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Samedi 1 novembre 2008 6 01 /11 /Nov /2008 13:26

Je n’ai plus rien à dire.

Ferais-je ma coquette ?

Non, je vous le jure. Je n’ai plus rien à dire.

Sans doute la douleur a-t-elle parfois besoin d’une chape de silence.

La date n’a rien à voir. Je ne suis pas chrétien.

 

J’essaye de ne pas décrocher. Je voyage encore un peu dans Netvibes. Histoire de chercher la vie là où elle est.

J’ai lu le dernier billet de l’une de mes libellules. J’ai aimé. Beaucoup. J’ai souri. C’est beaucoup.

Je veux lui offrir une illustration. La mer n’est qu’à 36 kilomètres.

 


 

Il venait de pleuvoir. Monique m’a appelé. Fort. « Viens ! Viens avec ton appareil photo ! »

Nous ne nous lassions pas de ces couchers de soleil vus de notre perron.

Peut-être vous en montrerai-je d’autres. Souvenirs.

 

J’ai lu le dernier billet de mon copain Olivier. J’ai pleuré. Bah ! Je dois essayer de m’habituer.

 

Je suis sorti. Jour de marché. Il faut que je pense à la confiture de citres. C’est la saison. Et si je monte en Ile de France bientôt comme je l'envisage, je dois prévoir des réserves…

En revenant, je me suis arrêté à un passage piéton pour laisser passer. Un jeune black d’une beauté extatique. Des traits d’une pureté troublante, un regard à la fois sombre, chaleureux et pénétrant. Un sourire énigmatique. J’ai pleuré. Seul. Irraisonné. Je dois me faire une raison.

 

Sans savoir, sans réfléchir, j’ai fait mon petit tour. Je me suis demandé ce que je foutais là ? Et j’ai pleuré. J’étais à l’arrêt. J’ai laissé se déverser ce… Ce quoi ?

Quand les sanglots se sont apaisés, que j’ai pu tenir le volant avec suffisamment de sûreté et voir la route autrement que dans un brouillard, je suis rentré. Un automate.

 

Dans les champs déserts, mon passage a fait s’envoler un énorme rapace, visiblement fâché que je trouble sa chasse.

Je lui ai demandé pardon.

 

Je vous demande pardon. Je ne voulais pas écrire. Juste afficher une photo.


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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...

Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!

1011170025m

Clin d'oeil !

 

Bonjour...

    Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...

     

Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!        
 Juillet 2012        
      J'ai obtenu le statut de résident étranger au Maroc.
            C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Seulement, il y avait ce satané véhicule ! Je n'ai plus le droit d'avoir mon jouet décapotable français. Je suis rentré en France pour essayer de le vendre afin de racheter un petit véhicule au Maroc. Seulement voila. En période de crise, ce genre de véhicule ne se vend pas ! Ou bien les acquéreurs potentiels n'osent pas investir dans de la fantaisie, ou bien ils ont les moyens d'acheter le même véhicule neuf...
Bref... Je n'ai eu d'autre solution que de racheter moi-même le cabriolet, au prix fort (plus de 22 000 €uros, soit 5000 €uros de plus que l'estimation communément admise. Se rajoutent les frais de douane ("Mise en circulation" au Maroc), environ 11 000 €uros, l'assurance marocaine (l'ancienne assurance ne peut avoir cours à l'étranger), couverture à payer en une fois annuelle (environ 1000 €) Plus... Plus...
Bref... Je suis plus pressé qu'un citron... Mais je suis près de lui.
. Je veux vivre par et pour lui.  Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, maintenant. Tout de suite.   
       
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
 
       
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Qui je suis

  • Boby
  • Les petites histoires de Boby
  • Homme
  • 29/04/1945
  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, j'ai redécouvert l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune ! C'est lui qui m'a choisi, et je n'ai pas su dire non...

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-deux ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt deux ans qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

J'ai de plus en plus peur. Je sais, je suis totalement ridicule de trouver ceci un peu trop.

"Le marié est-il trop beau ?"

Et puis, quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. C'est inéluctable. 24/67, ratio incontournable. Je verrai.

J'imagine encore que je saurai être digne.

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