Nota :

Ils s'aiment...


C'était un an avant ma naissance...
Un an seulement...
Les jeunes (et les autres...)...
Secouez-vous nom d'un bordel !!!
.

Pour être un peu moins sérieux...
J'ai aimé aussi !
...
Mettre un petit sourire dans ce blog par trop morose...

 

Ici aussi j'ai bien ri...
Mais une autre forme de rire, voyez-vous...

 


 

Bonjour...

 
Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...
Ensuite, au fil des jours, j'ai continué à éditer des billets d'humeur. Sans véritable chronologie.
Aujourd'hui, ce blog redevient un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'a plus guère d'importance.


Quand même, pour une meilleure compréhension,

pour ceux qui découvrent ce Blog...Mieux vaut suivre un ordre chronologique.

(En tête de colonne, vous trouverez le sommaire des archives...)

 

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Qui je suis

  • : Boby
  • homoavecepouse
  • : Homme
  • : 29/04/1945
  • : ARLES
  • : Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours.
Jeudi 10 avril 2008

Oui, après des jours de réflexion, c’est décidé, j’arrête ce blog.

Pas de coup de blues ou de moment de déprime dans cette décision. Une évidence, qui s’impose à moi, après m’avoir fait la nique pendant des semaines.

Je le disais sur mon Blog-It : et si j’arrêtais de faire semblant ?

 

Je dois aux quelques lecteurs fidèles un minimum d’explications. Mots bien pesés. Pas de justifications. De simples explications.

Comme il n’y a et il n’y aura aucune animosité dans les remarques que je pourrais faire sur un tel ou une autre. Moi seul suis en cause. Certains me l’ont dit : j’ai fait, dès les premiers billets, volonté de transparence. Excès de franchise même, sans doute. Au point que j’ai fini par ne plus être moi. Ce n’est pas clair pour vous ? Ça ne l’est pas encore tout à fait pour moi. Et je compte bien sur ce dernier billet, pour clôturer cette expérience dans la sérénité.

 

Je l’ai dit à maintes reprises, je ne m’y attarderai donc pas. D’autant qu’il ne s’agit en aucun cas de faire un bilan. J’en ai fait un, en son temps. Aujourd’hui cela ne présenterait aucun intérêt. Donc. Ce blog a été d’une importance primordiale pour moi. Il m’a accompagné, soutenu, secoué quand c’était nécessaire. Il m’a aidé à comprendre mon attitude face à Monique et à sa maladie. D’une certaine façon il a sans doute ouvert les portes de grandes et belles discussions avec mes enfants. Il m’a fait rencontrer des amis qui, sans lui, ne m’auraient sans doute jamais rencontré, ni même regardé. Dont acte.

Il ne m’apporte plus d’apaisements, plutôt même des souffrances, il me fait me replier sur moi-même et un petit cercle sécurisant, il me renvoie des images de moi qui ne sont pas moi. Il m’interdit de dire ce que je pense, d’écrire ce que je sens, de pleurer si j’en ai envie. Il me fait culpabiliser pour ce que je ne fais pas, il me fait rougir pour ce que je fais, il met le doigt, continuellement là où ça fait mal. Au point que je n’ose plus écrire, plus lire les autres, plus me lâcher… Dont acte. Stop.

 

J’ai envie de reprendre quelques éléments, là. Pour moi. Pour réfléchir une dernière fois à haute voix. Mais seul. Face à moi-même. Dans un bric-à-brac volontaire, où le futile côtoiera le primordial, l’anecdote les révélations douloureuses, le juste l’injuste, le bien le mal, le clair le pas clair, le clair le sombre, le clair le trouble. Pas d’autre volonté que celle de refuser un plan construit, ou quelque chose qui pourrait ressembler à un raisonnement, nécessairement fallacieux. La douleur n’a pas de grade, de hiérarchie, d’ordre d’importance. Elle ne dit pas toujours son nom. Des petites choses s’empilent comme ça, mine de rien. Et forment un mur infranchissable, menaçant, étouffant.

Il y a les lecteurs, bien sûr, sans lesquels un blog ne resterait qu’un journal intime. Oh ! Pas les compagnons de route, habitués ou occasionnels, qui de temps en temps font un petit coucou ou gratifient d’un affectueux clin d’œil. Non, ceux là, ils m’ont seulement fait hésiter à prendre la décision…

Mais les inconnus, qui se tapissent dans l’ombre du filet et viennent par surprise jeter un œil. Se faire une opinion, prendre ce qu’ils ont envie, mais surtout sans esquisser le moindre engagement. Je ne sais pas vous. Moi, il m’est arrivé de me faire chiper une place de parking sous le nez, alors que je commençais la manœuvre pour bien me garer. Cela me met dans une rage folle. Pourtant, le mec ou la fille ne m’a rien pris. Parfois même ne m’a même pas vu. Il ou elle utilise une place publique en se montrant plus rapide que moi. Je ne sais pas si je suis bien clair. C’est du même ordre. Certains lecteurs ne cessent de me piquer des places sous le nez sans même me voir. Ils voient la place, l’inspectent, la jaugent, la jugent, et ne me voient même pas, moi qui suis là, en attente… Je pourrais ne rien voir, ne rien savoir ? Mais il y a les stats. Cette drogue du blogueur.

