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Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /Nov /2008 23:39

 

Lorsque vous êtes une personne âgée de 91 ans, veuve depuis dix ans, et que vous apprenez que votre fille, votre petite dernière est atteinte d’une maladie incurable qui va très bientôt l’emporter, vous faites tout ce qui est en votre pouvoir pour que ses derniers instants soient le moins pénible possible.

Lorsque la maladie a le dernier mot, votre chagrin est immense. Incommensurable.

Vous faites de votre mieux pour vous rapprocher de ceux qui l’ont connue, pour partager leur peine. Comme vous êtes une vieille dame avec une difficile et prodigieuse expérience, vous pensez  à la douleur du mari, des enfants…

 

Pas dans la famille de Monique. Ne vous laissez pas leurrer par l’appel aux sentiments. J’ai su (j’étais confidentiellement prévenu de l’arrivée de la lettre) que le malheureux clerc de notaire avait eu beaucoup de mal à contenir l’agressivité de la dame. Il a offert de rédiger un modèle de lettre. L’arthrose des mains de l’aïeule a fait le reste…

 

Je suis effondré. Bien entendu j’ai beaucoup hésité à publier son courrier et ma réponse.

Certains d’entre vous commencent à connaître les travers de ma volonté de transparence.

Et pour moi, c’est une thérapie. Elle vaut ce qu’elle vaut.





Mamy,

 

Mon courrier sera également imprimé, pour vous faciliter la lecture.

 

J’ai bien reçu votre lettre recommandée en fin de semaine dernière. J’ai préféré prendre un peu de recul afin de vous répondre plus sereinement.

Le choc fut en effet très violent à la lecture de ce que vous osiez me demander. Je savais que vous ne respectez rien, que votre haine n’a d’égale que votre méchanceté et votre cupidité, mais de là à ne même pas honorer la mémoire de votre propre fille ! Même après ces quelques jours j’ai du mal à en croire mes yeux.

Les termes employés et votre amabilité apparente m’ont fortement surpris dans un premier temps. Pas très longtemps. Le fait que le courrier soit dactylographié supposait que vous ayez fait appel à une tierce personne. J’imaginais mal G. se prêter à une telle mascarade, et puis un petit coupon est tombé de l’enveloppe… Le bordereau d’accompagnement de l’original transmis par l’étude de votre notaire ! Ainsi tout est plus clair.

Non seulement votre démarche est rien moins qu’aimable, mais vous avez fait appel à un notaire. Sans doute avec à l’origine la volonté d’intenter contre moi quelque procédure administrative sinon judiciaire. Je vous retrouve bien là. Et je suppose que le malheureux Notaire a dû avoir peine à vous faire admettre que vous deviez mettre les formes dans votre demande qui ne repose sur aucun droit !

Ainsi donc, vous comprendrez bien que je m’aligne sur votre démarche, et que je transmettrai un double de ce courrier aux personnes concernées, à savoir :

-   Votre notaire, véritable auteur du courrier ;

-   P. et G., qui ne peuvent ignorer votre duplicité ; (Note: soeur de Monique et beau-frère)

-   Mes enfants, bien entendu ;

-   Mes dossiers.

 

Avant de répondre à vos demandes, je crois utile de vous rappeler que votre fille était majeure et indépendante. Depuis un certain temps déjà. Vous le savez bien, elle a toujours géré sa vie comme elle l’entendait.

Monique a su qu’elle était condamnée en janvier 2007. Il tombe sous le sens qu’elle a eu tout le temps d’organiser son « après » et de prendre toutes les dispositions qu’elle jugeait utiles.

Frédéric, Xavier et Karine étaient auprès d’elle les deux derniers mois, et ma femme a passé beaucoup de temps avec eux pour organiser la répartition de ses maigres biens propres.

Que vous osiez réclamer un dû qu’elle ne vous reconnaissait pas dépasse l’entendement.

 

-   Elle a fait don des correspondances à qui elle voulait ;

-   Elle a considéré que les souvenirs historiques de la famille concernent au premier chef ses enfants (qui se trouvent être VOS petits enfants) ;

-   Nous avions abordé le problème des clefs de votre maison, et Monique m’avait demandé de les garder. Je les garde donc.

Voila pour la réponse à vos demandes précises.

