Enfance d'un Homo

Lundi 29 janvier 2007 1 29 /01 /Jan /2007 17:52

En voulant illustrer ces quelques passages sélectionnés, je me suis replongé dans les boîtes de vieilles photos. Au fil des années j’en ai retrouvé, chez mes parents, chez mes frère et soeur. Sans pouvoir bien sûr jamais reconstituer la riche collection que j’avais détruite le soir de mon baccalauréat. Et j’ai éprouvé quelque chose de très très fort, qui doit relever d’un mécanisme psychanalytique. Je fais ici cette parenthèse car il me semble qu’elle peut proposer un éclairage utile pour la suite du récit que je vais aborder...

Ces photos que je redécouvre me montrent un jeune " pas mal "... Certes, pas du tout l’éphèbe grec qui m’a toujours fait fantasmer, mais un gars qui, si je le rencontrais, ne me laisserai pas tout à fait indifférent...

Or, profondément ancré dans mon esprit et dans ma chair, j’ai toujours considéré que je n’avais pas été gâté par la nature. Et j’en ai énormément souffert. Mon enfance a été accompagnée des quolibets flatteurs tels que " patate ", " bouboule ", " gros lard ", " le gros ", " nounours ", " bichon ", et j’en ai oubliés... Trop précoce, avec mon 1 mètre 80 à quinze ans, 84 à seize, un nez de boxeur maltraité, barbu dès quatorze ans, lourdaud, on me donnait fréquemment 4 ou 5 ans de plus qu'en réalité et je supportais mal cette carcasse qu’il m’était impossible de dissimuler. Ceci a sans doute beaucoup influencé mes relations avec la gente féminine, le moins que l’on puisse dire étant que je n’avais aucune confiance en moi. Ceci a de toute évidence influencé ma quête homo, car je n’étais attiré que par des garçons au physique parfait, comme si j’avais pu, par l’acte, m’approprier leur corps et remplacer le mien... Une petite anecdote. Bien des années plus tard, une amie me demanda, lors d’une conversation intimiste, ce que je regardais en premier chez un garçon. Sans hésiter, je répondis " le ventre ". S’il n’est pas plat et bien dessiné, c’est rédhibitoire ! Quelques semaines plus tard elle faisait un voyage à Florence et m’envoyait chaque jour une carte postale avec un détail de la superbe plastique du " David ", dans l’ordre de mes préférences !

Clin d’œil, mais pour masquer une souffrance qui perdure aujourd’hui et a même empiré avec ce que je dois appeler un début d’obésité.

 

Une page était tournée. Un livre se refermait. Je laissais mon adolescence derrière moi. A l'aube de ma vie d'adulte, je m’étais convaincu d’être un original, pire, peut-être un monstre. Je n'étais pas comme les autres. J'allais traîner toute ma vie ce boulet infâme, cette marque du destin. Il était naturel que je sois banni loin des miens.

Comble de l'anomalie, avec un garçon comme avec une fille, je pensais d'abord au plaisir de l'autre, avant ma propre satisfaction ; profondément, j'éprouvais un besoin de don de moi-même sentiment, à ce qu'il paraitrait, typiquement féminin.

Au lendemain de mon amour broyé pour C., j'étais écrasé par la charge de ma monstruosité, et je voulais fuir, me fondre dans l'indifférence des masses.

Le pénible vêcu de cette année de terminale avait eu une conséquence que les adultes n’avaient certainement pas imaginée. Je rayais totalement les femmes de ma vie. Elles n’étaient pas pour moi, je n’étais pas pour elles. Je ne pouvais que leur faire horreur. Elles me faisaient peur. Dorénavant je permettrais à ma nature profonde de s’épanouir. J’aimais les hommes, je rencontrerais des hommes.

En montant à Paris, je pensais que tout serait plus facile, que je trouverais bien, sur le nombre, une personne partageant mes envies, que je serais libre et indépendant. J’étais convaincu que je trouverais l'Amour.

Horsmis les toilettes publiques de la Ville Nouvelle et quelques autres édicules découverts par hasard, je n'avais jamais dragué. L’accès au plaisir avait presque toujours découlé d'une rencontre fortuite, de dialogues et de goûts communs. Dans mes aventures féminines du bord de mer j’avais été profondément gêné par ces rencontres préméditées, cette recherche du plaisir sous-jacente à la plus innocente conversation à bâtons rompus. J’avais culpabilisé cette jouissance arrachée égoïstement par de faux serments ou des paroles enjôleuses. Je pensais sincèrement que cela n'existait pas entre hommes. On se désirait, on se donnait l'un à l'autre sans arrière pensée ni calcul. Je n'avais connu pour ainsi dire que ces amitiés où la complicité et le respect mutuels précédent l'assouvissement des pulsions.

