Samedi 22 décembre 2007 6 22 /12 /Déc /2007 02:54
Nuit du vendredi au samedi.

 

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Journée particulièrement intime. Affection des proches. Tendresse de mes enfants. Sympathie du voisinage et des amis.

Pourtant, je veux laisser une trace ici. Pour ceux qui de blogueurs et lecteurs sont devenus des amis, sincères.

 

Nous avions voulu concentrer la vrai émotion dans les quelques minutes d’hommage qui précèdent la crémation. Les enfants avaient préparé cette courte cérémonie. Les magnifiques vieilles chansons françaises de la chorale de Xavier ont accompagné l’installation des amis proches et de la famille qui avaient suivi le cortège jusqu’à ce lointain trou perdu à plus d’une heure d’Arles. Nous étions une petite quinzaine.

Puis la voix claire d’un enfant emplit la salle de cérémonie. Un extrait du " Petit Prince" de Saint Ex... Vous savez, quand il apprivoise le renard... " On ne voit bien qu’avec le cœur... L’essentiel est invisible pour les yeux..."

 

Puis, Xavier a pris la parole. Une intense émotion, par le regard, par les silences, par les encouragements muets, irradiait entre les deux frères et la sœur. Il a lu un très court texte, quelques mots que Monique avait écrits pendant son dernier séjour à la clinique, et que nous avons retrouvé dans ses affaires...

 

" Fin d’été.

Quelques nuages d’automne, des foules de souvenirs, des bribes de chansonnettes... " Le temps s’en va, c’est un secret... "

Pourrai-je seulement terminer cet au revoir ?

Chaque soir je m’interroge.

Chaque matin je m’étonne de la difficulté pour continuer.

Karine aura 30 ans le 30 décembre, et j’aurais aimé être encore là pour le trentième anniversaire de cette fratrie.

Nos roues ont tourné. "

 

(J’avais le soir même de cette découverte, cherché vainement les traces de cette chanson que j’avais tant de fois chanté à Monique, puis que nous chantions aux enfants quand ils étaient petits. J’avais abandonné mes recherches. Ma voix brisée par le cancer et les rayons ne me permettait même pas de la chantonner de façon correcte. Xav feuilletait nos recueils de chants. Et là, à la première page de l’un des livres, la petite feuille où j’avais griffonné la musique pour Monique... Un signe...)

 

Xavier, avec une exceptionnelle maîtrise de soi, a interprété magnifiquement cette chansonnette.

Le temps s’en va.

 

J’ai mis deux herbes à sécher

Entre les chants de ton cahier, (bis)

Le temps s’en va, c’est un secret,

Pas même à toi ne le dirai... (refrain)

 

J’ai pris trois fleurs à ce rosier,

C’est pour tes yeux émerveillés, (bis)

(refrain)

 

J’ai glané quatre épis de blé

Pour tes cheveux ensoleillés, (bis)

(refrain)

 

En rêve j’ai pris cent baisers

Dessus ta lèvre ensommeillée, (bis)

(refrain)

 

La vie demain va s’arrêter

Je ne peux vivre sans t’aimer (bis)

(refrain) ...

 

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Monique pouvait partir. Nous lui avions dit tout notre amour.

 

Un repas joyeux et plein de vie a clôturé cette lourde journée. Nous étions dix à table. Que ma famille. No comment...

Publié dans : Et maintenant ?
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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...

Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!

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Clin d'oeil !

 

Bonjour...

    Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...

     

Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
      1er Février 2012
Je suis de retour dans le Royaume depuis un mois.    
      J'ai entrepris les démarches pour obtenir le statut de résident étranger au Maroc.
      Je ne peux plus me cacher derrière mon petit doigt : C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Je ne veux plus me torturer. Dans quelques mois peut-être, lorsque la France sera redevenue une République ouverte et démocratique...
. Pour l'instant je veux vivre. Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, ici, maintenant.    
Je baigne dedans.    
       
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
 
       
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Qui je suis

  • Boby
  • Les petites histoires de Boby
  • Homme
  • 29/04/1945
  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, je redécouvre l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune !

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-trois ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt un an qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

Et si, là, se trouvait la raison raisonnable ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

Quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. Je verrai.

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