La vie continue

Lundi 5 novembre 2007 1 05 /11 /Nov /2007 10:22
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Je ne suis plus en mesure d’écrire ne serait-ce que quelques lignes. Pardon à ceux qui voudraient recevoir des nouvelles...

Il y avait bien longtemps que je n’avais pas vécu ainsi tous les cinq réunis. C’est du boulot ! Une occupation à plein temps. Et Monique sollicite de plus en plus notre attention. Par moments tout semble aller bien. La douleur semble oubliée. A d'autres, la souffrance est insupportable et nous ne savons, ni les uns ni les autres, lui être d’un quelconque secours.

Les enfants m’ont pris bille en tête. Ils ne m’ont pas fait de cadeau. Les sous-entendus ont explosé, leur souffrance m’a submergé. Je ne sais plus quoi faire, quoi dire.

Des arguments d’une violence inouïe pour moi ont été mis sur la table.

Ils sont tous les trois d’une lucidité qui me surprend. J’avais oublié, ou pas encore voulu voir en face, que ce sont des adultes matures et solides. Ils sont comme nous avons voulu qu’ils soient. Des hommes et femme non conventionnels, réalistes et sensibles sans mièvrerie, profondément humains.

Quel ressenti, mélange de fierté d’avoir aussi bien " réussi ", et trouble d’être pris en faute comme le gamin surpris à chiper des confitures. Une après-midi entière de discussions alternativement profondes et futiles... Des cœurs mis à nu. Rien que pour nous quatre. Amour et tendresse murmurés. Assourdissant.

 

Ou la limite des blogs. Mais même dans un journal secret je ne pourrais pas encore faire l’analyse de ces derniers jours. Il va me falloir du temps. Beaucoup de temps.

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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /Oct /2007 23:43

 

Hier soir, nous étions encore à table, je venais chercher un paquet de cigarettes au bureau et passais vite fait devant l’écran resté allumé. Un nom me sautait aux yeux. Un nom que j’espérais, n’espérais plus depuis de trop longues semaines. Il acceptait de ne plus se cacher ! Je me mettais aussitôt en ligne. Dans la minute je recevais le premier "Hello !"  J’oubliais de respirer.

Un rayon de soleil traversait mon cœur.

Quelques mots. Quelques courts échanges. Simples. Sans fioritures. Je souriais seul. Il me tendait la main. Il ne m’en voulait plus. Il était en train de lire ce blog.

Un rayon de soleil m’éblouissait.

 

Tante Madeleine était la sœur aînée de ma mère. " Tata Mado " pour tous. Elle était la Marraine de ma propre sœur aînée. Pour moi elle fut toujours " Tata Marraine ". Jusqu’à sa mort à 96 ans.

Veuve très jeune, jamais remariée, elle n’a pas eu d’enfants. Mais elle se plaisait souvent à dire : " Le Bon Dieu ne m’a pas donné d’enfant, mais le Diable m’a donné sept neveux et nièces ! ". Elle nous adorait et nous gâtait autant que le lui permettaient ses modestes ressources.

Très petit, j’avais eu l’idée de lui écrire des poèmes. C’était devenu une institution. Pas une date marquante, anniversaire, fête, changement de saison, où je ne lui aurais envoyé quelques vers. Elle les attendait. Je peinais pour arracher à ma malheureuse imagination quelques quatrains minables qui faisaient son bonheur. A sa mort, j’ai eu la surprise de retrouver dans une enveloppe quelques feuillets sauvegardés pour une raison inconnue. Pourquoi ceux-ci parmi d’innombrables feuilles de cahier ? Pour la postérité, je ne résiste pas au plaisir d’en citer deux, parmi les moins mauvais... C’est dire !

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Je devais avoir dix ans...

Po--me2.jpg

 

J’avais quinze ans...

 

Depuis l’âge de vingt ans, je m’étais bien gardé de me fourvoyer dans de telles galères... Hé bien, ce soir, je m’y essaye. Ce sera ridicule. Mais tel que, ce sera un cadeau à mon rayon de soleil.

 

Derrière l’écran trouble de la toile

Je te vois avec une extraordinaire précision.

Sans effort, je peux soulever le voile

Et me repaître de cette douce vision... 


 

Si simple et si ordinaire,

Enfant des cités, Adolescent lésé,

Jeune homme volontaire,

Adulte agressif, et adulte apaisé.


 

Si simple et si ordinaire,

Anonyme, effacé, et blogueur de génie,

Gentil père, amant qui sait plaire,

Frère fidèle, ami sincère, qui jamais ne renie.


 

Petit loubard, en muscles et en nerfs,

Corps de satin et de velours, ventre plat,

Sourire carnassier et lèvres sensuelles,

Mains gantées ignorant les caresses,

Yeux de braises projetant de l’acier,

Etendard en avant, prêt à tous les combats,

Machine de plaisirs, qui se veut sous contrôle,

Mais est prête à sombrer en rencontrant l’amour... 


 

Tu es à l’aube de ta vie,

Je précède le coucher du soleil.

La distance est trop grande, quelles que soient mes envies,

Ma route donne au ciel sa couleur rouge sang, et tu l’irradies de vermeil...


 

Mon chemin a été parsemé d’épines et d’embûches,

De bonheurs, d’extases et de sensualité,

Tes premiers pas voulaient que tu trébuches,

Mais le destin a buté sur ta vitalité...


 

Vis. Vis simplement. En vivant tu m’aideras à vivre.

Loin de moi et si près de mon cœur.

 

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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...

Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!

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Clin d'oeil !

 

Bonjour...

    Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...

     

Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
      1er Février 2012
Je suis de retour dans le Royaume depuis un mois.    
      J'ai entrepris les démarches pour obtenir le statut de résident étranger au Maroc.
      Je ne peux plus me cacher derrière mon petit doigt : C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Je ne veux plus me torturer. Dans quelques mois peut-être, lorsque la France sera redevenue une République ouverte et démocratique...
. Pour l'instant je veux vivre. Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, ici, maintenant.    
Je baigne dedans.    
       
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
 
       
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Qui je suis

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  • Provence Région Parisienne ARLES Gascon Fès au Maroc
  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, je redécouvre l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune !

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-trois ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt un an qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

Et si, là, se trouvait la raison raisonnable ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

Quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. Je verrai.

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