Et maintenant ?

Samedi 24 mars 2007 6 24 /03 /Mars /2007 17:04

Ecrire. Et pour dire quoi ? Une étrange sensation de vide m’envahit depuis plusieurs jours. Depuis mon dernier article sur ce blog. Une énorme boule dans l’estomac, qui tourne sur elle-même et semble bouffer tout le reste de l’énergie que je ressentais en moi. J’essaye de noyer ce malaise. Je vais me balader de ci, de là, sur le web. Je lis des textes ici, joue à participer à un forum là, revisionne des sites connus depuis longtemps ailleurs et hors du temps... La boule ne me quitte pas. Il faut que j’écrive. Que je tienne l’engagement que je me suis imposé. Que j’aille au bout de cette démarche. Me livrer entièrement à des inconnus. Ouvrir mon cœur en grand face au néant. Pour que la souffrance sourde qui tambourine dans ma tête depuis des mois se déverse malgré elle dans le vide sidéral de la toile et qu’ainsi, elle me quitte enfin. Pour respirer et survivre encore un moment.

Oh ! Ce ne sont pas les thèmes ou les sujets de réflexion qui manquent. Il en reste un bon nombre que je n’ai pas encore abordés. Mais je ne parviens plus à les hiérarchiser. Tant que je devais, pour un minimum de raisonnement basique et d’intelligibilité, faire l’historique de ce que j’avais vécu, ça pouvait aller. Un certain fil conducteur s’imposait à moi. Maintenant...

Parler... Parler de la vie et de la mort. Du sens de la vie. De l’intérêt de la vie. Et donc inévitablement de la foi, ou plutôt en ce qui me concerne de l’absence de foi. Donc de sens ? Justement, non. La vie a un sens, même en l’absence de notion d’éternité. Pendant combien de temps au juste ?

Durant la radiothérapie, mon corps réagit assez fortement. Le radiothérapeute m’avait dit que je serais faiblement irradié. Beaucoup plus faiblement que pour ma femme, par exemple. J’ai été très sévèrement brûlé. Au milieu du parcours thérapeutique ils durent interrompre le traitement pendant une dizaine de jours. Les brûlures intérieures devaient être tout aussi importantes que celle de la peau de mon cou. Je mangeais difficilement, les fausses routes étaient fréquentes. Un soir, suite à l’une d’elles, je fis une syncope. Franche et nette. Je m’étais mis debout pour retrouver mon souffle, dixit ma femme, je ne m’affaissais pas mais tombais comme une quille, tout raide, face en avant. Je reprenais conscience le visage en sang et ma femme me secouant. Lorsque je retrouvais mes esprits, la première pensée cohérente fut "  zut ! Pourquoi je me réveille ? ". La soirée se terminait aux urgences... A quelques jours de là, voulant me lever en pleine nuit pour un besoin habituel, je m’effondrais de nouveau. Pendant des semaines, mon médecin traitant et ma femme se relayaient pour me harceler jusqu’à ce que j’accepte de consulter un cardiologue. J’y suis allé il y a quinze jours. Par chance, je n’ai pas eu trop de mal à réussir à y aller seul. Nous sommes toujours tous les deux pour les rendez-vous médicaux importants. Là, j’avais fait valoir que ce serait certainement une simple prise de contact. Je souhaitais m’expliquer seul à seul avec le spécialiste.

Dès le début de la consultation, je tenais à mettre cartes sur table. J’expliquais au cardiologue les raisons pour lesquelles j’avais accepté cette consultation de contrôle. Je pouvais à la rigueur redouter l’accident vasculaire cérébral, et surtout les séquelles qui pouvaient en découler. Etant conscient, je n’accepterais jamais aucun handicap. En revanche, je ne redoutais absolument pas la mort, considérant le décès par accident cardiaque comme l’une des plus belles morts qu’il soit. Il s’embarquait aussitôt dans les jérémiades habituelles, " vous êtes encore jeune ", " vous avez de longues années de vie devant vous ", etc. ... Je l’arrêtais rapidement, en essayant d’y mettre les formes, mais assurant péremptoirement que ma vie était derrière moi et que je ne regretterais rien si elle se terminait aujourd’hui... Sa réaction fut brutale : " Si vous souhaitez mourir à votre âge, ce n’est pas d’un cardiologue dont vous avez besoin, mais d’un psychiatre ! ". Le reste de la consultation ne fut pas de trop pour que nous réussissions à mieux nous comprendre...