Les pédés, je ne les connaissais pas, hormis moi-même.

En somme, vierge et pur, je partais le cœur joyeux vers l'Enfer.

Publié dans : Enfance d'un Homo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 28 janvier 2007 7 28 /01 /Jan /2007 23:33

Pour la cinquième rentrée, je repris le chemin de l'internat avec un moral au plus bas. Les vacances avaient été une successions d’aventures féminines foireuses et de séances de plus en plus avilissantes sur les lieux de drague. Angoissé de retrouver les brimades et la haine incompréhensible de mes condisciples. Fou d'espoir de retrouver C. et son affection non calculée.

Immédiatement, je compris que quelque chose avait changé. Il me dit à peine bonjour, s'installa en étude loin de moi pour la première fois en cinq ans. Je ne réussis jamais à le voir seul, mais toujours entouré de copains ou bien très, très pressé. A aucun moment il ne manifesta la moindre agressivité, mais il n'eut pas davantage la moindre marque de sympathie. Les semaines passèrent, me laissant de plus en plus atterré. Heureusement, le travail, dans cette année capitale, ne nous laissait guère le temps de jouer ou de rêver. A la surprise avait succédé le fatalisme et le désespoir. Je ne tentais même plus de lui parler, de le voir seul, d'autant que les brimades et les farces de nos compagnons devenaient de plus en plus ouvertes et indiscrètes. Puis il y eut le sursaut, le refus de l'évidence, le besoin d'explication. Je le poursuivis de nouveau de mes assiduités, refusant qu'il continue à m'ignorer. Il m'évita, toujours discrètement et sans animosité.

Enfin, un répétiteur (cette sorte de surveillant à vie qui assurait la surveillance des permanences comme le remplacement au pied levé d'un professeur) me prit gravement à part. C'était l'un des rares personnages de l'encadrement que nous acceptions, que je supportais. Ancien champion d'haltérophilie, véritable armoire à glace gagnée par l'embonpoint, il était d'un calme et d'une douceur à toute épreuve. Je ne l'ai jamais vu en colère, je ne l'ai jamais vu se déplacer autrement qu'en marchant lentement, d'un pas de cérémonie. Affectueusement, calmement, il m'assena ces vérités que je ne voulais pas voir. Les parents de C. avaient été mis au courant de nos liens. Lui aussi savait. Il ne voulait pas d'incident. Nous devions finir l'année et réussir notre bac. Je devais lui promettre de ne plus essayer de revoir mon ami, et de cesser de faire de la photo. Ivre de douleur, les yeux et la voix chargés de larmes, je dis oui à tout ce qu'il voulait. Il me laissa seul reprendre contenance avant de descendre à table. C. détourna les yeux, j'évitais de le regarder. Pendant plusieurs jours je vécus comme un automate, passant les examens de fin de trimestre avec indifférence.

La fatalité semblait s'acharner sur moi, poursuivait son œuvre. Dans la semaine, un camarade, au cours d'une discussion à bâtons rompus, me parla du livre "Les Amitiés Particulières", et me prêta le livre. Pur hasard ? Invite déguisée ? Sadisme ? Hypocrisie ? Manœuvre habile téléguidée par un adulte ? Je ne le sus jamais, et souvent je me pose encore cette question. Je me jetais sur le livre comme sur une bouée de sauvetage. Les premières pages me bouleversèrent. La similitude de notre aventure avec le récit ampoulé du roman me sautait aux yeux. Je ne supportais plus d'interrompre ma lecture pour rejoindre les cours. J'étais las, dépressif. Je décidais d'aller à l'infirmerie pour pouvoir lire tranquillement, loin de tous, loin des autres, loin de lui.

Dans son repaire, l'infirmière se comportait comme un sergent major. On ne badinait pas avec elle, et elle avait horreur des planqués. Il me fallut lui prouver que tous les examens étaient finis, que je ne cherchais à fuir aucun contrôle ni aucune contrainte. Elle me connaissait bien. Elle fut étonnée de voir mon visage décomposé, mon absence de vitalité. Elle crut à du surmenage, et elle me garda dans une chambre d'isolement.

