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Mardi 30 avril 2013 2 30 /04 /Avr /2013 13:03

Pendant que je me lamentais ici à propos de ma solitude, un adorable traquenard m'était tendu... Toute la famille de Chérubin, (une bonne vingtaine, quelques absents inévitables), m'attendait pour me souhaiter un heureux anniversaire...

 

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J'ai pas chialé, dites donc !

En route pour le 69° !! 

 
Publié dans : C'est ça, l'Amour !
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Lundi 29 avril 2013 1 29 /04 /Avr /2013 00:52

 

Un titre comme un autre. J’imaginais un petit sourire. Et puis, un petit côté polisson n’est pas pour me déplaire. Je ne me sens plus capable d’évoquer, même occasionnellement, mes galipettes, alors que, depuis des années, elles n’ont jamais été aussi fréquentes et autant épanouissantes. Je deviens de plus en plus égoïste, mais un petit clin d’œil… De temps en temps…

 

Je ne savais pas trop ce que je mettrais sous ce titre. Des clins d’œil ? Pour qui ? Mes quatre ou cinq lecteurs quotidiens ? Comme cela est creux !

 

D'ailleurs, pourquoi cette envie de revenir ponctuellement à l’écriture ?

 

69-1.

 

Demain, enfin, tout à l’heure, enfin, lorsque je publierai ce billet, j’aurai soixante-huit ans. Jeune, je m’étais juré de ne jamais dépasser cinquante-cinq ans. Cela me semblait la limite maximum acceptable. J’avais des parents vieux, si vieux ! Ils avaient trente-six ou trente-sept ans lorsque je suis né. Ils en avaient plus de cinquante lorsque je fus adolescent. Ils étaient des vieillards, mon père chauve, ma mère aux cheveux gris et filasses, le ventre perclus par les grossesses et les interventions chirurgicales, tous deux ventrus, lourds, las, tristes… Je ne voulais pas être vieux, et me voici parvenu à un âge canonique –à mes yeux, pas nécessairement respectable- …

 

 

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Laisser des traces. Mon éternelle obsession.

 

69-1.  

 

Oui, je suis heureux avec un jeune éphèbe, même s’il vieillit plus vite que moi… Il avait vingt-deux ans et moi presque soixante-six, -le triple !!- lorsque nous nous sommes connus. Il va bientôt avoir vingt-cinq ans, et moi, à soixante-huit ans, je suis à sept ans du triple de son âge ! C’est ‘achement bien, les mathématiques !

 

Il n’est pas un jour, une heure, une minute où il ne m’apporte ma dose de rire, de passion, de bonheur. Son corps me trouble chaque jour davantage. Le satiné de sa peau, la fermeté de sa jeune et puissante musculature, sa sereine et insatiable virilité, son sourire carnassier, ses lèvres chaudes et pulpeuses, son œil noir et pétillant. Je ne me lasse pas. Pourquoi ai-je autant peur ?

 

    

 

 Volé

 

 

69-1.

 

Aucune pirouette ni aucune œillère ne peut cacher la vérité : je suis de plus en plus vieux. Le temps n’est pas passé sans laisser de trace. Tous les six mois je vais en France pour rapporter la montagne de médicaments indispensables. Diabète, hypertension, prostate, calculs vésiculaires, arthrose, j’en passe. J’oublie tout lorsque, la nuit, il plaque son corps svelte sur mon dos, m’enlace et enfouie son museau dans mon cou, pour chercher le sommeil. Ou lorsque le matin il vient se réfugier dans mes bras pour un rapide câlin avant de partir travailler. Depuis deux ans et demi je ne cesse de me demander pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Devrais-je avoir honte de profiter de la situation ?

 

69-1

 

La nuit passée, j’ai été malade. Une indisposition relativement fréquente. Ici mes intestins s’avèrent eux aussi fragiles. Mais surtout, j’ai été réveillé brutalement, en sueur, grelottant, hagard, par un cauchemar prégnant, obsédant. Une histoire de maison. Encore une fois ! Rêve complexe, compliqué. J’ai un moment pensé le transcrire au plus près, pour prendre le temps de l’analyser. Mais un rêve se dissout vite, se délaye, perd de son sens. Au matin, une évidence seule surnageait : ce rêve me disait mon incompétence et surtout mon acharnement à m’enferrer dans les erreurs et les impasses. Dans l’état semi-comateux du réveil, j’ai brutalement vu comme une évidence que, notamment, il ne fallait pas que je m’acharne à solliciter un visa pour qu’il vienne en France. Il n’en a plus envie. Plus précisément il n’y croit plus. Il est convaincu qu’il faut qu’il réussisse ici. Par lui-même. Il y a cinq mois, un peu avant mon départ pour la France, je l’ai aidé à démarrer une activité de couture à son compte. Nous avons acheté les deux machines indispensables pour débuter dans mon petit appartement. Aujourd’hui, il a installé un atelier de confection sur le terrain de ses parents, il a acheté une troisième machine, équipé le secteur de coupe. Pendant quelques semaines il a fait travailler jusqu’à trois ouvrières, plus des bénévoles occasionnels, dont moi-même. J’essaye également de l’aider dans la gestion. Maintenant il fait une pause et prend un peu de recul. Jusqu’où ira-t-il ? Je l’admire.

 

69-1.

 

Lui, pense à construire. Heureusement. Moi, je cherche à rester lucide. Heureusement.

 

Mon temps est limité. Actuellement, je me mets des œillères. J’ai envie de profiter de lui. Autant que je le peux. Mais c’est artificiel. C’est aléatoire. C’est improbable. Pour moi, le temps est limité. Je le sais. Je ne me mens pas.

 

Et puis. La solitude. C’est bien la chose qui me surprend le plus ! Je suis rempli de mon amour, chaque minute de chaque journée est pleine de lui. Et pourtant, je suis seul. Vertigineusement seul. Aucun reproche à faire. Je suis le seul responsable. Il n’y a personne proche de moi. Personne. Ni famille, ni ami, ni relation professionnelle passée ou lointaine. Je dois avoir une vingtaine d’ « amis » dans Face Book. Je ne parle pour ainsi dire jamais avec l’un ou l’autre. Qu’aurais-je à dire ? Ma vie est creuse. A part lui.

 

Alors, il vaut mieux que mon temps soit limité. Reste la question de ne pas lui faire de mal.

 

C’est ce qui m’arrête et m’enlève tout courage.

 

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    Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...

     

Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!        
 Juillet 2012        
      J'ai obtenu le statut de résident étranger au Maroc.
            C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Seulement, il y avait ce satané véhicule ! Je n'ai plus le droit d'avoir mon jouet décapotable français. Je suis rentré en France pour essayer de le vendre afin de racheter un petit véhicule au Maroc. Seulement voila. En période de crise, ce genre de véhicule ne se vend pas ! Ou bien les acquéreurs potentiels n'osent pas investir dans de la fantaisie, ou bien ils ont les moyens d'acheter le même véhicule neuf...
Bref... Je n'ai eu d'autre solution que de racheter moi-même le cabriolet, au prix fort (plus de 22 000 €uros, soit 5000 €uros de plus que l'estimation communément admise. Se rajoutent les frais de douane ("Mise en circulation" au Maroc), environ 11 000 €uros, l'assurance marocaine (l'ancienne assurance ne peut avoir cours à l'étranger), couverture à payer en une fois annuelle (environ 1000 €) Plus... Plus...
Bref... Je suis plus pressé qu'un citron... Mais je suis près de lui.
. Je veux vivre par et pour lui.  Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, maintenant. Tout de suite.   
       
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Qui je suis

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  • Les petites histoires de Boby
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  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, j'ai redécouvert l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune ! C'est lui qui m'a choisi, et je n'ai pas su dire non...

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-deux ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt deux ans qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

J'ai de plus en plus peur. Je sais, je suis totalement ridicule de trouver ceci un peu trop.

"Le marié est-il trop beau ?"

Et puis, quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. C'est inéluctable. 24/67, ratio incontournable. Je verrai.

J'imagine encore que je saurai être digne.

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