Une nouvelle petite rubrique que je vais ouvrir dans la colonne de gauche. Pour moi. Pour essayer de m’obliger à tenir cette nouvelle gageure improbable : je vais essayer de perdre quelques kilos.
C’est le printemps. Ma maison devient plus accueillante. A mon tour de faire un
effort.
Et là, il s’agit d’une autre paire de manches que le sevrage tabagique !
Ce ne fut pas évident pour moi de comprendre où se situaient les difficultés majeures. Après tout, on pourrait penser que dans les
deux cas il n’est question que de faire preuve d’un peu de bonne volonté. Oh que non ! Et je crois avoir trouvé une raison, une explication, plausible : la motivation soutenue ou non
par les résultats. Je m’explique :
Pour le sevrage tabagique, chaque cigarette évitée, chaque pulsion dominée, chaque journée bouclée sans tabac est (ou peut être considérée comme) une très grande victoire. Le chemin de croix est
jalonné par des preuves tangibles de l’avancée. Même les chutes peuvent faire partie de la progression. (Si j’ose, en cette période pascale. Mais je
suis mécréant à un tel point ! Et puis, na ! La momie survivante qui sert de chef à cette secte n’a qu’à dire moins de conneries. Et peut-être deviendrai-je respectueux. Après tout…
J’ai bien réussi à arrêter le tabac ! Avec une peu de bonne volonté, je pourrais essayer de devenir respectueux !)
Pour un régime alimentaire, non seulement rien ne permet de jalonner la progression, mais les marqueurs eux-mêmes sont couramment traites et menteurs. Et j’ai beau le savoir par
expérience !... En premier lieu, il faut plusieurs jours, voire dans mon cas plusieurs semaines pour que les premiers signes encourageants apparaissent sur le cadran de la balance. Mais en
plus, au beau milieu des efforts, en pleine période de lutte, juste quand on se sent plutôt satisfait de ses victoires sur soi-même, vlan ! Le témoin affiche ironiquement un kilo ou un kilo
et demi de plus. Juste pour rigoler ! Mortel !
Et là, pour ne pas baisser les bras, ce n’est pas du courage qu’il faut. C’est de l’abnégation.
J’ai digéré la dernière visite chez celui qui me sert de médecin de famille. (J’ignore si cette digestion m’a fait prendre ou perdre quelques grammes…). Je n’ai pas dit mon dernier mot ! Je
compte bien le relancer pour la mise en œuvre de mesures drastiques. Une cure peut-être, puisqu’il refuse l’hospitalisation. Mais en attendant, je ne pouvais plus rester les bras ballants. Je
n’ai pas envie de rester à la merci d’une autre soirée infernale. Je dois essayer d’avancer. Et puis c’est la saison ! Faut
que je mette les bouchées doubles si je veux pouvoir exposer cet été un corps de rêve sur la plage ! (Zut ! les expressions familières ! Faut que je diminue les bouchées ! Et
que j’en supprime quelques unes !)
Bref. J’ai tenté le coup de rencontrer une diététicienne dont mon toubib m’avait donné les coordonnées. Je l’ai vue.
Une adorable jeune femme, mignonne comme un cœur. J’avais plus envie de la prendre sur mes genoux pour lui chanter « Dodo, m’amour » que d’écouter ses conseils pour améliorer ma nutrition.
Je vais les écouter. Je vais jouer le jeu. J’ai dit. Je crains un peu de partir perdant. Pas la foi. D’où la décision aujourd’hui de
créer cette rubrique. Indiscutablement, le fait que j’aie lancé la série de billets « Chronique d’une gageure » m’a énormément aidé à tenir le sevrage tabagique. Il faut que j’apprenne
à utiliser mon orgueil. Qu’il serve au moins à quelque chose. Il m’a tellement fait de mal !
Alors, voila. Vous reverrez ce cadran, de temps en temps. Colonne de gauche.
Vous ne savez plus où vous en êtes de votre ballade...
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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...
Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!
Clin d'oeil !
Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
Depuis le début : 27723
En ligne : Selon OB : 1
Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-deux ans.
Passion soudaine et prodigieusement agréable...
... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt deux ans qu'il ne me quitte que pour aller travailler !
Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...
Vieux ? Qui ose parler de vieux ?
Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.
J'ai de plus en plus peur. Je sais, je suis totalement ridicule de trouver ceci un peu trop.
"Le marié est-il trop beau ?"
Et puis, quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable, ne sera pas facile.
Pourtant. C'est inéluctable. 24/67, ratio incontournable. Je verrai.
J'imagine encore que je saurai être digne.