Il y a cette maman d’une amie, que j’ai repérée, qui vient sur le site deux à trois fois par jour, sans doute en coup de vent. Je sais qu’elle ne m’apprécie pas, qu’elle me méprise même semble-t-il. Et je ne sais pas ce qu’elle vient chercher… Inévitablement, elle est dans mon dos lorsque j’essaye d’écrire…

Il y a cet américain, toujours le même d’après son adresse, qui vient une ou deux fois par jour, nouveau texte ou pas. Homme ? Femme ? Jeune ? Vieux ? Sympathisant ? Haineux ? Dans l’attente du dérapage ? Voyeur ? Vicieux ? Simple curieux ? Il espère quoi ? Mon silence, signe de ma disparition ? Et un algérien, un marocain, un tunisien, un argentin, un anglais, un gars de Rennes, de Nantes, de Lyon, de Vélizy… Enfin, je dis « un »… Les stats ne savent pas donner le sexe. Ni fournir la photo. Dommage. D’aucuns doivent penser que je me mets martel en tête pour rien. Je le sais, j’approuve. Mais le fait est là. Plus encore que les visiteurs douteux amenés par Google, ces habitués qui m’ont enregistré dans leurs favoris me gênent profondément, parce que je me sens observé. A vingt ans, j’ai fui ma province parce que je ne supportais pas de voir les rideaux des fenêtres s’écarter lorsque je passais dans la rue… Mais là au moins, je savais qui m’observait ainsi. Et je pouvais faire un geste indécent et provoquant si j’en avais envie.

Il y a aussi bien entendu, les visiteurs libidineux amenés par les moteurs de recherche. Je ne reprendrai pas les requêtes. Ça donnerait encore du grain à moudre. Il y a ces thématiques qui me font froid dans le dos, et qui me collent à la peau depuis le début. Mais il y a aussi des recherches simplement polissonnes. Bon ok, c’est humain. Mais merde ! Les cinq billets les plus lus, et très largement, sont ceux qui parlent de cul ! Merde ! Je ne peux être résumé à ça. Je ne suis pas que ça !

 

Heureusement, il y a les lecteurs devenus des amis. J’ai hésité avant d’employer le mot. Je le trouve trop facilement galvaudé dans la blogosphère. Mais ici, il est juste. À mes yeux tout au moins. Il en est de l’amitié comme des accessoires vestimentaires, pulls ou chaussures. On les essaye et celui-ci, pas celui-là, tout de suite nous va. On ne sait pas exactement pourquoi, mais il nous va bien. On est à l’aise et on se sent beau avec. Je n’ai choisi ni WajDi, ni Oh!, ni Fiso, ni M. … Ils sont venus, ils étaient… Je dois être bourré d’immunosuppresseurs… Mon cœur sait s’ouvrir, il ne sait pas rejeter… Alors, ces amis, quoi que je fasse, ils resteront mes amis. Si ils le veulent bien. Quatre personnes en un peu plus d’un an. Je ne peux pas parler de performance…

J’ai ouvert cet espace à des proches. Ce n’était peut-être pas une bonne idée. Mes enfants y sont venus. Ils ont lu des passages. Peu, je pense. Ils sont restés respectueux et discrets. Ma nièce, mon ancien patron (et ami) l’ont lu. Pas de problème majeur. Mais quelle que soit ma volonté ou mon intention, je ne peux plus écrire sans les sentir regarder par-dessus mon épaule. Et j’ai le sentiment, à tord ou à raison, de ne plus réussir à être moi-même.

De même, quelle étrange impression, j’ai vu passer les requêtes qui laissaient penser qu’il s’agissait de gens du pays : « lieux de drague à Arles », « rencontres dans nature Arles », etc. … Envisager que ceux que je rencontre peuvent m’avoir lu, avoir vu ma photo, me reconnaître, moi ignorant tout… Comment rester nature, justement ?

Il y a aussi les rencontres de blogueurs. Peu nombreuses. Moins performantes également. Il m’a été reproché d’être « dur » avec l’hôte d’un soir. Aurait-il fallu que je me montre plus hypocrite ? Plus conformiste ? Plus « objectif » ? J’ai culpabilisé. Je n’ai pas loupé un billet de cet auteur depuis. Et je suis toujours aussi dubitatif. Cette personne est d’évidence quelqu’un de bien et de foncièrement généreux. Je n’en avais jamais douté. D’évidence plus intelligent, plus cultivé, beaucoup plus politisé que moi. Mais. Il y a des humours qui ne sont pas ma tasse de thé. Devrais-je changer, ou le cacher ? Mais. Je ne comprends toujours pas l’intérêt des blogs politiques. Gesticulations vaines. Bon, je le reconnais, je ne suis pas bon juge en la matière. Je me demande même si je ne suis pas en train de devenir un lamentable « beauf »… Nous avons droit en ce moment à des tas de commémorations de Mai 68… J’y étais. Au cœur de l’action. Et je réalise que je n’ai rien vu, rien compris. J’étais l’un de ces milliers d’étudiants, le foulard autour du cou pour les gaz lacrymogènes, les tennis aux pieds pour mieux courir, les gants pour mieux tenir les pavés. Et puis ? Rien. Ma voiture coincée entre deux barricades, caillassée et les vitres brisées par des barres de fer : une bagnole de bourge. Rien. Je ne sais même plus si je suis toujours démocrate. Toute ma vie, j’ai vu la droite et la gauche presque à égalité, et les élections emportées par une petite minorité de « beaufs » qui selon leur humeur balançaient d’un côté ou de l’autre… Le suffrage universel peut-il éviter de mettre la démocratie entre les mains d’une minorité incompétente ? Iconoclaste. Je sais. « Les français sont des veaux » disait De Gaulle. Il n’a rien fait pour que ça change. De même, les blogs politiques ne font réagir que ceux qui savent pour qui ils vont voter. Nous avons longtemps cru, Monique et moi, que seule l’éducation du peuple était réellement porteuse d’espoir. Y compris et surtout sur le plan politique (Ah… le « Changer la Vie » que nous chantions à plein poumons au Congrès d’Orléans !). Et il a suffit qu’un nabot réussisse à galvaniser la fameuse minorité flottante, pour que des dizaines et des dizaines d’années de travail des pédagogues soient jetées aux orties en une législature. Devant une gauche passive qui s’auto détruit dans des guerres intestines. Je n’ai plus ma place dans ce monde là.

