Nota :

Ils s'aiment...


C'était un an avant ma naissance...
Un an seulement...
Les jeunes (et les autres...)...
Secouez-vous nom d'un bordel !!!
.

Pour être un peu moins sérieux...
J'ai aimé aussi !
...
Mettre un petit sourire dans ce blog par trop morose...

 

Ici aussi j'ai bien ri...
Mais une autre forme de rire, voyez-vous...

 


 

Bonjour...

 
Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...
Ensuite, au fil des jours, j'ai continué à éditer des billets d'humeur. Sans véritable chronologie.
Aujourd'hui, ce blog redevient un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'a plus guère d'importance.


Quand même, pour une meilleure compréhension,

pour ceux qui découvrent ce Blog...Mieux vaut suivre un ordre chronologique.

(En tête de colonne, vous trouverez le sommaire des archives...)

 

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Qui je suis

  • : Boby
  • homoavecepouse
  • : Homme
  • : 29/04/1945
  • : ARLES
  • : Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours.
Dimanche 17 août 2008

Il y avait bien longtemps que nous n’avions pas pris le temps de discuter, mon ami F. et moi. Depuis l’achat de la bibliothèque je crois.

La discussion a, bien entendu, essentiellement tourné autour de moi et de « mes » œuvres… Alors qu’il traverse lui-même une passe bien difficile. Mon égocentrisme est invraisemblable et insupportable. Je me déteste. Facile, après… Pendant, je me suis laissé cajoler, bercer, secouer, interpeller, par la finesse et l’intelligence de ses analyses. Il se refuse à mettre des commentaires sur mon, mes, blogs. Mais là, j’ai été servi.

 

D’abord, ma tentative de roman. F. est l’un des tous premiers à qui j’ai confié les clefs du tabernacle… Ses premières visites s’étaient conclues par un jugement sévère. Ou que j’avais vécu comme tel. « Ce n’est pas à proprement parler de la fiction. Tu n’inventes pas vraiment. C’est une uchronie reposant sur ce que ta vie aurait pu être… » Je m’étais insurgé. Je change quand même bien plus que le nez de Cléopâtre ! Je n’ai jamais été beau, séduisant et sûr de moi comme l’est Al ! Monique n’a jamais eu, il me semble, l’aisance et la joie de vivre que j’attribue à Suzy ! Et je sais bien qu’il était impensable pour elle de me quitter.

Nous en avons reparlé. Ses exemples, la pertinence de ses analyses m’ont obligé à rendre les armes. Plusieurs discussions avec des proches ces dernières semaines concordent d’ailleurs et se recoupent. Ce que j’ai reconduit inconsciemment dans cette fiction et dans la psychologie des personnages principaux, c’est un désir d’absolue perfection dans la construction de leur vie…Tout doit être parfait, même les drames… Exigence exacerbée qui, je le réalise petit à petit, a guidé Monique et moi dans toutes nos attitudes et nos réactions… Y compris dans le cheminement vers sa mort. Mais pour réellement l’assumer, j’ai encore bien du chemin à parcourir. Je le sais.

 

Nous avons également beaucoup parlé de mon « deuil ». Ce satané deuil que je n’accepte même pas vraiment de nommer… Des dizaines de minutes de discussion, souvent acharnées, mais extraordinairement apaisantes pour moi. Et soudain, en référence à mon dernier billet, cette réflexion de F. :

 

-         « Mais non, Boby, « faire son deuil » ne consiste pas à accepter la mort, la disparition, de l’autre ! Cela consiste à accepter de continuer à vivre avec cette nouvelle donne ! »

 

Allez savoir pourquoi, soudain, tout a semblé s’éclairer pour moi. Que petit à petit j’accepte de vivre sans Monique ? Ce qui voudrait dire que je m’étais accoutumé, comme dans beaucoup de couples, à vivre avec elle ? Mais non, hélas. Je ne m’étais pas accoutumé à vivre avec elle ! Je ne vivais que pour elle. J’ai réalisé là, ou plutôt j’ai enfin verbalisé là, que sans elle il y a belle lurette que je ne serais plus. Et c’est bien pour cela qu’essayer de continuer à vivre n’a aucun sens à mes yeux.

C’est con peut-être, mais je me suis senti soulagé.

Le décès de Monique n’était plus le handicap insurmontable que j’essayais de dépasser.

Le non sens à vivre m’a habité bien avant. Bien avant. Sans aucun doute même avant que je la rencontre. Je l’ai crue fragile. J’ai passé ma vie à essayer de la protéger. De tout. Des autres. De moi. Et c’est elle qui me portait à bout de bras.

Pourquoi je me suis senti soulagé ?

Parce que je n’ai plus qu’un seul adversaire : moi-même.

Et là, ce n’est pas gagné. Mais au moins les choses sont claires.
publié dans : Renouveau
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