaler sur la place nos petites bisbilles… La gamine est vive et intelligente, curieuse et ouverte. « Petit z. » lui ayant parlé de moi, elle a voulu en savoir davantage. Bref une belle et douce conversation que j’ai terminée en lui offrant l’un de mes pots de confiture pour sa mère…

Je vais où, là ???

Lorsque « Petit z. » est arrivé, j’ai eu tout plein de frissons. Sa mine était inquiétante. Il a zoné, ce môme. Après avoir embrassé sa belle, j’ai aussi eu droit à  ses bisous, et il s’est précipité sous la douche.

Que voulez-vous que je râle ou mesquine ? Je me suis éclipsé pour les laisser se retrouver. L’aîné paierait pour deux, voilà tout.

Mais le futé a fait encore plus fort ! Comme j’affectais de ne plus leur servir de taxi, il s’est fait ramener du boulot par ses parents ! J’ai donc fait la connaissance de la maman, et le papa que j'avais déjà rencontré, m’a tenu compagnie pendant que le fiston faisait les honneurs de « son logement » pour sa mère. Maman qui,  pour l’occasion, a fait la connaissance de la copine de « Petit z. ». Prévenus à temps, les amoureux étaient dans une tenue présentable… L’aurait plus manqué que la maman vive ce que j’ai vécu le premier jour !

Que voulez-vous que je râle ou mesquine ? J’étais piégé, avec finesse, et je me devais de me montrer bon joueur. Je les aime déjà trop, ces petits …

Lorsque les parents sont partis, « Petit z. » et sa copine sont allés faire un tour, et je me suis retrouvé en tête à tête avec Aziz. Je le dis tout de suite : je n’ai pas été capable d’aller jusqu’au bout de mes reproches. Ma voix était trop chevrotante. Et Aziz était tellement contrit, tellement désireux d’aplanir les difficultés ! Et puis, c’est vrai : toute cette myriade de petits reproches ne reposait que sur des maladresses, des actes involontaires,  de ridicules mesquineries.

Réconciliés.

Et aussitôt le garçon fait appel à mes connaissances techniques pour tester une « playStation » dernier cri sur mon vieil ordinateur… Quand on me prend par mes compétences… Nous avons bien bossé, pendant que dehors il tombait des cordes. Le temps pourri est de retour.

Appel sur le portable d’Aziz du « mignon cousin ». En train de péter les plombs seul dans son appartement par ce temps, il demande s’il peut venir. Je ne vois pas pourquoi je me priverais de ce plaisir ! Et sur la route il récupère un copain de la bande, S., que je connais bien maintenant. Que dire de celui-ci ? Disons que ses parents n’ont pas réussi à le faire moche. Encore un canon de vingt et un ans ! Le monde est sans pitié pour moi ! Je me retrouve ainsi pour la soirée entouré de quatre jeunes hétéros bon teint, de vingt à vingt-cinq ans, plus mignons les uns que les autres, mais plus inaccessibles, ya pas !!

Et je dois l’avouer… J’ai été heureux comme ce n’est pas permis.

Nous avons discuté, bataillé, rigolé. J’ai réglé mes comptes avec S., chez qui je soupçonnais une homophobie plus ou plus larvée, plus ou moins contrôlée pour ne pas gêner Aziz dans ses rapports avec son « propriétaire »… Mais non. Il est juste un peu coincé, mal à l’aise. Comment pourrais-je le lui reprocher ?

Nous avons regardé les photos que j’avais faites d’Aziz et du « mignon cousin » un certain soir. J’ai imprimé, à la demande…

Dehors, il continuait à tomber des cordes.

Nous avons commandé des pizzas, et nous avons mangé tous les cinq, autour de la table mais sur le pouce, de façon informelle, en riant et en racontant des blagues…

Deux labradors se promènent ensemble. L’un est français, l’autre est arabe… Le français a récupéré un bel os qu’il tient fièrement dans sa gueule, jalousé par le chien arabe… Qui se décide à prendre une initiative :

-          Dis, li genti chien, comment ti t’appel ?

-          Jaaaacques, répond fièrement le français en ouvrant largement sa gueule et en laissant tomber l’os que l’autre récupère aussitôt !

Le labrador français est horriblement vexé de s’être laissé ainsi piéger par un arabe, lui qui est du pays de La Fontaine ! Il ne dit rien dans l’immédiat, laisse passer un peu de temps, et finalement…

-          Oui, mais tu m’as pas dit, toi, comment tu t’appelles ?

-          Drriiissss ! Répond le labrador arabe sans desserrer les dents !

Et ils étaient pliés de rire !

Mister LP, le grand chef d’un parti d’extrême droite rentre chez lui au volant de sa voiture.

