Je ne comptais pas en parler. Ces commémorations m’emmerdent. Ceux qui se permettent d’en parler sont la plupart du temps des usurpateurs qui n’ont aucun droit pour se mettre en avant. Les détracteurs de Mitterand feraient mieux d’aller se cacher !
Alors, pourquoi en parler, moi, à ma dizaine de visiteurs réguliers, ainsi qu’à la vingtaine de passagers plus ou moins distraits et totalement indifférents ?
Simplement un tout petit témoignage personnel. Un hommage que je dois à ce grand homme. Moi, personnellement.
Juillet 1980, je sors de prison, après 10 mois de détention, deux grèves de la faim longues et vaines, brisé, désabusé. Je n’aurais pas tenu le coup sans Monique, épouse solidaire et attentionnée, et mes enfants, si petits et si fragiles à l’époque.
Après des mois de chômage non rémunéré, de désespérances et de haines sourdes et destructrices, j’ai enfin retrouvé un emploi, au bas de l’échelle dont j’ai entrepris de grimper les marches quatre à quatre.
Je n’ai pas voté pour Mitterand : le jugement me privait également de mes droits civiques (et parentaux) pour dix ans.
Si j’avais pu, bien sûr que j’aurais voté pour lui ! Malgré toutes les accusations que l’on portait –déjà- sur lui. Je doutais de son ancrage à gauche. Mais il avait pris deux engagements –à contre-courant des opinions publiques- qui pour moi valaient un blanc seing : la suppression de la peine de mort et la décriminalisation de l’homosexualité. Après 1982, deux ans après ma condamnation, je n’aurais plus été poursuivi pour les faits incriminés.
Le soir du 10 Mai, assis sur le canapé main dans la main, Monique et moi attendions les résultats. A 8h00mn15s j’ai fondu en larmes dans les bras de ma femme.
L’espoir renaissait.
Comme les larmes me viennent en regardant la vidéo complète dont j’ai tiré l’extrait ci-après. Ces deux acteurs sont l’espoir d’un monde futur. L’un d’eux est devenu ma raison de vivre.
J’aime mes larmes.
Vous ne savez plus où vous en êtes de votre ballade...
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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...
Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!
Clin d'oeil !
Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
Depuis le début : 11959
En ligne : Selon OB : 5
Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-deux ans.
Passion soudaine et prodigieusement agréable...
... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt deux ans qu'il ne me quitte que pour aller travailler !
Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...
Vieux ? Qui ose parler de vieux ?
Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.
J'ai de plus en plus peur. Je sais, je suis totalement ridicule de trouver ceci un peu trop.
"Le marié est-il trop beau ?"
Et puis, quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable, ne sera pas facile.
Pourtant. C'est inéluctable. 24/67, ratio incontournable. Je verrai.
J'imagine encore que je saurai être digne.