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Jeudi 15 janvier 2009 4 15 /01 /Jan /2009 19:34

Pontifiant. Pontifiant et vain. Voila les deux qualitatifs qui me nouaient la gorge après avoir relu mon dernier billet. Ressenti assez effroyable de me débattre dans une flaque de quelques centimètres d’eau, où le flasque pachyderme que je suis manquait de se noyer.

Il avait suffit de quelques échanges acidulés sur MSN avec d’affectueux amis…

C’était bien moi qui, dans ce texte, avais entrouvert la porte à ce mot redoutable : témoignage.

 

Je me suis souvenu avec quelle distance prétentieuse j’avais rejeté, j'en parle ici, la proposition d’apporter ma contribution à une émission sur l’homoparentalité.

La dite émission a été diffusée début janvier.

J’ai profité des cours de rattrapage de GayClic pour, finalement, la visionner en entier.

Et ? Alors ?

J’ai été bien soulagé de m’être abstenu.

Je n’ai pas su récupérer des extraits de cette vidéo. C’est bien dommage. J’aurais pu faire deux ou trois montages amusants, pour illustrer comment on pouvait tenir l’antenne en alignant doctement de fades platitudes. Tout en restant dans le politiquement correct.

Mais c’eut été tout aussi vain et inutile que l’émission elle-même.

Les couples de parents hors normes rencontrent les mêmes difficultés éducatives et les mêmes joies que les couples traditionnels. Voila. C’est dit. Résumé exhaustif. Quel enrichissement !

 

Il n’y avait là rien qui réponde vraiment à mon interrogation sur l’intérêt des témoignages. Et je ne pouvais me satisfaire une fois encore de balayer d’un revers de main toute éventualité d’une parole publique. Malgré la crève qui me cloue à la maison depuis quelques jours, et transforme mon cerveau en un plat de riz de veau un peu trop cuit, j’ai essayé de prolonger ma réflexion.

Que m’apportaient, personnellement, ces témoignages ? Très peu. Une phrase, glissée à un moment par l’une des deux mères. Quelque chose comme : « Nous devons nous attendre à ce que les petites difficultés de nos enfants, inévitables à l’adolescence, soient imputées à notre mode de vie hors normes ». Je me suis tant et tant interrogé sur ma responsabilité vis-à-vis de mes enfants, dans les difficultés qu’ils semblent éprouver à s’intégrer dans le monde économique actuel ! Mais ce n’était ici qu’une réflexion. Gratuite. Sans argument et contre-argument. Une concession à la morale dominante, qui se voulait dignement assumée.

Que pouvaient apporter aux « autres », aux hétéros-normés, ces quelques exemples de vie, quand bien même heureuse et épanouie, mais présentés comme des exceptions ? Rien. Ou tellement peu. L’exception justifie la règle. Toujours.

 

Alors ?

Combien j’aurais préféré une émission rigoureuse faite par un vrai journaliste, avec de véritables arguments, étayée par des apports d’intellectuels, psychologues, sociologues, pédiatres, intervenants sociaux.

Quelque chose comme : « L’éducation des enfants dans une cellule familiale homoparentale. Avantages et inconvénients. »

Ou bien : « Risques et bénéfices d’ouvrir l’adoption à des structures familiales non traditionnelles, célibataires et couples unisexes. »

Ou bien : «  Structure et rôle de la cellule familiale dans le monde moderne : parents célibataires, familles reconstituées, couples homoparentaux, unions libres, familles traditionnelles. »

Ou bien : « Le mariage, le PACS, l’union libre, le concubinage, la coparentalité, et les enfants dans tout ça ? »

Ou bien : «  Le désir d’enfant, et l’aptitude à l’assumer quel qu’en soit le prix. »

 

Faut pas rêver.

 

Enfin, mais je ne saurais pas encore, dans l’instant, vraiment expliquer le malaise que je ressens, à constater la multiplication de ces témoignages consensuels. Car il faut le constater. Ils se multiplient ces derniers temps :

 

-          Les maternelles : l’homosexualité chez les ados (Fr5 : 12 janvier 2009)

-          C’est quoi, l’amour ? L’homoparentalité. (TF1 : 9 janvier 2009)

-          Homophobie à l’italienne (Arte : 3 janvier 2009)

-          La bisexualité : tout un art ? (Arte : 18 décembre 2008)

-          Toute une histoire. Comment révéler son homosexualité à ses proches ? (Fr2 : 18 décembre 2008)

Je ne remonte pas plus… Delarue tient l’affiche…

 

Et je ne parle pas des séries, souvent de qualité, telles « Clara Sheller »…

 

Tout serait donc pour le mieux dans le monde des bisounours ?

 

Le malaise, il est là, je crois.

J’aimerais mieux que l’on parle davantage :

 

-          Des 9 sénégalais incarcérés pour homosexualité (Ce qui a « ému » notre cher clown) ;

-          Des deux jeunes de Valenciennes ayant subi une agression homophobe ;

-          Du refus d’autoriser les gays déclarés à donner leur sang (toutes précautions étant prises par ailleurs) ;

-          De la « Proposition 8 » entérinée qui fait faire une sacrée marche arrière aux USA d’Obama ;

-          De « Brokeback Mountain » censuré en Italie ;

-          Du maire de Moscou qui rejette avec mépris la « Gay Pride » ;

-          Etc. …

 

Dans certains de ces cas, les témoignages accablants sont apportés par les acteurs. Malgré eux. Dans leur chair. La réalité de la vie rend bien modeste.

 

Non, non, et non. Tout ne va pas pour le mieux dans ce monde.

L’homophobie est encore là. Bien là.

Prétendre témoigner dans les conditions proposées par ces émissions serait inconvenant.

Et illusoire.


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Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!        
 Juillet 2012        
      J'ai obtenu le statut de résident étranger au Maroc.
            C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Seulement, il y avait ce satané véhicule ! Je n'ai plus le droit d'avoir mon jouet décapotable français. Je suis rentré en France pour essayer de le vendre afin de racheter un petit véhicule au Maroc. Seulement voila. En période de crise, ce genre de véhicule ne se vend pas ! Ou bien les acquéreurs potentiels n'osent pas investir dans de la fantaisie, ou bien ils ont les moyens d'acheter le même véhicule neuf...
Bref... Je n'ai eu d'autre solution que de racheter moi-même le cabriolet, au prix fort (plus de 22 000 €uros, soit 5000 €uros de plus que l'estimation communément admise. Se rajoutent les frais de douane ("Mise en circulation" au Maroc), environ 11 000 €uros, l'assurance marocaine (l'ancienne assurance ne peut avoir cours à l'étranger), couverture à payer en une fois annuelle (environ 1000 €) Plus... Plus...
Bref... Je suis plus pressé qu'un citron... Mais je suis près de lui.
. Je veux vivre par et pour lui.  Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, maintenant. Tout de suite.   
       
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Qui je suis

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  • Les petites histoires de Boby
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  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, j'ai redécouvert l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune ! C'est lui qui m'a choisi, et je n'ai pas su dire non...

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-deux ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt deux ans qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

J'ai de plus en plus peur. Je sais, je suis totalement ridicule de trouver ceci un peu trop.

"Le marié est-il trop beau ?"

Et puis, quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. C'est inéluctable. 24/67, ratio incontournable. Je verrai.

J'imagine encore que je saurai être digne.

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