Ce même soir, j’ai rencontré d’autres gens charmants. Oui, c’est ça. Charmants. Ils s’amusent comme des fous à avoir plus de votes ou un meilleur classement que le copain. C’est un jeu comme un autre. Ils écrivent de très, très beaux textes. A en être jaloux. Seulement voilà, ces textes ne me parlent pas. Dois-je feindre de m’y intéresser ? De me passionner ? Est-ce le prix à payer pour être « sociable » ? Ils donnent du « vous » à tout va et font des ronds de jambe à un vieux machin que moi, bien que l’ayant peu lu, je ressens comme assez puant… Dois-je rester dans la convivialité de bon aloi, alors que dix, vingt fois j’ai eu envie de lui voler dans les plumes à la lecture de ses commentaires ? Au passage, ces jeunes ont un charme fou. Et je devrais faire semblant de ne pas y être sensible, afin de ne pas choquer ? Ils jouent parfois à des plaisanteries pipi-caca d’un niveau qui ramène mes textes les plus softs à des brûlots sataniques… je devrais faire comme si de rien n’était ? Eux sont plus raisonnables. Ils ne me lisent plus. Je ne suis pas juste. J’aime vraiment beaucoup ce que l’un d’eux écrit. Malheureusement, le genre littéraire des « nouvelles » ne m’a jamais durablement accroché.

Je suis loin du sujet ? Je ne le crois pas. Au début, et jusqu’au départ de Monique, j’écrivais d’abord et surtout pour moi. Continuer ce blog serait écrire pour être lu. Rentrer dans ce système là. J’ai essayé. Je ne peux pas continuer.

 

Ah ! L’écriture… Je dois le reconnaître, il s’agit là d’un résultat dérivé imprévu, j’ai le sentiment d’un peu moins mal écrire qu’avant. Ou je supporte mieux ce que j’écris. Et je suis un peu moins étonné lorsqu’un commentaire fait allusion à la qualité de mon écrit. Bon. Il est vrai qu’au pays des aveugles les borgnes… Et dans l’univers de la toile… Je suis un bon borgne.

Seulement voilà. (Tiens, je trouve que ces jours-ci je mets le mot « voilà » à toutes les sauces. Ben, j’essaye de faire des constatations… Alors, voilà…) Seulement, écrire pour écrire, je n’en vois pas trop le sens. Je vois écrire pour exprimer des sentiments, pour quelqu’un ou pour soi-même. Je vois écrire pour être lu, ce qui suppose, d’une part penser avoir quelque chose à dire, d’autre part penser que l’on a les compétences pour le dire. Je vois écrire pour faire des réclamations, mais je n’ai rien à reprocher à personne. Même pas à Dieu, puisque ce couillon n’existe pas. Je vois écrire pour faire des rapports, mais pour ceux qui ne le sauraient pas, voici près de trois ans que je suis à la retraite, et qu’il n’y a plus un seul clampin sur terre pour ouvrir un œil sur un quelconque de mes rapports. Je vois écrire pour des poèmes ou des chansons, mais j’ai, s’il se peut, l’âme aujourd’hui encore moins bucolique que d’habitude. Je vois écrire pour laisser une trace, mais je pense qu’à ce jour, j’ai laissé bien assez de traces, et pour tous les choses sont claires. Et si j’ai quelque point à ajouter pour ma défense, je le ferai dans l’intimité de mon ordinateur, le PC de bureau ou le portable, on verra.

 

Car enfin, allons… Les choses doivent être dites, dans cet ultime billet. Je n’ai changé en rien. Même si depuis quatre mois je fais comme si. Pour faire plaisir.

Oui, quatre mois. Certains peut-être auront eu une petite pensée pour la date qui approche. Je ne voulais pas éditer ce billet le 16 quand même. Je ne suis pas morbide à ce point. Et de toute façon, tout le mois d’Avril est pour moi une période difficile. D’ici quinze jours nous aurions eu … 63 ? 64 ? 65 ans ? Je ne sais plus trop. Cinq jours et deux ans séparaient nos anniversaires. Souvent nous jouions  à le fêter une seule fois au milieu, en faisant la moyenne… D’autres années, nous en profitions pour nous le souhaiter trois fois… Une à sa date précise, le 24 elle aurait eu 65 ans. Une à ma date, le 29 j’aurai 63 ans. Et le dimanche 27 nous aurions pu fêter en famille, nos 64 ans… Je ne fêterai rien. Il n’y a rien à fêter. Tiens, si, je rajouterai des œufs sur ma pizza et je mangerai quatre rochers au chocolat au lieu de deux. Pour le chiffre 4. Six œufs, ça ferait beaucoup… Quoi que…

J’ai fait une promesse à Monique pour qu’elle parte en paix. Je ne partirai pas en même temps qu’elle, j’accompagnerai les enfants dans un deuil difficile. Cela m’impose des échéances. Régler le problème du crédit sur la maison. Régler plus globalement la succession, afin que, comme elle le souhaitait, les enfants n’aient rien à faire lorsque nous ne serons plus là. Régler l’organisation de ma sépulture. Je ne veux pas qu’ils revivent ce que j’ai vécu pour elle. Essayer de les mettre sur de bons rails. Là, j’avoue, je ne vois pas trop… Lisser, lisser les problèmes. Et puis je veux revoir ma famille, prendre le temps de dire à ceux que j’aime que je les aime. Mais des échéances. Pas des projets.