Je voulais raconter cette anecdote, parce qu’il me semble qu’elle contient en condensé toute la problématique qui m’obsède actuellement. Est-ce une démarche anormale de considérer que ma vie est derrière moi, que le film est fini, que je profite maintenant des bonus ? Est-ce anormal de redouter par-dessus tout la vieillesse et la dégradation physique ? De leur préférer la mort ? Est-ce une pensée tellement sacrilège que, par sa seule formulation, nous risquons immédiatement les foudres psychiatriques ? Et d’ailleurs, est-ce bien la psychiatrie qui détient les références de la normalité ? Est-ce grave docteur, de ne plus rien espérer de la vie ? Et ici me viennent à l’esprit les mots tant de fois réfutés, croire, foi, espérance... Et viennent également les notions de responsabilité, d’engagement, de dettes vis à vis des autres. Et sifflent à mes oreilles les " As-tu pensé aux autres, à ceux qui restent ? "... Ce minuscule incident me semble l’exemple flagrant de l’impossibilité de formuler aujourd’hui un quelconque rapport à la mort. C’est un mot tabou, sacrilège. Il est très malséant de mourir... C’est une faute grave. Cachez ce mort que je ne saurais voir. D’ailleurs, combien de personnes meurent chez elles, dans leur lit, entourées de ceux qu’elles aiment ?

Lorsque Papa a été très mal, il a accepté d’être hospitalisé. Jusque là il était resté chez lui, seul mais entouré par la famille proche. Il a quand même voulu être auprès de nous quand il s’est senti très mal. Ma sœur l’a accueilli et il a passé ses deux dernières semaines entouré de ses trois enfants. J’étais descendu de Paris et ne le quittais pas. Lorsqu’il a été au plus mal, nous l’avons fait transporter chez lui. Il est mort dans son lit. Le cortège est parti de chez lui. J’ai eu depuis quelques deuils dans ma famille. Tous se sont éteints à l’hôpital, certains dans des conditions inacceptables. Ils ne sont pas revenus chez eux. Maintenant la mode est à la location de salles dans un funérarium, beaucoup de classe, mais totalement dépersonnalisées. Cachez, loin, loin, ce mort que je ne saurais voir.

Lorsque l’on a essayé pendant toute une vie de construire pierre à pierre un vécu satisfaisant et qui soit conforme aux valeurs que l’on s’est donné, fait-on preuve d’un esprit pathologiquement perturbé en voulant aussi ciseler son départ comme le fronton de l’édifice ? La vie dans son ensemble, de la naissance à la mort est une affaire entre soi et soi.

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Vendredi 16 mars 2007 5 16 /03 /Mars /2007 00:17

Même pas le bourdon... En cherchant des illustrations pour un forum, je suis tombé sur ce dessin que Fred avait fait étant adolescent pour illustrer la solitude. Je me suis laissé porter par ce mot au gré de mes vagues à l’âme... Quand même. Je ressens un vide. Un grand vide.

Je me mets en colère lorsque Monique exprime son inquiétude de me voir m’ennuyer ici. Il est hors de question qu’elle puisse avoir le moindre regret pour m’avoir entraîné si loin de mes attaches. Si elle était totalement heureuse rien d’autre n’aurait d’importance. Je sais ce à quoi elle fait allusion dans ses interrogations. Elle voit bien que je ne sors pour ainsi dire jamais seul, que mes jardins secrets sont réduits à l’état de fantasmes. C’est à moi d’assumer. Elle n’est en rien concernée. Bon Dieu, qu’il est difficile d’aller jusqu’au bout de ses choix !

De toute façon, je ne sais pas, je ne sais plus ce que je souhaite, ce que j’attends. Il y a sur ce sujet comme des contradictions... Là plus qu’ailleurs. Si, après tout, je le sais très bien. Je rêve de l’impossible. Et je me flagelle de me pas le rencontrer...

Je hais la vieillesse. Et pas seulement pour le lot de dégradations physiques et le chapelet de petites et de plus grandes affections qu’elle amène avec elle. Je hais la vieillesse. J’entends ce que je dis, j’entends le tollé autour de moi... Ces pôôôvres vieux, à qui l’on doit tout, et surtout le respect ! Eux qui ont tant souffert pour nous faire ce que nous sommes ! Eux qui ont été des héros pendant la dernière guerre pour défendre nos libertés ! On juge une société sur la façon donc elle gère la fin de vie de ses aïeux... Mais surtout qu’ils restent là où ils sont. N’ont pas à mettre les pieds sur nos plates-bandes... Je hais la vieillesse. Surtout la mienne.

