Je n’ai plus rien à dire.
Ferais-je ma coquette ?
Non, je vous le jure. Je n’ai plus rien à dire.
Sans doute la douleur a-t-elle parfois besoin d’une chape de silence.
La date n’a rien à voir. Je ne suis pas chrétien.
J’essaye de ne pas décrocher. Je voyage encore un peu dans Netvibes. Histoire de chercher la vie là où elle est.
J’ai lu le dernier billet de l’une de mes libellules. J’ai aimé. Beaucoup. J’ai souri. C’est beaucoup.
Je veux lui offrir une illustration. La mer n’est qu’à 36 kilomètres.
Il venait de pleuvoir. Monique m’a appelé. Fort. « Viens ! Viens avec ton appareil photo ! »
Nous ne nous lassions pas de ces couchers de soleil vus de notre perron.
Peut-être vous en montrerai-je d’autres. Souvenirs.
J’ai lu le dernier billet de mon copain Olivier. J’ai pleuré. Bah ! Je dois essayer de m’habituer.
Je suis sorti. Jour de marché. Il faut que je pense à la confiture de citres. C’est la saison. Et si je monte en Ile de France bientôt comme je l'envisage, je dois prévoir des réserves…
En revenant, je me suis arrêté à un passage piéton pour laisser passer. Un jeune black d’une beauté extatique. Des traits d’une pureté troublante, un regard à la fois sombre, chaleureux et pénétrant. Un sourire énigmatique. J’ai pleuré. Seul. Irraisonné. Je dois me faire une raison.
Sans savoir, sans réfléchir, j’ai fait mon petit tour. Je me suis demandé ce que je foutais là ? Et j’ai pleuré. J’étais à l’arrêt. J’ai laissé se déverser ce… Ce quoi ?
Quand les sanglots se sont apaisés, que j’ai pu tenir le volant avec suffisamment de sûreté et voir la route autrement que dans un brouillard, je suis rentré. Un automate.
Dans les champs déserts, mon passage a fait s’envoler un énorme rapace, visiblement fâché que je trouble sa chasse.
Je lui ai demandé pardon.
Je vous demande pardon. Je ne voulais pas écrire. Juste afficher une photo.
Vous ne savez plus où vous en êtes de votre ballade...
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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...
Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!
Clin d'oeil !
Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
Depuis le début : 26775
En ligne : Selon OB : 2
Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-deux ans.
Passion soudaine et prodigieusement agréable...
... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt deux ans qu'il ne me quitte que pour aller travailler !
Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...
Vieux ? Qui ose parler de vieux ?
Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.
J'ai de plus en plus peur. Je sais, je suis totalement ridicule de trouver ceci un peu trop.
"Le marié est-il trop beau ?"
Et puis, quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable, ne sera pas facile.
Pourtant. C'est inéluctable. 24/67, ratio incontournable. Je verrai.
J'imagine encore que je saurai être digne.