La perle du jour !!

mercredi 27 soir.
Perle21.jpg
Oh ! Monsieur Google dites-moi comment vous faites le lien entre cette requête et mon blog ???
C'est simple :
Perle21a.jpg
(cliquez pour mieux lire ! Trop fort !
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mardi soir.
Perle18.jpg
Vous croyez que l'on peut utiliser Google pour faire une déclaration ?
J'veux savoir qui ! J'veux savoir qui !
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mardi 19 janvier 


Perle17.jpg

?? Je ne sais pas qui a voté ce jour là !
Pas ma mère : elle me mettait au monde !

Coups de béguins !


« Si vous vivez chaque jour comme s’il était le dernier, vous finirez un jour par avoir raison. »

Inculte ! J'ignorais jusqu'à aujourd'hui cette citation. Pourtant, je l'ai toujours fait mienne. D'ailleurs, je ferais bien mien l'ensemble de ce texte ! Chapeau, Monsieur Steve Jobs !

Steve Job - Stay Hungry, Stay Foolish from G2 on Vimeo.

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Monomaniaque
Taia001.jpg
 

Abdellah Taïa répond aux questions des étudiants de l’Institut des Hautes Etudes de Management de Rabat, Maroc. (Ce petit film a été enregistré le dimanche 20 décembre 2009 à Paris. )

 Publié par Daniel C. Hall - dans Les Toiles Roses

Bonjour...

 
Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...
Ensuite, au fil des jours, j'ai continué à éditer des billets d'humeur. Sans véritable chronologie.
Aujourd'hui, ce blog redevient un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'a plus guère d'importance.


Quand même, pour une meilleure compréhension,

pour ceux qui découvrent ce Blog...Mieux vaut suivre un ordre chronologique.

(En tête de colonne, vous trouverez le sommaire des archives...)

  L'accès aux commentaires est réouvert. En faire un usage modéré : peut être dangereux pour la santé.
Et puis il est toujours possible de :
>>Me contacter par mail<<

16/12 : je suis de retour.
Sans savoir si vraiment j'ai envie d'être ici.

29/01/2010 : Toujours là, et je m'accroche.
De plus en plus amoureux.
De plus en plus ridicule.
Mais que c'est bon !
 

Visiteurs

Dans sa première version ce blog a rencontré :
35 515   Visiteurs...
Puis une nouvelle version a amené les compteurs à :
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Qui je suis

  • : Boby
  • Les petites histoires de Boby
  • : Homme
  • : 29/04/1945
  • : Provence Région Parisienne ARLES Gascon
  • : Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • : Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. Maintenant, amoureux d'un petit hétéro de la vingtaine... Le comble du ridicule.
Jeudi 10 avril 2008 4 10 /04 /2008 01:51

Oui, après des jours de réflexion, c’est décidé, j’arrête ce blog.

Pas de coup de blues ou de moment de déprime dans cette décision. Une évidence, qui s’impose à moi, après m’avoir fait la nique pendant des semaines.

Je le disais sur mon Blog-It : et si j’arrêtais de faire semblant ?

 

Je dois aux quelques lecteurs fidèles un minimum d’explications. Mots bien pesés. Pas de justifications. De simples explications.

Comme il n’y a et il n’y aura aucune animosité dans les remarques que je pourrais faire sur un tel ou une autre. Moi seul suis en cause. Certains me l’ont dit : j’ai fait, dès les premiers billets, volonté de transparence. Excès de franchise même, sans doute. Au point que j’ai fini par ne plus être moi. Ce n’est pas clair pour vous ? Ça ne l’est pas encore tout à fait pour moi. Et je compte bien sur ce dernier billet, pour clôturer cette expérience dans la sérénité.

 

Je l’ai dit à maintes reprises, je ne m’y attarderai donc pas. D’autant qu’il ne s’agit en aucun cas de faire un bilan. J’en ai fait un, en son temps. Aujourd’hui cela ne présenterait aucun intérêt. Donc. Ce blog a été d’une importance primordiale pour moi. Il m’a accompagné, soutenu, secoué quand c’était nécessaire. Il m’a aidé à comprendre mon attitude face à Monique et à sa maladie. D’une certaine façon il a sans doute ouvert les portes de grandes et belles discussions avec mes enfants. Il m’a fait rencontrer des amis qui, sans lui, ne m’auraient sans doute jamais rencontré, ni même regardé. Dont acte.