Quelque chose a dû se casser brutalement pendant mon développement psychique. Je suis resté adolescent ou jeune homme. Je n’ai jamais pu accepter de vieillir. Beaucoup d’hommes et de femmes disent mal vivre l’anniversaire de leur quarantaine, cinquantaine, soixantaine... Je ne me suis jamais remis de mes trente ans. Soudain, sans prévenir, je n’ai plus été jeune. Beaucoup plus tard. Il y avait quatre ans que j’étais en analyse. Je cherchais le sens à donner à une anecdote qui m’avait troublé quelques jours plus tôt. J’avais dragué et séduit un bel éphèbe qui ne m’avait rien refusé. Un petit loubard certainement plus habitué à la bagarre qu’à écouter du Vivaldi. Il avait un corps de rêve, un visage d’archange, bref, une perfection que je n’ai hélas que très rarement rencontrée... J’avais été perturbé par la trop grande facilité à le séduire et à obtenir ce que je souhaitais. Je l’avais quitté sans aucune envie de le revoir. Et ceci me perturbait assez fortement. Que signifie cette quête incessante qui nous laisse encore plus insatisfait lorsque nous avons trouvé et obtenu ce que nous cherchons ? Mon brave psy dont les phrases étaient aussi rares que ses cheveux sur son crâne me souffla comme un encouragement... " Nous arriverons bien à nous intéresser aux personnes de notre tranche d’âge... "... Il n’a pas compris lorsque quelques séances plus tard je lui annonçais que j’interrompais mon analyse...

(J’entends déjà siffler à mes oreilles les pensées de mes quelques rares lecteurs... Pédophilie... Que les choses soient claires sur ce point. Ce fut une grande partie de mon travail d’analyse. Je n’ai pas de perversion pédophile. Je me suis beaucoup interrogé sur ce point, ayant eu dans ma jeunesse quelques aventures qui auraient pu recevoir cette qualification. J’étais moi-même mineur. J’ai parlé ici de mon grand amour d’internat. J’avais deux ans de plus que JRC, et un physique tellement plus imposant... Il ne fut pas le seul. Les doigts d’une seule main suffisent pour décompter ces histoires mais la culpabilité qui en a découlé me poursuit jusqu’à aujourd’hui. Dans un monde hostile où personne ne peut vous conseiller ou vous orienter, il peut être compréhensible que les plus perturbés cherchent auprès de plus faibles la complicité et l’intimité qu’ils ne savent trouver ailleurs. C’est une des explications. Il y en a bien d’autres. J’ai dit explications. Pas excuses. Une fois monté dans la capitale, les possibilités de rencontres étaient devenues tellement multiples que la question ne s’est plus posée. Il y avait suffisamment de garçons autour de mon âge pour que je n’éprouve plus jamais la tentation de brouter une herbe trop tendre... Ce qui ne voulait pas dire que les jeunes éphèbes imberbes et baraqués, style militaire ou loubard de banlieue, sur lesquels je fantasmais étaient devenus soudainement accessibles... Mais c’est une autre histoire.)

Cette parenthèse étant définitivement fermée, je vais essayer de reprendre le cours de mes pensées. Quelque chose a dû se casser brutalement pendant mon développement psychique. Mon intérêt n’a pas évolué avec l’âge. Je n’ai jamais été capable de voir dans un homme de plus de trente, trente cinq ans un objet de désir. Maintenant moins que jamais. Bien sûr il m’est arrivé d’avoir des aventures avec des garçons plus âgés. Emu ou séduit par un corps à la plastique irréprochable, ou emporté par l’enthousiasme d’une personnalité exceptionnelle. Ce fut rare. Je ne pus jamais envisager qu’une telle relation se prolonge... Et les choses ne se sont pas améliorées avec le temps... Malgré les efforts de mon psy...