 

Maintenant, je ne peux me contenter de clore aussi laconiquement ce courrier.

 

Taire l’hypocrisie de votre attitude est au dessus de mes forces.

Ainsi, vous osez dire que vous avez du chagrin et que vous pleurez votre fille !

Il eut mieux valu que vous lui montriez votre amour de son vivant !

 

Dois-je vous rappeler qu’il y a à peine un an, hospitalisée et au plus mal, il a fallu qu’elle élève la voix au téléphone, et vous fasse un courrier pour exiger que vous ayez un peu plus de respect envers moi ? Vous vous êtes pliée à ses exigences, jusqu’à sa mort. Au lendemain même de son décès, vous donniez de nouveau libre cours à votre haine agressive. Sous le prétexte fallacieux que je ne vous avais pas informée moi-même, ayant demandé l’aide de G. pour prévenir la famille du côté de ma femme. Vous êtes-vous alors questionnée quant au niveau de ma douleur ?

Dois-je vous rappeler que vous avez manœuvré de sorte que personne de votre famille ne soit présent à l’enterrement de Monique ? Hormis Paul, présent lui, à titre personnel, compte tenu de ses liens privilégiés avec Monique. Vous ne pouviez vous déplacer. Je le comprends. Mais de là à vous inquiéter en premier lieu des possibilités de faire votre marché de fin de semaine, et de faire en sorte que personne ne puisse vous représenter à la cérémonie !!

Dois-je vous rappeler qu’en Mai 2007, j’ai convaincu Monique de monter dans la région Parisienne, malgré son état, pour venir vous voir ? Je ne sais pas ce qu’il s’est passé lors de votre première et unique rencontre, mais Monique n’a plus voulu repasser chez vous avant notre départ quinze jours plus tard ! Lorsque je l’ai pressée de me dire ce qu’il s’était passé, blême et les traits tirés, elle a refusé catégoriquement de me répondre. « Non, il vaut mieux que tu ne saches pas… » Elle n’est pas revenue vous voir, alors qu’elle savait parfaitement qu’il ne lui restait que quelques semaines à vivre. Vous rendez-vous seulement compte de ce que cela signifie ? Pouvez-vous comprendre que j’en ai été bouleversé ?

Dois-je vous raconter le nombre insupportable de fois où j’ai passé des heures à consoler votre fille mise dans tous ses états après qu’elle vous eut téléphoné ? Alors qu’elle était mourante et que vous le saviez ! Votre refus borné de prendre une aide à domicile, faisant peser le poids de la culpabilité sur Monique, pour avoir osé choisir de s’éloigner de vous afin de venir mourir sur les terres de sa naissance ! Vous avez fait le malheur de votre propre enfant dans ses dernières semaines. Jamais je ne l’oublierai.

Alors, vous pouvez faire tous les simagrées que vous voulez. Je n’ai pas mis les pieds chez vous depuis des années, mais j’imagine très bien que vous avez dû couvrir vos miroirs et vos murs de photos de Monique (Très probablement en ayant pris soin au préalable de me supprimer de ces clichés !). Vous ne leurrez personne. Et surtout pas moi.

Vous n’aimez que vous. Et l’argent.

Au point de souhaiter dépecer le cadavre de votre propre enfant !

 

Inévitablement, mon courrier va remettre en avant la scène si pénible d’il y a quelques années, je crois donc indispensable de poser ici, noir sur blanc la véritable version des faits. J’ai toujours minimisé l’importance de vos fabulations sur ce sujet, essayant de dédramatiser vis-à-vis de Monique. N’ayant plus ma femme à protéger, je ne tolèrerai plus vos mensonges.

 

Lorsque pendant ce repas de 2002, j’ai voulu vous remettre en face de la réalité en vous rappelant que Papy était bel et bien décédé depuis près de cinq ans, vous vous êtes emportée, et lorsque Monique, qui ne supportait plus votre enfermement dans le passé, au détriment des vivants, dont elle-même, vous a redit que si, absolument, il était bel et bien mort, vous vous êtes jetée sur elle comme une furie. C’est pour la protéger que j’ai dû vous maîtriser en vous bloquant dans un coin de la véranda, vous tenant fermement par les poignets. Ce qui ne vous a pas empêchée de me cracher au visage et d’essayer de me mettre des coups de genoux dans les parties…

Ridicule de la situation, mais surtout drame insupportable pour Monique qui, bouleversée, réfugiée dans la cour, avait beaucoup de mal à retrouver son calme.