Il ne m’apporte plus d’apaisements, plutôt même des souffrances, il me fait me replier sur moi-même et un petit cercle sécurisant, il me renvoie des images de moi qui ne sont pas moi. Il m’interdit de dire ce que je pense, d’écrire ce que je sens, de pleurer si j’en ai envie. Il me fait culpabiliser pour ce que je ne fais pas, il me fait rougir pour ce que je fais, il met le doigt, continuellement là où ça fait mal. Au point que je n’ose plus écrire, plus lire les autres, plus me lâcher… Dont acte. Stop.

 

J’ai envie de reprendre quelques éléments, là. Pour moi. Pour réfléchir une dernière fois à haute voix. Mais seul. Face à moi-même. Dans un bric-à-brac volontaire, où le futile côtoiera le primordial, l’anecdote les révélations douloureuses, le juste l’injuste, le bien le mal, le clair le pas clair, le clair le sombre, le clair le trouble. Pas d’autre volonté que celle de refuser un plan construit, ou quelque chose qui pourrait ressembler à un raisonnement, nécessairement fallacieux. La douleur n’a pas de grade, de hiérarchie, d’ordre d’importance. Elle ne dit pas toujours son nom. Des petites choses s’empilent comme ça, mine de rien. Et forment un mur infranchissable, menaçant, étouffant.

Il y a les lecteurs, bien sûr, sans lesquels un blog ne resterait qu’un journal intime. Oh ! Pas les compagnons de route, habitués ou occasionnels, qui de temps en temps font un petit coucou ou gratifient d’un affectueux clin d’œil. Non, ceux là, ils m’ont seulement fait hésiter à prendre la décision…

Mais les inconnus, qui se tapissent dans l’ombre du filet et viennent par surprise jeter un œil. Se faire une opinion, prendre ce qu’ils ont envie, mais surtout sans esquisser le moindre engagement. Je ne sais pas vous. Moi, il m’est arrivé de me faire chiper une place de parking sous le nez, alors que je commençais la manœuvre pour bien me garer. Cela me met dans une rage folle. Pourtant, le mec ou la fille ne m’a rien pris. Parfois même ne m’a même pas vu. Il ou elle utilise une place publique en se montrant plus rapide que moi. Je ne sais pas si je suis bien clair. C’est du même ordre. Certains lecteurs ne cessent de me piquer des places sous le nez sans même me voir. Ils voient la place, l’inspectent, la jaugent, la jugent, et ne me voient même pas, moi qui suis là, en attente… Je pourrais ne rien voir, ne rien savoir ? Mais il y a les stats. Cette drogue du blogueur.

Il y a cette maman d’une amie, que j’ai repérée, qui vient sur le site deux à trois fois par jour, sans doute en coup de vent. Je sais qu’elle ne m’apprécie pas, qu’elle me méprise même semble-t-il. Et je ne sais pas ce qu’elle vient chercher… Inévitablement, elle est dans mon dos lorsque j’essaye d’écrire…

Il y a cet américain, toujours le même d’après son adresse, qui vient une ou deux fois par jour, nouveau texte ou pas. Homme ? Femme ? Jeune ? Vieux ? Sympathisant ? Haineux ? Dans l’attente du dérapage ? Voyeur ? Vicieux ? Simple curieux ? Il espère quoi ? Mon silence, signe de ma disparition ? Et un algérien, un marocain, un tunisien, un argentin, un anglais, un gars de Rennes, de Nantes, de Lyon, de Vélizy… Enfin, je dis « un »… Les stats ne savent pas donner le sexe. Ni fournir la photo. Dommage. D’aucuns doivent penser que je me mets martel en tête pour rien. Je le sais, j’approuve. Mais le fait est là. Plus encore que les visiteurs douteux amenés par Google, ces habitués qui m’ont enregistré dans leurs favoris me gênent profondément, parce que je me sens observé. A vingt ans, j’ai fui ma province parce que je ne supportais pas de voir les rideaux des fenêtres s’écarter lorsque je passais dans la rue… Mais là au moins, je savais qui m’observait ainsi. Et je pouvais faire un geste indécent et provoquant si j’en avais envie.

Il y a aussi bien entendu, les visiteurs libidineux amenés par les moteurs de recherche. Je ne reprendrai pas les requêtes. Ça donnerait encore du grain à moudre. Il y a ces thématiques qui me font froid dans le dos, et qui me collent à la peau depuis le début. Mais il y a aussi des recherches simplement polissonnes. Bon ok, c’est humain. Mais merde ! Les cinq billets les plus lus, et très largement, sont ceux qui parlent de cul ! Merde ! Je ne peux être résumé à ça. Je ne suis pas que ça !