Une fois les objectifs atteints… Mais ceci n’est plus votre problème. Vous m’aurez oublié d’ici là. Juste vous dire que je suis calme, serein et paisible. C’est pas mieux comme ça ?

 

Ah ! Quelques petites choses quand même… Je ne voudrais pas laisser à penser tant soit peu que le blog est pour quelque chose dans mes choix de vie. La question abordée jusqu’à présent est bien simplement : écrire, pour quoi faire ? Aussi, un petit peu, c’est vrai : pourquoi faire semblant ? Le reste, ben, tout simplement, c’est moi. Rien que moi. Moi et les petits oiseaux…

Mon ami de 40 ans a disparu sans laisser de trace. Rien d’extraordinaire, je m’y attendais. Il ne fait plus semblant. Mais lorsqu’on sait, que l’on comprend, que l’on respecte ces choix, est-ce pour autant moins douloureux ? « On est responsable de ce que l’on apprivoise ». Je n’ai pas su être responsable.

Ma vie affective est inexistante.

Ma vie sexuelle est telle que je l’avais prévue. Lamentable. Je n’y suis pas encore, mais ça vient : une misérable araignée, blottie dans son trou, qui attend sans bouger pendant des heures qu’un malheureux moustique viennent se prendre dans sa toile. Ce qui ne peut guère se produire à l’époque des grandes technologies de l’information. Les moustiques sont hyper bien équipés, ils sont immédiatement prévenus de la présence de la moindre toile… Et puis quoi, pourquoi iraient-ils traîner n’importe où alors qu’ils ont le Marais fait pour eux. Interdit aux araignées.

Rajoutons pour améliorer le tableau que j’ai été incapable d’être à la hauteur lors des rares occasions qui se sont présentées. Diabète ? Deuil ? Atonie ? Qu’importe. Viagra ou pas, il n’y a plus personne au numéro demandé.

Oserais-je parler ici de mon corps, ce monstre que j’arrive de moins en moins à regarder en face ? Mesdames, messieurs, les uns comme les autres vous avez dû connaître ces vieux (non, anciens) vêtements que vous ne supportiez plus à force de les avoir trop portés. Pas ces pulls informes, tâchés et troués, distendus, mais que l’on a tant de plaisir à enfiler pour se pelotonner dedans auprès d’un bon feu de bois… Non, simplement ce costume, ce tailleur, encore très correct, que vous avez mis et remis dans de multiples circonstances et qui vous fait dire : « je ne le supporte plus, il me sort par les yeux !... » Vous faites quoi ? Dans le sac pour Emmaüs… Mon corps, c’est ce costume, en plus, tâché, troué, distendu. Même Emmaüs n’en voudrait pas. Au feu, vite.

Il m’a fallu plus de deux jours pour retrouver une démarche normale suite à une après midi de jardinage. Complètement cassé. Et ce prurit qui ne me lâche pas depuis mon voyage à Paris. Des boutons partout. Et ces mains gonflées et grossières qui parviennent encore à frapper sur le clavier. Quand même. Par chance. Et ces bajoues flasques envahies d’une barbe naissante que je n’ai plus le cœur de raser ; il faudrait que je me regarde dans la glace. Et ce ventre énorme et disgracieux, qui ne risque pas de s’améliorer avec le « régime » que je lui impose. Et cette gorge, peut-être guérie du cancer (que n’ai-je fait là !), mais complètement sabotée par les rayons. Voix de calisson, ou de fausset châtré ? J’arrête. J’ai pitié de vous, pauvres lecteurs.

 

Voilà. Je vais clore. Exit le blog du mec gay, marié et père. Je ne vais pas le détruire. Il y a peut-être un système où il s’autodétruira, après quelques semaines de silence. Je lirai, peut-être oui, peut-être non, vos réactions. Je n’y répondrai pas. Je disparais de la scène bloguesque. J’avais envisagé d’interdire les commentaires. Mais après tout pourquoi ? Cet espace devient un espace public, finalement. Il est à vous.

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Commentaires

Nous en parlerons, Boby, ailleurs que sur le blog. Mais je suis triste.

commentaire n° : 1 posté par : Oh!91 (site web) le: 10/04/2008 09:00:35
Même chose qu'Oh : nous en parlerons, ailleurs qu'ici. Je suis triste aussi, mais je crois que je comprends... Enfin, je crois.
Je t'embrasse
commentaire n° : 2 posté par : M. (site web) le: 10/04/2008 17:36:23

Comme je te comprends et regrette en même temps ta décision.