Quelques jours avant, nous avions appris qu’elle était atteinte d’un cancer du sein. Son premier.

Je vous ai alors dit que là, vous aviez dépassé les limites. Que je ne remettrais plus les pieds chez vous sans avoir reçu au préalable des excuses.

Des excuses ? Non seulement vous n’aviez pas l’intention d’en formuler, mais vous avez essayé de détourner la situation à votre profit !

La peau des poignets d’une dame de 85 ans avait bleuie sous mes mains.

Vous vous êtes empressée d’essayer de porter plainte pour coups et blessures !

Vous n’avez pas obtenu le certificat médical nécessaire. En effet, Monique avait tenu à informer votre médecin traitant de l’incident, dès que nous avions quitté votre domicile.

Depuis votre délire haineux n’a plus connu de limite.

Monique m’aimait autant que je l’aimais. Et vous saviez très bien que nous étions un couple très uni ! Indifférente au fait que chacune de vos attaques plantait des couteaux dans le cœur de votre fille, vous n’avez cessé de nous faire du mal. Surtout de faire du mal à Monique et aux enfants. Moi, j’ai l’écorce épaisse.

 

-   Exiger que je restitue les objets que vous m’aviez donnés après le décès de Papy, alors reconnaissante que nous vous ayons accompagnée nuit et jour les dernières semaines ; Oui, déjà des restitutions…

-   Découper les photos pour « m’enlever » des clichés où je figurais ;

-   Déblatérer sur mon compte auprès des rares personnes qui vous rencontriez, y compris les membres de la famille, y compris Monique, y compris mes enfants ! Monique en a tant souffert !

-   Envoyer des copies de ma correspondance avec Papy lorsque j’étais en détention, que vous imaginiez accusatrice, jusqu’au Canada ! C’est Jeannot qui m’en a informé au téléphone, me disant combien il en était désolé.

-   Aller jusqu’à me masquer d’un morceau de papier sur la photo de famille qui trône dans le salon. Mes enfants en ont étés bouleversés.

N’ayant plus jamais remis les pieds chez vous, je ne suis au courant de tout ceci que parce que les témoins m’en ont parlé avec tristesse.

 

Quelle désolation !

 

Je ne pourrai jamais oublier le mal que vous avez fait à ma femme. Votre fille. Moi, simplement, je regrette profondément que les circonstances fassent que P. et G. soient seuls pour vous accompagner dans vos dernières années. Ce serait si simple si vous étiez entourée de tous ! Vous avez encore une fille, deux gendres, cinq petits-enfants, un arrière petit-fils de dix ans que vous ne connaissez pas. Mais vous avez fait fuir tout le monde. Même votre propre famille, vos neveux, vos petits-enfants, ont pris leurs distances…

Moi, finalement, je me console en pensant que votre haine contre moi vous aide à vivre.

Au moins aura-t-elle servi à ça.

Dans quelques jours je monte dans la région parisienne voir mes enfants. En d’autres circonstances, il ne m’aurait pas déplu de vous consacrer quelque temps. Ayant perdu mes parents trop tôt, j’avais reporté toute mon affection vers Papy et vous. Vous avez tout détruit. Avec acharnement.

 

Quelle désolation !

 

Sur la fin de sa vie, Papy avait expliqué à Monique sa situation financière. Il lui avait dit, en parlant de vos économies à tous deux : « Ça, c’est un petit matelas pour que Mamy n’ait aucun souci, le jour où j’oublierai de me réveiller… »

Vous pourriez, grâce à ce petit confort, avoir une aide à domicile régulière et de qualité.

Vous pourriez satisfaire n’importe laquelle de vos envies.

Vous pourriez conserver une véritable autonomie, vous faisant livrer vos courses, faisant appel quand nécessaire à un taxi pour vos déplacements.

Vous pourriez téléphoner régulièrement, sans compter, à vos amis, à vos parents, à vos petits enfants pour demander de leurs nouvelles. Alors, j’en suis convaincu, ils auraient vraiment envie de  vous voir, et de vous téléphoner à leur tour.