 

Heureusement, il y a les lecteurs devenus des amis. J’ai hésité avant d’employer le mot. Je le trouve trop facilement galvaudé dans la blogosphère. Mais ici, il est juste. À mes yeux tout au moins. Il en est de l’amitié comme des accessoires vestimentaires, pulls ou chaussures. On les essaye et celui-ci, pas celui-là, tout de suite nous va. On ne sait pas exactement pourquoi, mais il nous va bien. On est à l’aise et on se sent beau avec. Je n’ai choisi ni WajDi, ni Oh!, ni Fiso, ni M. … Ils sont venus, ils étaient… Je dois être bourré d’immunosuppresseurs… Mon cœur sait s’ouvrir, il ne sait pas rejeter… Alors, ces amis, quoi que je fasse, ils resteront mes amis. Si ils le veulent bien. Quatre personnes en un peu plus d’un an. Je ne peux pas parler de performance…

J’ai ouvert cet espace à des proches. Ce n’était peut-être pas une bonne idée. Mes enfants y sont venus. Ils ont lu des passages. Peu, je pense. Ils sont restés respectueux et discrets. Ma nièce, mon ancien patron (et ami) l’ont lu. Pas de problème majeur. Mais quelle que soit ma volonté ou mon intention, je ne peux plus écrire sans les sentir regarder par-dessus mon épaule. Et j’ai le sentiment, à tord ou à raison, de ne plus réussir à être moi-même.

De même, quelle étrange impression, j’ai vu passer les requêtes qui laissaient penser qu’il s’agissait de gens du pays : « lieux de drague à Arles », « rencontres dans nature Arles », etc. … Envisager que ceux que je rencontre peuvent m’avoir lu, avoir vu ma photo, me reconnaître, moi ignorant tout… Comment rester nature, justement ?

Il y a aussi les rencontres de blogueurs. Peu nombreuses. Moins performantes également. Il m’a été reproché d’être « dur » avec l’hôte d’un soir. Aurait-il fallu que je me montre plus hypocrite ? Plus conformiste ? Plus « objectif » ? J’ai culpabilisé. Je n’ai pas loupé un billet de cet auteur depuis. Et je suis toujours aussi dubitatif. Cette personne est d’évidence quelqu’un de bien et de foncièrement généreux. Je n’en avais jamais douté. D’évidence plus intelligent, plus cultivé, beaucoup plus politisé que moi. Mais. Il y a des humours qui ne sont pas ma tasse de thé. Devrais-je changer, ou le cacher ? Mais. Je ne comprends toujours pas l’intérêt des blogs politiques. Gesticulations vaines. Bon, je le reconnais, je ne suis pas bon juge en la matière. Je me demande même si je ne suis pas en train de devenir un lamentable « beauf »… Nous avons droit en ce moment à des tas de commémorations de Mai 68… J’y étais. Au cœur de l’action. Et je réalise que je n’ai rien vu, rien compris. J’étais l’un de ces milliers d’étudiants, le foulard autour du cou pour les gaz lacrymogènes, les tennis aux pieds pour mieux courir, les gants pour mieux tenir les pavés. Et puis ? Rien. Ma voiture coincée entre deux barricades, caillassée et les vitres brisées par des barres de fer : une bagnole de bourge. Rien. Je ne sais même plus si je suis toujours démocrate. Toute ma vie, j’ai vu la droite et la gauche presque à égalité, et les élections emportées par une petite minorité de « beaufs » qui selon leur humeur balançaient d’un côté ou de l’autre… Le suffrage universel peut-il éviter de mettre la démocratie entre les mains d’une minorité incompétente ? Iconoclaste. Je sais. « Les français sont des veaux » disait De Gaulle. Il n’a rien fait pour que ça change. De même, les blogs politiques ne font réagir que ceux qui savent pour qui ils vont voter. Nous avons longtemps cru, Monique et moi, que seule l’éducation du peuple était réellement porteuse d’espoir. Y compris et surtout sur le plan politique (Ah… le « Changer la Vie » que nous chantions à plein poumons au Congrès d’Orléans !). Et il a suffit qu’un nabot réussisse à galvaniser la fameuse minorité flottante, pour que des dizaines et des dizaines d’années de travail des pédagogues soient jetées aux orties en une législature. Devant une gauche passive qui s’auto détruit dans des guerres intestines. Je n’ai plus ma place dans ce monde là.