« L’observation de l’évènement modifie l’événement. »

Il m’arrive souvent d’éprouver ce sentiment que finalement les choses m’échappent. J’écrivais jusqu’alors dans ce que j’appelais mon carnet et puis l’idée m’est venu de le publier dans un blog et d’en poursuivre l’écriture sur le net. Mais au fil des commentaires et des statistiques, je me suis rendu compte que je ne pouvais plus dire ce que je pensais que je finissais par écrire, non plus pour dire ce que j’éprouvais comme je l’avais toujours fais, comme l’on parlerait tout haut, mais pour ceux qui me lisent. Ce qui n’était qu’un moyen est devenu mon but. Si bien que depuis quelques temps je me suis remis à écrire dans mon Carnet, ce que je ressens dans la solitude de mon cœur et mes pensées sont redevenues secrètes. J’ai peur maintenant, de lasser en écrivant que je pense toujours à ce garçon, Christophe, qu’il est là à chaque instant, et pourtant c’est là ce que je vis ce que j’ai envi de dire, de crier… Que par moment, quand il me revient, mon cœur se sert si fort que j’en ai mal au ventre.
Je n’ose plus écrire que j’ai pleuré l’autre soir comme un gosse en tapant sur mon clavier ces mots qui ne lui parviendront jamais.

Pour mes plan sexe, s’est pareil, je ne raconte plus comme avant, ce que je vis, dans le plus total dénuement. Ces textes ne sont plus des témoignages, collant à la réalité, dans le souci de reproduire avec le plus d’exactitude ce que j’ai vécu dans l’univers de ce milieu gay : sans détour, sans indulgence et sans fard. Je m’efforce d’être décent, je pense au lecteur qui visitera mon blog, pour la première fois et je me perds dans les compromis et trahis ce vécu. Je fais petit.

Je te comprends. Je comprends cette décision de ne plus écrire ici et l’autre décision, mais comme je les regrette l’une comme l’autre !

Amitiés.
commentaire n° : 3 posté par : patinter (site web) le: 10/04/2008 22:10:27
Ma nièce, mon ancien patron (et ami) l’ont lu. Pas de problème majeur. Mais quelle que soit ma volonté ou mon intention, je ne peux plus écrire sans les sentir regarder par-dessus mon épaule. Et j’ai le sentiment, à tord ou à raison, de ne plus réussir à être moi-même.

Ttss ttsss je ne suis pas si souvent que ça "penchée au dessus de ton épaule" ! Tu devrais savoir, depuis le temps, que j'ai pas besoin de ce genre de situation pour écouter et parler "franc".

Quand je passe ici (ça doit être la quatrième fois depuis ta visite), c'est un peu comme si je passais devant chez toi et que je pouvais me faire une idée de tonhumeur du jour selon l'intensité de la lumière qui filtre entre tes rideaux... Et aujourd'hui, c'est un peu "(...) je n'ai plus de feu. Prête moi ta plume (...)"

Je suis juste étonnée que tu ne te sentes dérangé d'être "observé" qu'aujourd'hui !!! Rien de tel que le net pour écrire et être lu sans savoir par qui, où et comment ! Te souviens-tu de cette discussion ? Je ne suis personne pour juger ta décision. Mais une chose est sûre : pas besoin de public pour l'introspection. On ne peut être totalement sincère dans l'écriture qu'en écrivant... pour soi-même. En prenant toutes les précautions pour que les écrits ne soient jamais lus par d'autres. Mais c'est très difficile... Très difficile d'écrire sans autre retour que la distance que l'on peut prendre avec soi-même.

Je t'embrasse très très fort. Et on t'attends pour dîner/causer/cloper très bientôt.
commentaire n° : 4 posté par : Miss Zigouzis (site web) le: 11/04/2008 04:35:29
une fille de rennes, aussi...
te lisais pas par voyeurisme
me semblait que j'aurais pu te connaitre
que nous aurions discuté amicalement et ris!!!
et tu me disais tes craintes, tes frayeurs, tes joies...
mais tout ça n'est que virtuel, bien sur!!!
et pourtant....
contente que tu ne le supprimes pas, malgré tout
peut être un jour.....
commentaire n° : 5 posté par : tarmine (site web) le: 11/04/2008 07:42:05
Petit pincement... Je ne venais pas souvent, depuis quelques semaines, je fais moins la tournée des blogs, j'ai mes lectures qui engraissent dans les favoris... mais je ne pensais pas que tu racrocherais.

C'est étrange, ce sentiment d'arrêter ce blog car tu te sens observé...

Tu es sincère, c'est bien, je te ferai alors un ou deux petits reproche,s tendres reproches de deceptions...

Ah, les statistiques ! Je ressens toujours un malaise en lisant cela. J'ai connu quelques blogueurs qui, bien que dans l'intime et la sincérité la plus totale, accordaient une importance déraisonable à leur "population". Qui vient ? D'où ? Pourquoi ? Qui ne vient plus ? On fait l'appel ? Je ne sais pas si c'est ton cas, je ne te connais pas assez, mais eux attendaient - sans l'avouer - trop de choses de leur blog. Et ils étaient tous un peu déçus du résultat, notemment une, qui trouvait, du coup, les gens artificiels, hypocrites, mondains, etc. Il fallait que ça soit tout, tout de suite, la folie de la passion, etc. Et ils arretaient leur blog.

Cette autre personne avait aussi évoqué le sentiment qu'on attendait d'elle qu'elle "dérape", comme si elle était une bête curieuse...

La comparaison s'arrête là, toi tu as conclu avec une certaine sérénité, l'autre a carrement detesté tout le monde... bref...

Il y a un "je ne sais quoi" de deception par rapport à tes confrères, dans ton article, je me trompe ? :-)

J'ai lu pas mal de tes billets avec plaisir, je crois que tu attribues trop d'importance à l'enjeu littéraire, à l'écriture. Tu lances vers quelques uns de cette "soirée" (bien courte d'ailleurs) une sorte de "compliment de dépit", un peu comme si leur pratique du blog les rendait méprisants ou hautains... je ne suis pas d'accord ! Mais ça, çà ne s'explique pas...

