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Mercredi 13 février 2008 3 13 /02 /Fév /2008 09:57

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Ce matin, le ciel est d’un bleu intense. Comme légèrement teinté par un filtre violet ou vieux rose, qui le rend chaleureux. Un bleu chaud. Il n’y a que dans le sud que l’on voit ça. Un bleu qui faisait dire à Monique sans se lasser ; « Mais qu’est-ce que nous fichions à Paris ? »…

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Dans la maisonnette du balcon les moineaux piaillent et disputent aux tourterelles les deux mesures de graines que je leur ai versées. Je ne peux pas me décider à les abandonner. C’était notre récréation du matin.



undefined Derrière la maison, le champ est blanc de givre. Il fait froid dehors. J’ai dû gratter les vitres de la voiture pour aller chercher mon pain. Pourtant, derrière la baie plein Est, le soleil commence à sérieusement chauffer. Il va faire très beau aujourd’hui. Dans le jardin, un jeune plant de mimosas met une touche printanière. Il resplendit. Monique ne l’aura jamais vu fleurir… C’est elle qui l’avait choisi l’année dernière.




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La terre commence à revivre… Attention au coup du balancier. Des froids sévères peuvent encore arriver… Il est peut-être trop tôt pour que je commence à revivre…





 

Je voulais démarrer tôt aujourd’hui. Des tas de choses à faire, à commencer par le ménage, que depuis dimanche je repousse de demi-journée en demi-journée. C’est raté.

Et je me retrouve devant ce maudit écran… Avachi. Le ventre reposant sur mes cuisses. La bouche ouverte comme une carpe qui cherche l’eau… Un peu hagard. Décervelé, oui.

Je dois y passer. Ya pas. Je vais surfer, de blog en blog, pendant un long moment.

Lire ceux des copains et copines. Souffrir devant ceux pleins de poésie… Vous savez, celles et ceux qui n’ont pas grand-chose à dire, juste de petites choses, mais qui le disent si, tellement, merveilleusement bien… Moi, j’aurais sans doute, probablement, certainement des choses à dire. Mais je ne peux, ne veux, ne réussis à rien formuler. Quelques borborygmes s’échappent de ma cervelle… Je les ré enfouis vite au plus profond.

Rester dubitatif devant des personnages trop. Trop ? Oui, même davantage.

Avoir le cœur serré devant ceux qui sont tellement. Que j’ai envie de serrer dans mes bras. Mais dont j’entends déjà les hurlements d’effroi… « Ciel ! Un vieux ! »

 

Arrêter de consommer, de lire. Faire, agir, produire…

 

Parler pour ne rien dire ?

Vouloir effleurer et trop en dire ?

Dire mon bonheur de casser du virtuel quand je sens mes amis dans la désespérance déçue ?

Vouloir dire sa souffrance et n’émettre que des grincements de porte mal huilée ?

Accepter d’être lu, mis à nu, ou maquiller un peu plus le masque ?

Écrire pour les autres, ou pour soi ?

Écrire ? Pourquoi ?

Publié dans : Quand il faudrait s'assumer
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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...

Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!

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Clin d'oeil !

 

Bonjour...

    Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...

     

Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!        
 Juillet 2012        
      J'ai obtenu le statut de résident étranger au Maroc.
            C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Seulement, il y avait ce satané véhicule ! Je n'ai plus le droit d'avoir mon jouet décapotable français. Je suis rentré en France pour essayer de le vendre afin de racheter un petit véhicule au Maroc. Seulement voila. En période de crise, ce genre de véhicule ne se vend pas ! Ou bien les acquéreurs potentiels n'osent pas investir dans de la fantaisie, ou bien ils ont les moyens d'acheter le même véhicule neuf...
Bref... Je n'ai eu d'autre solution que de racheter moi-même le cabriolet, au prix fort (plus de 22 000 €uros, soit 5000 €uros de plus que l'estimation communément admise. Se rajoutent les frais de douane ("Mise en circulation" au Maroc), environ 11 000 €uros, l'assurance marocaine (l'ancienne assurance ne peut avoir cours à l'étranger), couverture à payer en une fois annuelle (environ 1000 €) Plus... Plus...
Bref... Je suis plus pressé qu'un citron... Mais je suis près de lui.
. Je veux vivre par et pour lui.  Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, maintenant. Tout de suite.   
       
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Qui je suis

  • Boby
  • Les petites histoires de Boby
  • Homme
  • 29/04/1945
  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, j'ai redécouvert l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune ! C'est lui qui m'a choisi, et je n'ai pas su dire non...

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-deux ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt deux ans qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

J'ai de plus en plus peur. Je sais, je suis totalement ridicule de trouver ceci un peu trop.

"Le marié est-il trop beau ?"

Et puis, quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. C'est inéluctable. 24/67, ratio incontournable. Je verrai.

J'imagine encore que je saurai être digne.

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