Ce même soir, j’ai rencontré d’autres gens charmants. Oui, c’est ça. Charmants. Ils s’amusent comme des fous à avoir plus de votes ou un meilleur classement que le copain. C’est un jeu comme un autre. Ils écrivent de très, très beaux textes. A en être jaloux. Seulement voilà, ces textes ne me parlent pas. Dois-je feindre de m’y intéresser ? De me passionner ? Est-ce le prix à payer pour être « sociable » ? Ils donnent du « vous » à tout va et font des ronds de jambe à un vieux machin que moi, bien que l’ayant peu lu, je ressens comme assez puant… Dois-je rester dans la convivialité de bon aloi, alors que dix, vingt fois j’ai eu envie de lui voler dans les plumes à la lecture de ses commentaires ? Au passage, ces jeunes ont un charme fou. Et je devrais faire semblant de ne pas y être sensible, afin de ne pas choquer ? Ils jouent parfois à des plaisanteries pipi-caca d’un niveau qui ramène mes textes les plus softs à des brûlots sataniques… je devrais faire comme si de rien n’était ? Eux sont plus raisonnables. Ils ne me lisent plus. Je ne suis pas juste. J’aime vraiment beaucoup ce que l’un d’eux écrit. Malheureusement, le genre littéraire des « nouvelles » ne m’a jamais durablement accroché.

Je suis loin du sujet ? Je ne le crois pas. Au début, et jusqu’au départ de Monique, j’écrivais d’abord et surtout pour moi. Continuer ce blog serait écrire pour être lu. Rentrer dans ce système là. J’ai essayé. Je ne peux pas continuer.

 

Ah ! L’écriture… Je dois le reconnaître, il s’agit là d’un résultat dérivé imprévu, j’ai le sentiment d’un peu moins mal écrire qu’avant. Ou je supporte mieux ce que j’écris. Et je suis un peu moins étonné lorsqu’un commentaire fait allusion à la qualité de mon écrit. Bon. Il est vrai qu’au pays des aveugles les borgnes… Et dans l’univers de la toile… Je suis un bon borgne.

Seulement voilà. (Tiens, je trouve que ces jours-ci je mets le mot « voilà » à toutes les sauces. Ben, j’essaye de faire des constatations… Alors, voilà…) Seulement, écrire pour écrire, je n’en vois pas trop le sens. Je vois écrire pour exprimer des sentiments, pour quelqu’un ou pour soi-même. Je vois écrire pour être lu, ce qui suppose, d’une part penser avoir quelque chose à dire, d’autre part penser que l’on a les compétences pour le dire. Je vois écrire pour faire des réclamations, mais je n’ai rien à reprocher à personne. Même pas à Dieu, puisque ce couillon n’existe pas. Je vois écrire pour faire des rapports, mais pour ceux qui ne le sauraient pas, voici près de trois ans que je suis à la retraite, et qu’il n’y a plus un seul clampin sur terre pour ouvrir un œil sur un quelconque de mes rapports. Je vois écrire pour des poèmes ou des chansons, mais j’ai, s’il se peut, l’âme aujourd’hui encore moins bucolique que d’habitude. Je vois écrire pour laisser une trace, mais je pense qu’à ce jour, j’ai laissé bien assez de traces, et pour tous les choses sont claires. Et si j’ai quelque point à ajouter pour ma défense, je le ferai dans l’intimité de mon ordinateur, le PC de bureau ou le portable, on verra.

 

Car enfin, allons… Les choses doivent être dites, dans cet ultime billet. Je n’ai changé en rien. Même si depuis quatre mois je fais comme si. Pour faire plaisir.

Oui, quatre mois. Certains peut-être auront eu une petite pensée pour la date qui approche. Je ne voulais pas éditer ce billet le 16 quand même. Je ne suis pas morbide à ce point. Et de toute façon, tout le mois d’Avril est pour moi une période difficile. D’ici quinze jours nous aurions eu … 63 ? 64 ? 65 ans ? Je ne sais plus trop. Cinq jours et deux ans séparaient nos anniversaires. Souvent nous jouions  à le fêter une seule fois au milieu, en faisant la moyenne… D’autres années, nous en profitions pour nous le souhaiter trois fois… Une à sa date précise, le 24 elle aurait eu 65 ans. Une à ma date, le 29 j’aurai 63 ans. Et le dimanche 27 nous aurions pu fêter en famille, nos 64 ans… Je ne fêterai rien. Il n’y a rien à fêter. Tiens, si, je rajouterai des œufs sur ma pizza et je mangerai quatre rochers au chocolat au lieu de deux. Pour le chiffre 4. Six œufs, ça ferait beaucoup… Quoi que…

J’ai fait une promesse à Monique pour qu’elle parte en paix. Je ne partirai pas en même temps qu’elle, j’accompagnerai les enfants dans un deuil difficile. Cela m’impose des échéances. Régler le problème du crédit sur la maison. Régler plus globalement la succession, afin que, comme elle le souhaitait, les enfants n’aient rien à faire lorsque nous ne serons plus là. Régler l’organisation de ma sépulture. Je ne veux pas qu’ils revivent ce que j’ai vécu pour elle. Essayer de les mettre sur de bons rails. Là, j’avoue, je ne vois pas trop… Lisser, lisser les problèmes. Et puis je veux revoir ma famille, prendre le temps de dire à ceux que j’aime que je les aime. Mais des échéances. Pas des projets.