L'écriture pour moi n'est pas un fouet pour dompter les autres, c'est mon théâtre de marionettes, j'utilise le blog à ces fins, sans animosité, dans un esprit "solitaire", malgré la multiplication des commentaires, peut-être moins comme un journal intime. Voilà, je te précisais ceci en esperérant que tu puisses relativiser un peu, puisque tu te décris comme un "borgne de la toile...", ce qui est faux.

Allez, à très bientôt, j'espère, ou pas, quoiqu'il en soit, en tout cas, ce fut bien.
commentaire n° : 6 posté par : balmeyer (site web) le: 11/04/2008 17:15:27
J'ai été prévenue par Balmeyer de ta décision d'arrêter et je me suis sentie un peu coupable. Parce que depuis quelques semaines je t'ai moins lu. Comme j'ai moins lu, Fiso, Oh! Nicolas et plein d'autres... J'ai moins le temps. Ou plutôt, je prends moins le temps parce que j'ai senti à un moment que j'étais trop scotchée devant l'ordinateur et j'ai décidé de me calmer.

Je sais qu'un de tes derniers billets m'avait bouleversée, encore. Il était magnifiquement écrit et très douloureux. Je l'avais refermé en me disant "je reviendrai commenter plus tard, quand j'aurai digéré". Et puis je ne l'ai pas fait. J'ai dû oublier et le temps a passé.

Avant cela j'avais voulu, sur mon blog répondre à ce billet évoquant notre rencontre. Te dire ce que j'aimais bien de Nicolas et puis parler de l'émotion que j'avais partagée avec toi après quelques mots, avec cette impression d'une vraie RENCONTRE. Que je n'aurais pas imaginée si forte. Et, de nouveau, les jours se sont écoulés, l'urgence de raconter cela s'est estompée et j'en ai été déçue moi-même.

C'est difficile d'être à la fois dans la vie, dans les blogs, dans l'écriture. Je souhaite que tu sois dans la vie, alors et que tu trouves, sinon le bonheur, du moins, un apaisement... Je t'embrasse.

(Si toutefois, tu reviens à Paris, n'hésite pas ! Ce serait bien d'avoir le temps...)

Sincèrement,

E.
commentaire n° : 7 posté par : Zoridae (site web) le: 11/04/2008 19:47:21
Salut
Premier, et sans doute dernier commentaire, donc, ici. Merci pour ton témoignage. Te dire que je l'ai trouvé tres fort est un euphémisme.
Voila voila, je ressors vite de la "place de parking" et pour poursuivre dans ta métaphore automobile, te souhaite de retrouver quand il le faudra le fuel pour poursuivre
commentaire n° : 8 posté par : ATM le: 12/04/2008 16:07:13
Zoridae, Balmeyer,

J'ai peur ! Vous apportez trop d'attention à ce clown.
commentaire n° : 9 posté par : Nicolas J (site web) le: 12/04/2008 18:03:36

Je fais partie des personnes qui ne sont passées qu'une ou deux fois sur ton blog : j'y ai admiré ta sincérité mais ai été mal à l'aise car je m'y sentais voyeuse car tu me parlais (nous parlais) à tous comme si nous étions déjà ami(e)s alors que nous faisions seulement connaissance.
Je t'ai admiré car pour moi il m'est imposssible de me livrer ainsi : le blog est pour moi ,la place publique où tout le monde peut m'entendre ! et je trouve merveilleux que tu aies pu t'y faire des amis.......mais peut-être malgré tout je t'y retrouverais un jour quand tu attendras moins d'un lieu qui ne peut pas tout t'apporter ,mais malgré tout quand même quelque chose...

commentaire n° : 10 posté par : jelaipa (site web) le: 14/04/2008 10:08:42
Voilà ( tiens, moi aussi, j'utilise beaucoup ce terme), pareillement , je venais peu ces derniers temps. Trop sctochée devant l'ordinateur, bloguer est chronophage, comme le disait si justement le Petit Grognard qui arrete lui aussi son blog.comme vient de l'crire encore Zoridae, que je ne lis plus non plus, ni Balmeyer... Je ne lis plus personne ou presque. J'ai envie de faire autre chose.
Je comprends qu'au bout d'un temps , on n'écrive plus vraiment pour soi, mais pour ceux qui viennent nous lire. tu te souviens de mon post sur le côté superficiel de blog. Je le pense toujours.
Mon objectif à moi étant majoritairement de faire connaitre une situation , celle de mon fils (neuropathe et surdoué: la neuropathie étant une variante de la myopahtie).
Mais je me suis vite rendue compte de ce côté superficiel du blog et la raidon est la suivante:
Je traite de sujet qui ne concerne que ma petite famille, à priori, mais qui peut atteindre tout le monde. Personne n'est à l'abri ni d'une maladie, ni d'un handicap, ni d'un accident, ni de l'injustice quelle qu'elle soit.. tu sais tout particulièrement ce que je veux dire, mais pourtant, personne ne relaie mes expériences, personnes ne reprends ces billets (le cécu de mon fils) pourtant, on sait ce que nous vivons, je ne triche pas , je raconte mot pour mot ce qui est ressenti, vécu.. Mais voilà, chacun dans son rôme, chacun dans son peitt jardin, dans son petit monde.. C'est très court !!!
Même si parfois ,j'ai pris plaisir à communiquer, souvent même, sur ce point précis demeure une frustration énorme de temps perdue, d'énergie dépensée pour pas grand chose, pour un résultat minime. je suis lue, oui mais pas tant que ça, et surtout pas relayée comme je j'aurais pensé l'être. Et là, nous retombons dans la grande farce du monde, qui explique pourquoi la société sombre dans un grand trou noir de misère, parce que la solidarité n'existe pas. Nous n'acceptons pas de vivre pour vivre mais nous vivons dans un grand quant-dira-t'on. Nous basculons dans la representativité, dans qui aura la plus grosse( de n'importe quoi d'aileurs!!) comme dirait Nicolas.
Dès qu'on est un peu sérieux, plus rien, plus personne !!!
le plus grave, pourtant , car je n'attends pas de pitié de qui que ce soit, honnêtement, ça ne me sert strictement à rien- je veux dire que cela ne me fera jamais avancer dans la vie ,ni dans celle de mon fils) le plus grave est que je me sente obligée d'écrire sur un certain ton pour attirer l'attention.
mais mon objectif n'est pas d'attirer cette pitié, loin de là. Juste l'envie de faire bouger les choses. Mais très profondément, je ne crois plus vraiment dans le blog.
je orois dans la necessité de faire passer les pétitions, de les relayer, de les signer et cela marche, mais pour le reste...
C'est pourquoi, je te comprends, je comprends ta décision, elle me parît tellement évidente que je songe, moi-même, seulement après 5 ou 6 mois de blogueuse à ralentir, voire arrêter, comme je l'avais déjà pensé depuis quelques temps déjà.
Voilà, (encore!!) je suis contente d'avoir pu te dire tout ça, car c'est réellement comme cela que je vis la "chose", contente de t'avoir renconter par blogs interposés, contente de savoir qu'il exste des gens sincères et vrais.. Plus que je le pense sans doute !!
merci de m'avoir lue et accompagnée à l'occasion !!
commentaire n° : 11 posté par : christie (site web) le: 14/04/2008 10:33:37
Poster maintenant, c'est ridicule, non ?
Sans doute, mais ça fait longtemps que je m'en cire du ridicule...