Vous pourriez gâter vos proches qui, non par cupidité comme vous le croyez, mais parce qu’ils verraient en vous une âme généreuse, auraient envie de vous entourer…

 

Au lieu de ça, vous ne passez pas trois coups de téléphone par semaine, voire par mois,  aucun appel, ni à vos amis, ni à votre famille, ni aux enfants. Vous attendez que l’on vous appelle. Pour faire des économies ! Vous n’avez jamais la moindre attention envers quiconque, vous avez même interdit que l’on vous souhaite quelque fête que ce soit. Vous vous seriez sentie obligée de rendre la pareille. Vous vous nourrissez mal, vous prenez des risques inconsidérés en effectuant des tâches au dessus de vos forces. Parce que vous refusez toute aide institutionnelle. Pour économiser quoi ? Alors que, d’ailleurs, vous pourriez avoir droit à tout un système d’aides financières. Vous usez et abusez des services de G. (indifférente à ses soucis de santé ! Ce n’est plus, lui-même, un jeune homme !). Et qu’adviendra-t-il lorsque des soucis de santé plus importants l’empêcheront de venir faire vos courses ou de vous aider ? Vous vous plaindrez alors d’être abandonnée, voire vous ferez un procès pour non assistance ? Alors que c’est vous, et votre attitude qui font fuir tout le monde !

 

Quelle désolation ! Monique a tellement pleuré sur ce constat !

 

Elle avait choisie la maison où nous habitions, entre autres parce qu’un petit appartement coquet au rez-de-chaussée aurait permis que vous veniez de temps en temps passer quelques semaines, voire quelques mois avec nous, en restant autant que vous le souhaitiez autonome. Vous avez toujours refusé de venir. Et n’avancez pas l’argument de votre état de santé ! Il y a encore quelques mois, vous auriez parfaitement supporté trois heures de TGV !

 

Oui, quelle désolation !

 

Alors, Mamy, réfléchissez à deux fois avant d’entreprendre une prochaine attaque de ce type. Moi, je ne vous dois plus rien. Je n’attends plus rien : je ne fais plus partie de vos héritiers. En conséquence de quoi, aucune menace ne peut vraiment m’atteindre.

Mais je défendrai bec et ongles les intérêts de mes enfants. Les enfants de Monique. Vos petits enfants.

 

En fait, je suis triste, Mamy. Très triste.

Longue vie à vous.


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Commentaires

Beaucoup de familles ont leur part de sordide..
C'est incroyable d'être aussi "in-humain", l'humain se con-fondant souvant dans l'in-humain...

Personne n'est complètement blanc ni noir, c'est juste une question de degré de l'un ou de l'autre.. Chez nous, il y en a de belle aussi, je compati ...
Commentaire n°1 posté par christie le 20/11/2008 à 09h24

Oui... Je n'ai pas trop tendance à relativiser, vois-tu !

Elle est malade, c'est certain. Une bonne psychothérapie n'aurait pas été inutile. Mon beau-père la contrôlait d'une main ferme. Lorsqu'il n'a plus été là...

Mais Monique en a tant souffert... Tu ne peux pas imaginer.

Réponse de Boby le 20/11/2008 à 18h33
Quelle haine cette "mamy", en relisant son courrier, je crois que ce qui l'interesse le plus, c'est le retour de son jeu de clés du pavillon....Rends-les lui accompagnés d'une plante de chrysanthèmes orné d'un mot de condoléances....
je te souhaite beaucoup de courage et de compassion, l'amour de tes enfants reste l'essentiel et le principal de ta vie.
Bises, Alexandre.
Commentaire n°2 posté par alexandre saint bois le 20/11/2008 à 09h59
Agréable de te voir ici, Alexandre. Merci pour tes encouragements. Et c'est vrai qu'au moins j'ai mes enfants, et leur amour coucounant.
Réponse de Boby le 20/11/2008 à 18h35

Pour avoir connu la "chère vieille chose" je peux témoigner de sa rare bétise et de sa méchanceté ! C'est une personne guindée dans la méchanceté plus sûrement que dans un corset ! Une personne qui n'imagine le monde que vu de sa petite lorgnette et qui tape du pied quand elle s'aperçoit qu'il ne tourne pas dans le sens où elle voudrait le voir tourner. Une personne qui ne peut exister qu'en observant les effets de la douleur qu'elle est encore capable de produire en dépit de son grand âge.