Une fois les objectifs atteints… Mais ceci n’est plus votre problème. Vous m’aurez oublié d’ici là. Juste vous dire que je suis calme, serein et paisible. C’est pas mieux comme ça ?

 

Ah ! Quelques petites choses quand même… Je ne voudrais pas laisser à penser tant soit peu que le blog est pour quelque chose dans mes choix de vie. La question abordée jusqu’à présent est bien simplement : écrire, pour quoi faire ? Aussi, un petit peu, c’est vrai : pourquoi faire semblant ? Le reste, ben, tout simplement, c’est moi. Rien que moi. Moi et les petits oiseaux…

Mon ami de 40 ans a disparu sans laisser de trace. Rien d’extraordinaire, je m’y attendais. Il ne fait plus semblant. Mais lorsqu’on sait, que l’on comprend, que l’on respecte ces choix, est-ce pour autant moins douloureux ? « On est responsable de ce que l’on apprivoise ». Je n’ai pas su être responsable.

Ma vie affective est inexistante.

Ma vie sexuelle est telle que je l’avais prévue. Lamentable. Je n’y suis pas encore, mais ça vient : une misérable araignée, blottie dans son trou, qui attend sans bouger pendant des heures qu’un malheureux moustique viennent se prendre dans sa toile. Ce qui ne peut guère se produire à l’époque des grandes technologies de l’information. Les moustiques sont hyper bien équipés, ils sont immédiatement prévenus de la présence de la moindre toile… Et puis quoi, pourquoi iraient-ils traîner n’importe où alors qu’ils ont le Marais fait pour eux. Interdit aux araignées.

Rajoutons pour améliorer le tableau que j’ai été incapable d’être à la hauteur lors des rares occasions qui se sont présentées. Diabète ? Deuil ? Atonie ? Qu’importe. Viagra ou pas, il n’y a plus personne au numéro demandé.

Oserais-je parler ici de mon corps, ce monstre que j’arrive de moins en moins à regarder en face ? Mesdames, messieurs, les uns comme les autres vous avez dû connaître ces vieux (non, anciens) vêtements que vous ne supportiez plus à force de les avoir trop portés. Pas ces pulls informes, tâchés et troués, distendus, mais que l’on a tant de plaisir à enfiler pour se pelotonner dedans auprès d’un bon feu de bois… Non, simplement ce costume, ce tailleur, encore très correct, que vous avez mis et remis dans de multiples circonstances et qui vous fait dire : « je ne le supporte plus, il me sort par les yeux !... » Vous faites quoi ? Dans le sac pour Emmaüs… Mon corps, c’est ce costume, en plus, tâché, troué, distendu. Même Emmaüs n’en voudrait pas. Au feu, vite.

Il m’a fallu plus de deux jours pour retrouver une démarche normale suite à une après midi de jardinage. Complètement cassé. Et ce prurit qui ne me lâche pas depuis mon voyage à Paris. Des boutons partout. Et ces mains gonflées et grossières qui parviennent encore à frapper sur le clavier. Quand même. Par chance. Et ces bajoues flasques envahies d’une barbe naissante que je n’ai plus le cœur de raser ; il faudrait que je me regarde dans la glace. Et ce ventre énorme et disgracieux, qui ne risque pas de s’améliorer avec le « régime » que je lui impose. Et cette gorge, peut-être guérie du cancer (que n’ai-je fait là !), mais complètement sabotée par les rayons. Voix de calisson, ou de fausset châtré ? J’arrête. J’ai pitié de vous, pauvres lecteurs.

 

Voilà. Je vais clore. Exit le blog du mec gay, marié et père. Je ne vais pas le détruire. Il y a peut-être un système où il s’autodétruira, après quelques semaines de silence. Je lirai, peut-être oui, peut-être non, vos réactions. Je n’y répondrai pas. Je disparais de la scène bloguesque. J’avais envisagé d’interdire les commentaires. Mais après tout pourquoi ? Cet espace devient un espace public, finalement. Il est à vous.

Publié dans : Et maintenant ?
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