La première fois que je vous ai lu, je me suis dit :
1 - que vous vous mésestimiez,
2 - que vous préjugiez des sentiments des autres.

Il y a les deux maintenant. Vous avez raison de parler d'implication. Beaucoup de gens écrivent sans trop toucher à eux-mêmes. ce n'est pas pour cela que cela ne dit rien de ce qu'ils sont. Bien au contraire. Le genre "journal intime" m'a toujours un peu rebuté, je veux dire, personnellement, voilà pourquoi je ne suis que très rarement venu. Principalement parce que nous ne nous connaissons pas et que regarder votre vie et ce que vous en dites me semblait voyeuriste...d'autant plus que l'on ne dit jamais que ce que l'on veut bien dire et raconter...

Tous, nous avons nos barrières, nos façades et inconsciemment (je déteste ce mot à la noix) nous ne consentons pas à les abaisser...
Tenez, cet après midi, j'ai assisté à des obsèques. L'homme qui enterrait son amant, en faisant le tour du cercueil avec les yeux vides, creux, une terre brulée, on aurait pu creuser avec 1 cuillère dedans, sur ce coup là, ses barrières s'étaient effondrées. Mais la vie lui apprendra à les relever, cela ne dure qu'un instant...


Enfin, le voussoiement est pour moi très important, puisque outre celui que vous désignez sans le nommer, je voussoie également ma femme. Voyez comme c'est une marque selon moi qui place très haut l'individu.

Reconsidérez votre position, on s'en fout d'être lu. Virez toutes les stats qui vous empoisonnent la vie (moi, je n'en visualise quasiment aucune et je m'en porte très bien)...et si ça ne vous branche pas, surtout, pas d'amertume, l'amertume, il n'y a rien de pire...
commentaire n° : 12 posté par : Dorham (site web) le: 14/04/2008 17:00:56
un coucou, puisque tu es en ligne! bonne journée!
commentaire n° : 13 posté par : tarmine (site web) le: 20/05/2008 08:32:57
j'ai lu votre texte sur le changement de sexe (j'aime bien)
et ce dernier billet

le regard des autres...c'est donc cela qui pourrit la vie finalement, y être dépendant et tjs chercher la reconnaissance

mais pourquoi les gens devraient-il  tous nous
 aimer d'abord, en quoi cela est-ce une nécessité ?

c'est étrange, lorsqu'on écrit un livre -bien sur un blogueur n'est pas un écrivain, mais enfin il écrit par necessité viscérale souvent, comme un auteur - on s ait que des centaines de lecteurs anonymes vont lire,  c'est l'objectif de la sortie du livre, comme c'est l'objectif de la publication d'un billet pour un blogueur, sans que l'on sache rien d'eux, sans savoir si ils  ns seront hostiles ou pas

ces auteurs de bouquins souvent recoivent du courrier que l'on pourrait assimiler à des commentaires pour un blogueur

pourquoi dire et pourquoi écrire si l'on ne veut pas être entendu ou lu ?
si l'on veut selectionner ses lecteurs il existe des hébergeurs qui permettent  l'obligation de donner un mot de passe pour être lu, en toute confidentialité

bonne route à vous
commentaire n° : 14 posté par : anne le: 24/05/2008 11:48:45
Anne,
Merci pour ce comm, j'ai également réagi chez Zoridaë.
Juste une précision, car visiblement je m'exprime bien mal.
Je n'ai pas vraiment une soif d'amour et de reconnaissance inextinguible ! Et les critiques, voire les agressions ne me font pas peur ! Au contraire ! Je donne le meilleur de moi-même dans ces situations ! et je sais maintenant les règles dela Blogosphère : On regarde et on s'en va, en n'en pensant rien ou le pire... Qu'importe !
Ce dont j'ai souffert, c'est deux choses.
1- De ne plus me sentir libre, parce que des personnes qui m'aiment me regardent. Ce que l'on peut apparenter à la "ligne éditoriale" de Zoridaë... On attend de moi que je me ressaisisse, et que je continue à avancer, avec le courage dont "on" me dit que j'ai fait preuve jusque là... Et si j'ai envie, moi, de craquer, de chialer, de me détruire ?
2- Les requêtes malsaines qui m'agressent : pédophilie, bestialité, inceste (j'ai souvent le sentiment d'être assailli par tout ça...) Et du coup, les visiteurs silencieux... Je ne pouvais m'empêcher de me poser la question : ils espèrent ou attendent quoi, au juste ? Sont-ce de ces pervers ?
Il est facile de dire "Je m'en fous de qui me lit", lorsque l'on n'aborde pas de sujet épineux. Même en politique, quelle importance ! Mais lorsque l'on navigue en "border-line", à la limite de l'acceptable par la majorité, -et la bisexualité EST encore border-line-, alors, on peut devenir hyper sensible sur la façon dont on est perçu. Et quand ça devient trop dur, insupportable... J'en ai tiré les conséquences.
réponse de : Boby (site web) le: 24/05/2008 13:34:55
oui je peux imaginer que ça soit deplaisant de savoir que des yeux que vous pensez malsains lisent vos écrits et vos propos intimistes

par contre j'ai du mal à imaginer que l'onpuisse réagir selon vos préférences sexuelles, parce que pour moi , cela n'a aucune incidence sur la façon dont je regarde les gens, connus ou inconnus, c'est pour moi aussi personnel et sans importance que les croyances religieuses par ex, alors je n'arrive pas à comprendre en quoi cela gene les gens.
peut etre aussi est-ce parce que que la bisexualité me semble naturelle que mentionner l'homosexualtié d'autrui me semble aussi saugrenu que de mentionner la couleur d elapeau de qq'un
si l'on me présent e qq 'un en me disant 'il' ou 'e lle' est homo' ça me choque que l'on me le précise
et pourquoi pas, aussi , me présenter qq 'un en me précisant ce qu'il aime faire en matière de sexe

je vous aurais bien orienté pour leplaisir de le lire ,sur le blog d'un blogueur que j'estime bcp en tant qu'homme, jonas de deippe, blog version exhib, mais il l'a fermé, il m'avait apporté un texte sur mon blog d'alors , quand je faisais appel à contribution, je traitais du thème du désir, il avait écrit son désir pour les hommes et transmis son récit que j'avais publié, je l'ai tjs conservé parce qu'il y avait écrit avec justesse ce que vous évoquez de la défiance des regards d'autrui sur vos préférences.c'était cru et beau.

commentaire n° : 15 posté par : anne le: 24/05/2008 14:23:24

Je serais très heureux de pouvoir lire ce texte. Mon accès mail est dans la colonne de gauche...


réponse de : Boby (site web) le: 24/05/2008 20:29:00
Suite à la lecture de "Fille de soldat", merci pour le texte qui coule de source comme une chanson de Brassens... Je suis heureux d'avoir lu ce texte sur ton blog que je ne connaissais pas. Bonne continuation pas trop seul j'espère.
commentaire n° : 16 posté par : mtislav (site web) le: 24/05/2008 18:25:14
Merci Mtislav. Je vais découvrir ton blog...
Mais déjà, je dois dire que j'ai bien aimé ton "service à la personne" !
réponse de : Boby (site web) le: 24/05/2008 20:31:23
Bobi, ton texte est très beau, magnifique! ça pourrait être moi, tiens ! Le regarde  l'autre, j'ai appris à le mettre à distance,et j'ai appris à me battre en brave "fille à soldats, ou "fille-soldat" plus exactement. je me laisse plus faire.
Par contre ce que tu fais de tavie ne regarde que toi même, tu es assez "grand" pour savoir ce dont tu as besoin (en tout cas au fond de toi). mais si veux savoir, il y a les directives de la société en général, quelques soient leurs forles et NOS impératifs.  Restes à savoir comment leur donner vie ou leur donner corps, par quels biai, hasard, chemin.. Et ce texte fait sans doute parti de la route. J'ai envie de te dire :
A bientôt.
commentaire n° : 17 posté par : christie (site web) le: 24/05/2008 22:12:32
Bonjour,
Je suis venue ici via le concours "changer de sexe" et je tenais à laisser un commentaire. J'ai trouvé ce texte excellent du début à la fin, c'est si vrai et si sensible... J'ai aimé aussi cette tournure à  la Prévert. Et puis c'est un tour de force de parler de sexe et de sentiments de cette façon, sans être racoleur ni gnangnan, tout cela en changeant de sexe, bravo !
(En tant que nouvelle blogueuse j'ai lu avec beaucoup de curiosité ce billet de fermeture de blog. Diantre ! C'est sûr ?)
commentaire n° : 18 posté par : Marie-Georges Profonde (site web) le: 25/05/2008 19:00:08
J'ai lu. Et j'ai aimé. Je sens beaucoup d'amour pour cette "fille à soldats". Oui, ou est le problème si son bon plaisir est de fermer les yeux pour qu'on lui dise je t'aime ? 
(c'est drôle, je t'imagine très bien en fille à soldats ... et j'ai quelques amis qui m'ont dit aussi que s'ils avaient été femme, ils auraient voulu être pute)
commentaire n° : 19 posté par : Fiso (site web) le: 02/06/2008 00:24:19
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