A ta place, je ne lui aurai même pas répondu. J'aurai juste posté le jeu de clé au notaire ! Je sais que tu as promis à Monique, mais qu'est-ce que tu vas en faire de ces clés ? Rien puisque de toute façon elle ne peut pas te sentir !

Commentaire n°3 posté par Miss Zigouzis le 22/11/2008 à 14h05

Erreur, ma grande, erreur !

Rendre les clefs, ce serait confirmer que les ponts sont totalement coupés. C'est de cela dont nous avions parlé avec Monique. Et je ne veux pas couper les ponts !

Karine ou un autre enfant peut souhaiter aller la voir. Et elle ne se déplacerait pas pour ouvrir le portail... Si, si, elle a fait le coup à ma nièce !

Bien sûr, je pourrais faire un double et lui rendre l'original. Mais je me refuse à ces méthodes. Et il est temps que quelqu'un ose lui dire "NON". Avant la dispute, j'étais le seul à pouvoir me permettre de lui dire ses quatre vérités (ceci ayant entraîné cela...). Et je continue. Parce que j'aimais son mari, et sa fille, ma femme, Monique.

Réponse de Boby le 22/11/2008 à 14h27

André Gide disait “Familles, je vous hais”, et je ne sais plus trop qui, “Toutes les familles sont psychopathes”…

Ta situation me rappelle ce que j'ai vécu à la mort de mon père. Ambiance…

Il faut beaucoup de grandeur d'âme pour prendre du recul et garder son calme face à tant de violence. Moi, je ne sais pas encore faire : je réponds au bazooka quand je suis confronté à la méchanceté. Mais je sais que ce n'est pas la solution (je suis loin d'être un exemple ;))

Ne fais pas comme moi, laisse les chiens aboyer. Préserve-toi.

Tes enfants t'aiment, tu les aimes : le reste importe peu. 



Commentaire n°4 posté par deef le 24/11/2008 à 13h31

Oui... C'est ce que le médecin traitant nous a dit lorsque Monique a tenu à le mettre au courant après ce gros clash : "Vous devez vous préserver, vous..."

Mais je n'ai pas le droit de lui tourner entièrement le dos : malgré toutes ces difficultés, Monique ne l'a pas laissée tomber. J'en ai parlé aux enfants. Ils haussent les épaules : blasés...

Réponse de Boby le 24/11/2008 à 18h54

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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...

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Bonjour...

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Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!        
 Juillet 2012        
      J'ai obtenu le statut de résident étranger au Maroc.
            C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Seulement, il y avait ce satané véhicule ! Je n'ai plus le droit d'avoir mon jouet décapotable français. Je suis rentré en France pour essayer de le vendre afin de racheter un petit véhicule au Maroc. Seulement voila. En période de crise, ce genre de véhicule ne se vend pas ! Ou bien les acquéreurs potentiels n'osent pas investir dans de la fantaisie, ou bien ils ont les moyens d'acheter le même véhicule neuf...
Bref... Je n'ai eu d'autre solution que de racheter moi-même le cabriolet, au prix fort (plus de 22 000 €uros, soit 5000 €uros de plus que l'estimation communément admise. Se rajoutent les frais de douane ("Mise en circulation" au Maroc), environ 11 000 €uros, l'assurance marocaine (l'ancienne assurance ne peut avoir cours à l'étranger), couverture à payer en une fois annuelle (environ 1000 €) Plus... Plus...
Bref... Je suis plus pressé qu'un citron... Mais je suis près de lui.
. Je veux vivre par et pour lui.  Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, maintenant. Tout de suite.   
       
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  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, j'ai redécouvert l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune ! C'est lui qui m'a choisi, et je n'ai pas su dire non...

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-deux ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt deux ans qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

J'ai de plus en plus peur. Je sais, je suis totalement ridicule de trouver ceci un peu trop.

"Le marié est-il trop beau ?"

Et puis, quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. C'est inéluctable. 24/67, ratio incontournable. Je verrai.

J'imagine encore que je saurai être digne.

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