 

 

Je passais la journée à lire. L'enthousiasme et l'émotion s'accusaient à chaque page. Le parallèle avec ce que je vivais me sautait aux yeux. J'admirais la pureté des sentiments d'Alexandre et de Georges. Leur renoncement et leur don d'eux-mêmes qui correspondaient tant à ce dont j'avais toujours rêvé. Je me haïssais de n'avoir pas su préserver comme eux la pureté des sentiments en introduisant entre mon ami et moi la notion de culpabilité des actes interdits. J'admirais la ténacité d'Alexandre, qui devant la rigidité bornée des adultes, ne reniait rien de son amour. J'étais sûr que C. était victime de pressions semblables et m'aimait. Il ne pouvait pas en être autrement ! J'avais dix neuf ans et demi, déjà pas mal vécu, et je me laissais emporter avec ivresse par le romantisme à l'eau de rose de ce roman pour midinettes en culottes courtes et galoches !

La fin du roman me sonna comme un violent uppercut à l'estomac. Alexandre mort ! La beauté, la pureté, l'innocence, tuées par l'incompréhension des adultes et la trahison de son ami. Non, non. Je ne causerais pas sa perte. C'est sûr, il mourrait lui aussi de notre séparation... A moins qu'il ne m'en veuille de notre aventure, et que ce soit lui qui me rejette... Mais oui, c'était cela la vérité. Il refusait cet amour qui nous avait unis, il m'en voulait de l'avoir entraîné dans le vice. J'étais un salop.

Pendant des heures, je pleurais sur lui, sur moi, sur mon amour. J’ai toujours eu une grande émotivité, et les larmes m’assaillent souvent à l’imprévu.Les larmes, loin de me calmer, augmentaient ma haine de moi-même et de mes goûts anormaux. Je haïssais mon corps, mon cœur, mon âme. Je ne voyais rien qui puisse me racheter, rien sauf la mort. Enfermé seul dans ma chambre, je refusais de manger, et je passais la soirée à pleurer, à me frapper, à me mordre. Oui, je me haïssais.

Lorsque avec le temps ma crise de nerf s'apaisa, la solution m'apparut évidente. Avec une lucidité de plus en plus grande, j'entrevis ce que je devais faire. Lorsque ma décision fut prise, un grand calme m'envahit. Je m'assurais que tout était apaisé à l'étage, que tout le monde dormait. Sans un bruit, je me rendais dans la salle de soin et j'examinais l'armoire à pharmacie. Elle était fermée à clef, avec quelque peine mais ténacité, je parvins à forcer la serrure. Je puisais alors dans les cachets qui me semblaient les plus dangereux, j'en absorbais un bon nombre avant d'aller me recoucher. Je m'endormis très rapidement.

Heureusement, malheureusement, un autre malade avait surpris mon manège et avait aussitôt prévenu l'infirmière. Heureusement, malheureusement, je n'avais pas pris une dose mortelle. Une surveillance cardiaque et des piqûres me permirent de passer la nuit. "Ils" m'avaient sauvé.

Dire l'effervescence que produisit un tel événement dans une telle école ! Je n'avais jamais vu, en un seul jour, autant de personnalités dans les locaux. A mon chevet, qui plus est. La jubilation au vu des emmerdements que je leur causais n'atténuait que légèrement mon désespoir de n'avoir pas réussi. Je ne cessais de pleurer, et j'étais incapable de parler. Aux "pourquoi ?" pressants qui m'assaillaient, je ne pus répondre qu'en désignant le livre posé à mon chevet. Un silence gêné suivit la lecture du titre. On me laissa en paix avec ma peine et mes larmes.

L'après-midi, mon père arrivait. Je redoutais cette conséquence tant par la peur du mal que cette révélation lui ferait que par crainte de sa réaction.

Je l'aimais et le respectais profondément. Pourtant j'avais toujours eu peur de lui. A l'extérieur de la maison ou lorsque nous recevions des invités, il présentait une bonhomie joviale, savait être beau parleur, charmeur et captivant. Il comptait de très nombreux amis.

A la maison, je n'avais jamais vu son visage exprimer un sentiment, autre que celui de la colère. Jamais une larme de joie ou de tristesse n'avait fait briller ses yeux. Rarement cette colère lui avait fait lever la main sur l'un de nous. Mais lorsque cela s'était produit, sa violence m'avait fait très très peur. Maman, elle, était douce, maternante, couveuse même, n'élevant jamais la voix sur nous. Pour toute réprimande, elle laissait parfois échapper un "si Papa savait ça..." plein de significations.

En somme, j'étais le bon produit de parents bien stéréotypés d'une famille française moyenne. A mon réveil, avec un fatalisme désespéré, j'avais imaginé ma mère mourant de chagrin, mon père explosant dans une rage violente et me frappant peut-être à mort. Ce que je souhaitais, ce que je voulais.

 

Il entra, plus tassé, plus courbé qu'à l'ordinaire. Il semblait vieilli de dix ans. Son menton tremblait. Sa vue me bouleversa. Je me levais avec effort et me précipitais pour regarder par la fenêtre, pour lui tourner le dos. Je le sentais là au milieu de la pièce, silencieux. Je n'osais pas me retourner. D'une voix tremblotante il parla. Il me suppliait de lui dire depuis quand, comment, j'étais devenu comme ça. Pourquoi avais-je essayé de me tuer ? Est-ce que je n'avais pas pensé à eux, pensé à ma mère ? Est-ce que je me rendais compte qu'elle en serait morte si l'on ne m'avait pas sauvé ?

A l'évocation de ma mère, je me retournais. Je le vis là, devant moi, les bras ballants, une main tenant son chapeau, encore vêtu de son gros loden dans cette pièce surchauffée. Il pleurait en silence, le torse secoué par les soubresauts du chagrin. Cet homme que j'avais vu lutter avec opiniâtreté et courage dans les moments les plus cruels de notre vie, ce militant rigoureux et rigide, cet homme de près de soixante ans, sévère et distant, était là, devant moi, ne parvenant pas à dominer ses larmes.

 

 

J'essayais de dire que je ne savais pas, que je n'y pouvais rien, que je ne pouvais pas m'en empêcher. Mais la crise de larmes était redevenue plus violente, rendant quasiment inintelligibles mes bégaiements. Il vint vers moi, et me secoua désespérément :

- Mais tu es actif, dis, tu es actif !

-... ...

- Dis-moi, tu es actif, ou passif ? Dis !

- ... ...

Son insistance avait quelque chose de choquant. J'avais le sentiment qu'il n'avait rien compris, qu'il ne comprenait rien, qu’il piétinait mon amour. A mon tour paniqué, impuissant, je criais presque :

- Mais ça n'a pas d'importance, ce n'est pas ce qui compte. Tu ne comprends rien !

 

Un long silence nous sépara. Ce long silence qui devait recouvrir définitivement ce sujet de conversation. Tacitement, nous savions que jamais il ne pourrait y avoir échange et compréhension dans ce domaine.

Il se reprenait. Il parlait. Est-ce que je voulais rester ici, est-ce que je voulais aller dans un autre lycée ? Je me raccrochais à cette dernière éventualité. Il fut décidé que je terminerais l'année scolaire dans un autre établissement que nous chercherions pour la rentrée de Noël.

 

 

Ainsi se termine la première partie du long document que j’écrivis à ma femme pendant ma détention, et dont je vous ai livré ici quelques extraits.

 

Une page se tournait. Mon adolescence se terminait, bien que je le rappelle, à l’époque, à vingt ans on n’était pas encore majeur. Le baccalauréat en poche, je décidais de rompre avec ce passé honni, de fuir cette province rétrograde, de prendre mon autonomie et de monter à la capitale. Là, dans l’anonymat des grandes villes, je pourrais enfin faire ce que je voudrais. Je ne pouvais même pas imaginer ce qui m’attendait...

Publié dans : Enfance d'un Homo
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Retour à l'accueil

Vous ne savez plus où vous en êtes de votre ballade...

Pour un retour en 1ère page de l'accueil,

Cliquez sur la bannière ou bien

ICI   

 

Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...

Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!

1011170025m

Clin d'oeil !

 

Bonjour...

    Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...

     

Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
      1er Février 2012
Je suis de retour dans le Royaume depuis un mois.    
      J'ai entrepris les démarches pour obtenir le statut de résident étranger au Maroc.
      Je ne peux plus me cacher derrière mon petit doigt : C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Je ne veux plus me torturer. Dans quelques mois peut-être, lorsque la France sera redevenue une République ouverte et démocratique...
. Pour l'instant je veux vivre. Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, ici, maintenant.    
Je baigne dedans.    
       
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
 
       
 En tête de colonne, vous trouverez le sommaire des archives.

 

Visiteur

tumblr hit counter

Depuis le début :  23944 

En ligne : Selon OB :  6 

Qui je suis

  • Boby
  • Les petites histoires de Boby
  • Homme
  • 29/04/1945
  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, je redécouvre l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune !

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-trois ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt un an qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

Et si, là, se trouvait la raison raisonnable ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

Quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. Je verrai.

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés