dimanche 18 novembre 2007, 15h30
Encore un long silence de ma part. Involontaire. Juste un peu dépassé par les évènements. Mais dans l’ensemble ça va plutôt mieux.
Monique a eu des moments difficiles. Le soir surtout. Après la " sieste " qui souvent se prolonge, la douleur est plus difficilement supportable. Il y a alors un long moment qu’elle n’a pas fait de " bolus " (dose supplémentaire de morphine à la demande). J’ai demandé au médecin de revoir la distribution de ces suppléments. Un seul autorisé toutes les quatre heures, ce n’est pas satisfaisant. Aujourd’hui, l’infirmier a programmé une demi-dose toutes les deux heures. Nous allons voir à l’usage. J’ai l’impression que c’est mieux. La soirée confirmera ou non...
A propos d’infirmier, le nôtre est une immense baraque de 1m93, gentil comme tout, mais au contact pas facile. Le matériel pour la pompe à morphine est dans le bureau. Un jour, j’avais oublié de masquer la page Internet. Il y avait le blog de Chrisbi affiché. J’ai eu l’impression de surprendre un regard étonné... Et si... Il ne faudrait quand même pas que je devienne obsédé. Même s’il passe des vacances à Marrakech ! ...
Xavier est reparti comme prévu faire son concert à Paris vendredi dernier... Et il est resté bloqué là-bas par les grèves. Je soutiens totalement les grévistes, et l’attitude du gouvernement est inadmissible (Honnêtement... Je m’y attendais...) Les usagers doivent faire avec. Xavier a patienté. Il a pu se glisser dans un train cet après-midi. Je vais le chercher tout à l’heure à la gare d’Avignon. Sa mère sera soulagée de le savoir ici.
D’autant que Karine est partie, elle, ce matin. Vendredi prochain elle a un spectacle avec sa compagnie préférée à Marseille. Mais elle doit remonter sur Paris pour préparer le matériel et le transporter avec une camionnette louée avant jeudi. Le temps de tout monter. Après le spectacle, démontage et chemin inverse pour rangement du matériel dans la banlieue parisienne... Quelle galère pour une seule date ! Ah, le métier des intermittents...
Et cet aller et retour avec une voiture qui donne de sérieux signes de faiblesse. J’étais quelque peu inquiet de la laisser partir ainsi. Consigne : m’appeler à chaque arrêt. Je viens de recevoir son deuxième coup de fil à l’instant. Ouf. Pour le moment tout va bien, comme disait l’homme qui tombait du 50ème étage, en passant à hauteur du 25ème...
C’est Fred qui piaffe, il est ici depuis plus de trois semaines, et il reste bloqué, sous le prétexte que lui n’a aucun engagement... " Ce n'est pas pour autant que je n’ai rien à faire ! " Me disait-il amer, tout à l’heure. Mmmm... Je le soupçonne d’avoir envie de rencontrer " en chair et en os " l’une de ses nouvelles relations MSN...
Je plaisante. Autant qu’il m’est possible. C’est vrai que c’est difficile pour les enfants. Tout nous laisse penser et espérer que Monique restera avec nous pendant encore de nombreuses semaines. Mais l’épée de Damoclès est là. Chaque départ se fait avec le cœur serré, avec la peur de ne pas être là quand il le faudrait. Pourtant, il faut bien que la vie continue ! Et je les pousse à ne pas abandonner leurs projets. En ayant sans cesse peur de faire un excès d’optimisme...
(à suivre)