Il y a belle lurette que je ne me fais plus d’illusion. Je n’ai pas d’autre choix que de me prendre tel que je suis. Avec mes limites et mes blocages. Avec mes enthousiasmes puérils et mes fantasmes de midinette. Tant que j’étais dans la Région Parisienne, ma vie affective n’était pas toujours facile, mais, bon an mal an, en sachant limiter mes ambitions je trouvais mon bonheur (bien grand mot). Le terrain de chasse est tellement vaste... Les possibilités de rencontres quasiment illimitées... Mais ici. Au fin fond de la province et de la France puritaine... Depuis trois ans, je n’ai pas repéré le plus petit lieu de rencontre... Il est vrai que je ne cherche pas vraiment. Lorsque le déménagement a été décidé, je pensais qu’Internet remplacerait avantageusement les séances de drague si souvent stériles, frustrantes et culpabilisantes. Je m’étais inscrit à un tchat gay et en espérais beaucoup... Pensez, la " toile " de taille universelle... Même après soixante ans on peut être candide –j’ai d’abord pensé CON, pourquoi ne pas le dire ? -. Il n’y a rien de plus cruel que le virtuel. L’anonymat donne tous les droits, méchanceté, bêtise, cruauté, j’en passe. Pourquoi se policer, puisque l’on reste à l’abri des représailles ? Pourquoi prendre le risque de voir brocarder sa trombine quand on peut impunément afficher une photo plus valorisante piochée dans n’importe quel fichier ou dans ses propres mais lointaines archives ? Et les messages qui se terminent par " ps. J’ai déjà un père et un grand-père. Quelqu’un de mon âge. Merci ". J’ai très vite abandonné la partie. Je ne suis pas sûr de l’avoir commencée.

Je suis vieux. Il faut que je me fasse une raison. D’autant que je ne suis pas capable de composer. Oui, je sais, il y a des jeunes qui aiment les personnes d’un certain âge. Même que le genre " nounours grisonnant " semble très prisé... On appelle ça la gérontophilie... Moi, quand j’entends ce mot, je pense toujours à la zoophilie... J’ai eu un jeune copain qui ne comprenait pas mes réticences. Il ne doit d’ailleurs toujours pas les comprendre. Il me lit peut-être. Il me dira... C’est pourtant simple. Que l’on trouve des attraits à ma bedaine, à mon excès pondéral, à mes tempes grisonnantes, à mon double menton, à la calvitie, que sais-je... Justement tout ce que j’abhorre chez moi. Comment pourrais-je l’accepter ? Quand j’étais plus jeune, c’était souvent ma carrure et mon aspect très " mââle " qui séduisait. " Tu dois être drôlement viril, toi... " et je partais en courant.

Il faut que je me fasse une raison. Que j’intègre, que j’assimile l’idée que je ne pourrai plus jamais séduire l’objet de mes fantasmes. Je m’y prépare. J’habitue progressivement mon esprit à l’idée que je dois me contenter du plaisir des yeux. Mon esprit, ça va, il progresse. C’est mon corps qui n’est pas toujours d’accord. Il y a quelques jours, j’allais faire une course quelconque en ville. A un carrefour, devant moi, un type magnifique. Dans les vingt-deux, vingt-trois ans. Tenue ordinaire de travail, chemise à carreaux, petit blouson ouvert sur un torse bien dessiné, ventre très plat et hanches étroites, la totale quoi. Jean un peu sale et tirebouchonné, qui laissait deviner – ou plutôt qui mettait en valeur- une protubérance du meilleur aloi. Un visage charmant, épanoui, radieux. Il avait une discussion animée sur son téléphone portable tout en marchant d’un pas vif et athlétique... Il m’a croisé sans me voir. Transparent je vous dis. Je me suis appuyé un moment sur le mur. Mes jambes ne me portaient plus. Mon cœur battait la chamade... Midinette je vous dis...

Ma femme sait tout, je le sais, je le sens. Je ne sais pas comment elle fait, parfois je pense qu’elle lit dans mon âme. Mais elle a déjà un si difficile combat à mener. Je me sens si démuni pour essayer de l’aider face à sa maladie... Alors mes problèmes... C’est à moi d’assumer. Elle n’est en rien concernée. Bon Dieu, qu’il est difficile d’aller jusqu’au bout de ses choix !

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    Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...

     

Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
      1er Février 2012
Je suis de retour dans le Royaume depuis un mois.    
      J'ai entrepris les démarches pour obtenir le statut de résident étranger au Maroc.
      Je ne peux plus me cacher derrière mon petit doigt : C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Je ne veux plus me torturer. Dans quelques mois peut-être, lorsque la France sera redevenue une République ouverte et démocratique...
. Pour l'instant je veux vivre. Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, ici, maintenant.    
Je baigne dedans.    
       
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  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, je redécouvre l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune !

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-trois ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt un an qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

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Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

Quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

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