Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /Mars /2008 11:24

 

En faisant ma petite balade quotidienne sur les blogs amis ou simplement connus, je remarque que la mode est à la narration de rêves. Me voici bien en peine. Je ne rêve jamais. Allons, allons… J’ai encore quelques restes de mon travail psy. Si peu. Mais je sais quand même que nous rêvons tous. Cependant une chose reste indiscutable : je ne me souviens jamais de mes rêves. Lorsque j’avais entrepris une psychanalyse, ceci s’était avéré un véritable handicap. Et les souvenirs de ces balades nocturnes avaient finalement commencé à laisser quelques traces. Mais tellement fugaces ! Lorsque quelques bribes passaient le cap du réveil, j’avais donc pris pour habitude de me précipiter au bureau pour noter dans l’urgence ces traces maigrelettes. Je me rengorgeais alors en arrivant au cabinet de l’analyste. Je posais le papier sur son bureau avant de m’allonger sur le divan.
Il ne faisait aucun commentaire. Il ne posait aucune question. Il m’écoutait, et devait, je suppose, rapprocher mes réflexions et mes analyses des quelques éléments jetés sur le papier au réveil. Sans ouverture. Sans conclusion. Horriblement frustrant, je vous le dis.
J’ai retrouvé quelques unes de ces courtes notes. J’ai dû éliminer celles qui me semblaient sans aucun intérêt. Pourtant, les écrits survivants m'apparaissent aujourd’hui tout autant abscons. Mais qui sait. L’un de vous pourra peut-être m’apporter les éclairages que ce psy de malheur ne jugeait pas utile de me fournir…
 
 
16 novembre 1993, 6h.00
Je me suis couché tard, très fatigué. Je me suis endormi très vite et très lourdement.
Cela semble le cas chaque fois que je fais un rêve marquant.
Ce rêve est un véritable film policier ! ...
Nous sommes dans un vieil immeuble de St Germain des Prés. Un immense appartement banalisé, je suis étonné parce que je connais bien cet immeuble, il y a là une chambre où je suis venu (aventure avec un garçon) et je n'avais alors rien remarqué. Ça s'avère un avantage pour moi de connaître l'immeuble.
Je suis dans une école de formation pour être Agent Secret .... Il y a une douzaine d'hommes et de femmes. On nous fait passer des épreuves. Je ne sais plus lesquelles. Il semble que ce qui compte ce n'est pas le thème de l'épreuve, mais mon comportement. Je suis lent et médiocre. J'obtiens des résultats très moyens.
Pourtant ils me gardent, je ne comprends pas pourquoi, mais à la fin, les seuls retenus (une fille et moi) pour la principale mission seront ceux qui étaient lents et très moyens.
Il y a un formateur qui ne nous quitte pas d'une semelle, et qui possède un appareil qui lui permet d'entendre ce que nous disons même lorsque nous sommes très loin. Ce n'est pas un système de micro, il ne nous est donc pas possible de nous isoler.
Nous sommes en train de faire une épreuve d'adresse (?), soudain il nous annonce qu'une de nos collègues est morte. C'est la consternation. Jusque là, tout le monde prenait tout ça pour un jeu, personne n'avait imaginé que nos vies pouvaient être en danger.
La formation est terminée. Nous devons rejoindre le Service. Il est maquillé en restaurant asiatique d'aspect minable, dans une petite rue, près d'une gare. Un collègue ne veut pas continuer parce que c'est moche et indigne de lui. Je le regarde étonné, pour moi l'aspect extérieur n'a pas d'importance.
Nous nous rendons dans ce lieu avec la collègue. Nous nous présentons comme des clients normaux, faisant mine de rien. Une asiatique nous accueille et nous installe dans d'immenses fauteuils étranges. Nous restons sur le qui-vive, il est clair pour moi que nous sommes repérés et même connus, mais il est vital de jouer complètement le jeu et de ne faire, surtout pas, Agent Secret. Nos maladresses et notre médiocrité qui étaient des handicaps pendant les exercices de formation deviennent un avantage. Nous sommes trop gourdes pour être des Agents. Nous réussissons donc.
Première mission. Par une fenêtre je dois mettre quelque chose à flotter dans une cuvette de WC ! Une sorte de baignoire de bébé qui doit également être attachée à un barreau de la fenêtre. C'est très difficile. Ma partenaire est à l'intérieur de la maison, mais ne peut pas m'aider, elle ne peut que me soutenir moralement, et c'est déjà très important. Si je rate le coup tout explosera et nous seront tués tous les deux. A mes premières tentatives, la "baignoire" coule dans la cuvette, je la rattrape de justesse. Finalement je réussis. Quelque chose que j'avais fait dans le passé (avant de devenir un Agent) m'a été d'une grande utilité. ( ??? Mais quoi ? Quoi ?) Nous avons réussi.
L'ancien formateur nous apprend que nous sommes les seuls survivants. Tous nos autres camarades ont étés tués dans leur première mission. Ils étaient trop rapides et trop sûrs d'eux, ils n'ont pas su éviter les pièges. Il nous demande si nous comprenons maintenant pourquoi il nous gardait malgré nos résultats lamentables. Je réalise que nous étions meilleurs que les autres alors que je me croyais le plus mauvais.
 
Je vais regarder de plus près… Peut-être bien que j’en éditerai d’autres…
Publié dans : Rêveries
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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...

Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!

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Bonjour...

    Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...

     

Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
      1er Février 2012
Je suis de retour dans le Royaume depuis un mois.    
      J'ai entrepris les démarches pour obtenir le statut de résident étranger au Maroc.
      Je ne peux plus me cacher derrière mon petit doigt : C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Je ne veux plus me torturer. Dans quelques mois peut-être, lorsque la France sera redevenue une République ouverte et démocratique...
. Pour l'instant je veux vivre. Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, ici, maintenant.    
Je baigne dedans.    
       
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  • Provence Région Parisienne ARLES Gascon Fès au Maroc
  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, je redécouvre l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune !

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-trois ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt un an qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

Et si, là, se trouvait la raison raisonnable ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

Quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. Je verrai.

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