Dimanche 30 mars 2008 7 30 /03 /Mars /2008 23:20

Pendant quelques années, j’ai été Directeur d’une petite équipe d’Ingénierie informatique, et je me suis attaché, à mon niveau et avec mes moyens, à mettre en pratique les principes auxquels je crois. Ainsi de la parité, et je me flatte d’avoir toujours eu une équipe d’ingénieurs équilibrée, autant d’hommes que de femmes, avec des salaires rigoureusement équivalents, et des responsabilités en fonction des compétences…

Je m’en flatte, et ça n’a pas toujours été facile et évident. Dans la prestation intellectuelle, il n’est pas aisé de faire admettre au client que telle jeune fille est non seulement charmante, mais également plus expérimentée, et donc plus compétente que tel jeune homme à la prestance si sécurisante… Et que dire des contraintes et empêchements inhérents à la condition féminine…

A une certaine période, règle des emmerdements maxima, plusieurs de ces jeunes femmes ont trouvé le moyen d’être enceintes en même temps… D., la secrétaire, N., ingénieur dans un poste stratégique, B., Chef de Projet, RH, discrète mais indispensable… Outre les plaisanteries grasses, incontournables même dans ce milieu "hautement" intellectuel, sur ma façon de « manager » mes équipes, ce fut une belle période d’emmerdes… D’où, peut-être ce rêve surprenant, quand on me connaît un petit peu…

 

Pour la compréhension du texte, dont je ne change pas un mot, (je masque les prénoms, quand même…), il peut être intéressant de savoir que D. et N. étaient de très, très belles femmes (je trouvais leurs époux, eux aussi, fort… plaisants…), B. ne manquait pas d’attraits, quand à RH… La nature est parfois sans pitié ! Une anecdote me revient, du jour où je l’ai recrutée…

 

Mon PDG : - Boby, vous recrutez cette RH ??

Moi :         : - Oui, elle est très compétente et très efficace…

Mon PDG : - Mais vous êtes sûr ? Les clients …

Moi           : - ???

Mon PDG : - Mais vous n’avez pas vu, elle a de la moustache !!!

Moi           : - … …

 

 

le dimanche 11 Juillet 1993

Moment de flottement lors du réveil ... Etais-je en train de rêver ou non ? Et pourtant, c'est si peu vraisemblable !

Je n'écris pas aussitôt le rêve au lever, et là encore étonnement, le rêve me revient assez précis en fin de journée ...

Je suis dans un lit avec trois femmes : Monique, N., et RH. A un moment, sans trop savoir pourquoi, l'une d'elle me fait l'amour. C'est très doux, très tendre, très affectueux. Mais il fait nuit noire, et je ne sais pas laquelle est-ce ... Après, au réveil, j'essaye de savoir de qui il s'agit, mais sans éveiller le soupçon des autres. Non que je doive m'en cacher, mais j'ai peur de faire souffrir les deux qui n'ont pas pris l'initiative. Mélange de raisonnement et de recherche d'indices dans les gestes et dans les attitudes.

Le bien-être consécutif à l'amour est altéré par cette quête discrète, et par une sorte de sentiment de culpabilité vis à vis des partenaires flouées.

Je voudrais que ce soit Monique, ce serait tellement mieux, et plus sécurisant ! Mais je me dis que je la connais dans les moindres détails, et que même dans le noir j'aurais reconnu ses caresses. Oui, mais peut-être son comportement a-t-il été modifié par la présence des deux autres, et le souci de faire l'amour en douceur a-t-il modifié tous les autres comportements ... Non, ce n'est pas possible, et je revis avec acuité le contact un peu moite du corps de Monique.

Ça serait bien s'il s'agissait de N. ... Mais elle est trop franche, directe, un peu rude comme un garçon pour avoir apporté autant de douceur ... Non, ce ne peut être que RH. Elle est ainsi douce, chaleureuse, prévenante. Mais je ne la ressens pas désirable. Comment est-elle dans mon lit ? Comment pourrais-je lui faire l'amour ?