Il aperçoit un autostoppeur sur le bas-côté, et en s’approchant, voit que c’est un arabe. Un rapide coup d’œil dans tous les sens et dans le rétroviseur : personne à l’horizon ! Un coup d’accélération, un coup de volant, et l’arabe est envoyé dans les décors, en miettes…

Il continue, aperçoit un autre autostoppeur, et en s’approchant, voit que c’est un arabe. Un rapide coup d’œil dans tous les sens et dans le rétroviseur : personne à l’horizon ! Un coup d’accélération, un coup de volant, un coup de pare-choc, et l’arabe est envoyé dans les décors, en miettes…

Il continue, aperçoit un autre autostoppeur, et en s’approchant, voit que c’est un arabe. Un rapide coup d’œil dans tous les sens et dans le rétroviseur : personne à l’horizon ! Oh ! Et puis non, c’est trop monotone ! Il va essayer de s’amuser un peu plus… Il ralentie, s’arrête, et fait monter le voyageur. Pendant le trajet, celui-ci le reconnais, et n’en croit pas ses yeux !

-          Oh !! Mister LP ! Oh que ti es gentil ! Et moi qui crouyait qué ti aimé pas li arab !

-          Mais tout ça ce sont des histoires ! C’est juste de la politique ! la preuve ! Tiens, je t’invite à boire un verre dans ma maison, nous arrivons !

Et le brave arabe va d’émerveillements en émerveillements ! Tout est tellement beau, tellement « class » ! Presque tous les objets sont de marque Lacoste ! Quelle merveille !

-          Oh, dis ! Ti en a di bel choses, dis ! Ti as beaucoup di Lacoste ! C’est beau !

-          Oui, j’aime bien cette marque ! D’ailleurs, même ma piscine est une piscine Lacoste, viens voir !

Et il le conduit au dehors où se trouve une très belle piscine où il lui propose de se rafraîchir.

Enivré de tant de belles choses, l’arabe ne se fait pas prier, et plonge. Il n’a pas le temps de voir foncer sur lui l’énorme crocodile qui n’en fait qu’une bouchée…

Et de nouveau pliés de rire !!

J’avais l’impression de ne pas avoir tout compris… Je demandais des éclaircissements : paraît-il que les marocains sont outrageusement entichés de la marque Lacoste… D’où cette histoire qui les fait rire.

Si mes chers compatriotes de souche avaient autant d’autodérision !

 

Nous n’avons pas trop traîné : Tous ces jeunes travaillent tôt le matin. Je l’oublie parfois. C’est tellement facile de s’habituer à ne plus avoir d’obligations !

Mais quelle soirée ! Bon, ok, le bourdon est revenu dans la nuit, et je n’ai pas très, très bien dormi. Il y a seulement quelques semaines, j’étais tellement seul ! Désespérément seul ! Cette vie qui va dans tous les sens, quel bonheur, quelle ivresse. Ya juste ce petit truc ridicule. Mesquin. Qui se cache (de plus en plus) entre mes jambes… Il va falloir que j’attende une rencontre dans un fourré, pour l’apaiser. Ici, les sentiments. Dans les chemins creux, le cul. Dichotomie. Hé, merde !

Publié dans : Encore y croire
Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Retour à l'accueil

Vous ne savez plus où vous en êtes de votre ballade...

Pour un retour en 1ère page de l'accueil,

Cliquez sur la bannière ou bien

ICI   

 

Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...

Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!

1011170025m

Clin d'oeil !

 

Bonjour...

    Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...

     

Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!        
 Juillet 2012        
      J'ai obtenu le statut de résident étranger au Maroc.
            C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Seulement, il y avait ce satané véhicule ! Je n'ai plus le droit d'avoir mon jouet décapotable français. Je suis rentré en France pour essayer de le vendre afin de racheter un petit véhicule au Maroc. Seulement voila. En période de crise, ce genre de véhicule ne se vend pas ! Ou bien les acquéreurs potentiels n'osent pas investir dans de la fantaisie, ou bien ils ont les moyens d'acheter le même véhicule neuf...
Bref... Je n'ai eu d'autre solution que de racheter moi-même le cabriolet, au prix fort (plus de 22 000 €uros, soit 5000 €uros de plus que l'estimation communément admise. Se rajoutent les frais de douane ("Mise en circulation" au Maroc), environ 11 000 €uros, l'assurance marocaine (l'ancienne assurance ne peut avoir cours à l'étranger), couverture à payer en une fois annuelle (environ 1000 €) Plus... Plus...
Bref... Je suis plus pressé qu'un citron... Mais je suis près de lui.
. Je veux vivre par et pour lui.  Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, maintenant. Tout de suite.   
       
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
 
       
 En tête de colonne, vous trouverez le sommaire des archives.

 

Visiteur

tumblr hit counter

Depuis le début :  16671 

En ligne : Selon OB :  2 

Qui je suis

  • Boby
  • Les petites histoires de Boby
  • Homme
  • 29/04/1945
  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, j'ai redécouvert l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune ! C'est lui qui m'a choisi, et je n'ai pas su dire non...

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-deux ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt deux ans qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

J'ai de plus en plus peur. Je sais, je suis totalement ridicule de trouver ceci un peu trop.

"Le marié est-il trop beau ?"

Et puis, quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. C'est inéluctable. 24/67, ratio incontournable. Je verrai.

J'imagine encore que je saurai être digne.

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés