Nota :

Ils s'aiment...


C'était un an avant ma naissance...
Un an seulement...
Les jeunes (et les autres...)...
Secouez-vous nom d'un bordel !!!
.

Pour être un peu moins sérieux...
J'ai aimé aussi !
...
Mettre un petit sourire dans ce blog par trop morose...

 

Ici aussi j'ai bien ri...
Mais une autre forme de rire, voyez-vous...

 


 

Bonjour...

 
Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...
Ensuite, au fil des jours, j'ai continué à éditer des billets d'humeur. Sans véritable chronologie.
Aujourd'hui, ce blog redevient un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'a plus guère d'importance.


Quand même, pour une meilleure compréhension,

pour ceux qui découvrent ce Blog...Mieux vaut suivre un ordre chronologique.

(En tête de colonne, vous trouverez le sommaire des archives...)

 

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Qui je suis

  • : Boby
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  • : 29/04/1945
  • : ARLES
  • : Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours.
Samedi 29 mars 2008

Voilà bien une autre locution qui ne manque pas de me faire grincer des dents. Et combien l’ai-je entendue depuis quatre mois ! Donner du sens. Comme l’on donne un petit coup de peinture pour rafraîchir un intérieur. Ou comme l’on ravale une façade pour essayer de faire oublier la miteuse citée de banlieue où, en fait, rien ne change vraiment.

Je n’ai rien d’une citée radieuse ou sordide, mon cœur n’a rien d’un intérieur petit bourgeois.

Donner du sens. Mais quel sens ? Pour aller dans quelle direction ? La vie elle-même est un non-sens. Intégral.

Tout petit, je me suis trouvé confronté à ce dilemme. Dès l’instant où l’on se refuse à croire en un au-delà, ou plus simplement à un après, à quoi peuvent bien servir nos capacités d’analyse et de réflexion qui nous différencient du reste de la gent animale ? A donner du sens à des existences vouées à une désespérante banalité, à une inflexible finalité, à une incontournable animalité ? A nous permettre de fabriquer tout au long d’une existence  inexorable des leurres successifs  et souvent contradictoires ? Aller ainsi, de leurres en leurres jusqu’à ce que l’heure sonne ? Tristesse du jeu de mots à la mesure de la misère de l’existence…

Ces perspectives étaient par trop affligeantes. Comme la vie s’accrochait à moi comme les capitules de bardane aux pulls angora, je devais bien faire face. Ce qui me servait d’intelligence devait me permettre de transcender la banalité, de faire la nique à toutes les finalités de l’existence, de jouer avec ma part animale… Pour ce qui est du sens, je refilais la patate chaude aux suivants : j’aurais des enfants, à eux d’en trouver un…

Dit de façon plus crue, je décidais très tôt de consacrer la totalité de mes capacités intellectuelles à vivre. Quitte à sentir battre mon cœur, qu’il batte la chamade !

 

Je ne saurais dire exactement quand le vent a tourné. Je n’ai rien vu venir. J’avais toujours fui les donneurs de sens. On me parlait futur, je répondais présent. Et puis un jour je constatais : ma vie n’avait toujours pas de sens. Elle avait une raison. Elle se prénommait Monique.

 

La raison n’est plus. Et on me reparle de sens.

Mais il n’y a aucun sens à trouver. Il y a un vide à combler. Et il est incommensurable.

publié dans : Sans queue ni tête
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