 

Je me réveille en réfléchissant à tout ça, et pendant un moment je continue le raisonnement sans trop savoir si j'ai rêvé ou si je suis dans la réalité...

Quand je prends conscience du réel ma première réaction est : "tiens, c'est la première fois que je rêve de faire l'amour à une femme, et trois d'un coup dans mon lit !"

Pourquoi ai-je considéré N., si féminine, jolie, charmeuse, comme rude et un peu garçonne ? Mon inconscient a-t-il perçu des aspects cachés de sa personnalité ? O., grand, baraqué, viril, serait-il en fait dominé par sa femme ?

Puis je m'interroge sur le pourquoi du choix de ces femmes. Pas clair, mais la nouvelle récente de leur grossesse, et les plaisanteries autour peuvent l'expliquer. Mais pourquoi pas D. ou B.? Y a-t-il des désirs inavoués ? Probablement pas pour RH. Alors ?

Publié dans : Rêveries
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Samedi 29 mars 2008 6 29 /03 /Mars /2008 00:32

Voilà bien une autre locution qui ne manque pas de me faire grincer des dents. Et combien l’ai-je entendue depuis quatre mois ! Donner du sens. Comme l’on donne un petit coup de peinture pour rafraîchir un intérieur. Ou comme l’on ravale une façade pour essayer de faire oublier la miteuse citée de banlieue où, en fait, rien ne change vraiment.

Je n’ai rien d’une citée radieuse ou sordide, mon cœur n’a rien d’un intérieur petit bourgeois.

Donner du sens. Mais quel sens ? Pour aller dans quelle direction ? La vie elle-même est un non-sens. Intégral.

Tout petit, je me suis trouvé confronté à ce dilemme. Dès l’instant où l’on se refuse à croire en un au-delà, ou plus simplement à un après, à quoi peuvent bien servir nos capacités d’analyse et de réflexion qui nous différencient du reste de la gent animale ? A donner du sens à des existences vouées à une désespérante banalité, à une inflexible finalité, à une incontournable animalité ? A nous permettre de fabriquer tout au long d’une existence  inexorable des leurres successifs  et souvent contradictoires ? Aller ainsi, de leurres en leurres jusqu’à ce que l’heure sonne ? Tristesse du jeu de mots à la mesure de la misère de l’existence…

Ces perspectives étaient par trop affligeantes. Comme la vie s’accrochait à moi comme les capitules de bardane aux pulls angora, je devais bien faire face. Ce qui me servait d’intelligence devait me permettre de transcender la banalité, de faire la nique à toutes les finalités de l’existence, de jouer avec ma part animale… Pour ce qui est du sens, je refilais la patate chaude aux suivants : j’aurais des enfants, à eux d’en trouver un…

Dit de façon plus crue, je décidais très tôt de consacrer la totalité de mes capacités intellectuelles à vivre. Quitte à sentir battre mon cœur, qu’il batte la chamade !

 

Je ne saurais dire exactement quand le vent a tourné. Je n’ai rien vu venir. J’avais toujours fui les donneurs de sens. On me parlait futur, je répondais présent. Et puis un jour je constatais : ma vie n’avait toujours pas de sens. Elle avait une raison. Elle se prénommait Monique.

 

La raison n’est plus. Et on me reparle de sens.

Mais il n’y a aucun sens à trouver. Il y a un vide à combler. Et il est incommensurable.

Publié dans : Sans queue ni tête
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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...

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    Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...

     

Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
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      1er Février 2012
Je suis de retour dans le Royaume depuis un mois.    
      J'ai entrepris les démarches pour obtenir le statut de résident étranger au Maroc.
      Je ne peux plus me cacher derrière mon petit doigt : C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Je ne veux plus me torturer. Dans quelques mois peut-être, lorsque la France sera redevenue une République ouverte et démocratique...
. Pour l'instant je veux vivre. Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, ici, maintenant.    
Je baigne dedans.    
       
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Qui je suis

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  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, je redécouvre l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune !

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-trois ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt un an qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

Et si, là, se trouvait la raison raisonnable ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

Quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. Je verrai.

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