Je me prépare

Samedi 25 août 2007 6 25 /08 /Août /2007 13:23

Monique va mal. Je n’ai pas été capable d’en parler tout de suite. Je me disais que ce n’était qu’un passage, que très vite cela allait aller mieux. J’ai eu les enfants au téléphone. J’ai essayé de leur dire que, quand même c’était assez sérieux ce qui se passait ici. Mais ils sont dans la vie... Comment leur parler de maladie grave ?

Fred est dans les nuages. Complètement à l’Ouest. Plus il dégringole socialement, plus il est en dehors de la réalité. A 34 ans, il s’enferre dans la situation de SDF. Depuis combien de temps ne touche-t-il plus le RMI ? L’assistante sociale lui donne des tickets de repas et de transport, l’envoie dans les hébergements d’urgence quand aucune bonne âme ne lui propose un toit. Là, il était presque heureux parce qu’un de ses meilleurs amis est hospitalisé et lui a laissé les clefs de son appartement pendant son absence. Il ne semble même pas se rendre compte de l’incongruité de sa satisfaction d’être hébergé grâce à la maladie et aux souffrances de son copain... Alors, comment lui parler de sa mère ?

Xavier est lui, très lucide. Il est conscient de la gravité de l’état de santé de sa mère, et profondément respectueux des choix qu’elle a fait. Mais il plane lui aussi dans le bonheur de réaliser un projet constructif avec son groupe de Reggae (préparation d’un nouveau disque). Je lui ai dit de profiter à fond de ce qu’il vivait. Il pense venir en septembre.

Karine, comme toujours, s’est laissée déborder par les évènements, elle court après le temps et l’argent depuis le début de ses vacances. Elle n’a donc pas trouvé le temps de venir. A moins que ce soit le courage qui lui manque. J’étais un peu amer et dur au téléphone. J’ai très vite compris qu’elle pleurait au bout du fil. J’ai mis la pédale douce et l’ai cajolée autant que je pouvais à distance. Le téléphone n’est pas très pratique pour les gestes de tendresse... Je lui dis de faire de son mieux.

Nous avons tout fait pour qu’ils soient indépendants, autonomes, à fond dans leurs trips et leur joie de vivre... Mais la contrepartie, c’est qu’ils font preuve d’un égoïsme invraisemblable... Mais est-ce de l’égoïsme ? Nous les avons souvent laissés mijoter dans leurs choix difficiles et dans les conséquences de leurs décisions... Ils nous rendent la pareille. Tout naturellement.

Mais pour ceux qui s’imaginent devoir faire des enfants pour ne pas vieillir seuls... Le doigt dans l’œil. Jusqu’au coude.

 

Mardi, nous avions donc rendez-vous avec l’oncologue (le cancérologue, quoi... Ces mots inventés pour ne pas faire peur...). Les résultats n’étaient pas bons du tout. Les " marqueurs " ont plus que doublé en un mois, malgré la chimiothérapie. Le taux de globules rouges a gravement chuté, d’où anémie, faiblesses. Elle maîtrisait de moins en moins sa douleur avec la codéine... Montée en puissance dans les traitements.

EPO en fortes doses pour lutter contre l’anémie... (" Heureusement que j’ai presque un an avant le prochain Tour de France " a-t-elle plaisanté...)

Abandon de la codéine remplacée par la morphine... Patchs, ampoules... Encore en faibles dosages... Rendez-vous pris avec le médecin spécialiste de la douleur.

Irradiation du bas de la colonne vertébrale et du bassin, pour stopper les métastases... Première séance dès jeudi dernier.

 

Résultats : Elle n’a jamais autant souffert. Elle peut à peine marcher, en s’accrochant à tous les pans de murs et à mon bras. Comment vais-je faire si elle doit descendre au rez-de-chaussée ? La morphine l’a mise dans un état semi-comateux. Elle ne sait pas ce qu’elle a fait, quel jour nous sommes, quelle heure il est, quels médicaments elle a déjà pris... Je dois veiller sur tout. Dur.

Par moments, je suis à la limite de craquer. A long terme, ce ne serait pas supportable. Je pense que c’est le changement de traitement qui est la cause de cette aggravation. L’équilibre devrait venir... Mais elle est une malade difficile. Et cette putain de maladie est traître. Rien ne se voit à l’extérieur. Par moment, elle fait même bonne figure... Enfin, si ce n’était ce teint cireux que je n’ai que trop vu sur le visage de son père dans ses dernières semaines... Par moment elle lui ressemble de façon extraordinaire, la forme du visage, les mimiques... Et ça me fout la trouille.

Ce matin, j’ai cru que je ne parviendrais pas à lui faire faire les 8 mètres qui séparent notre lit de sa chaise dans la salle de séjour. Je ne peux même pas la prendre dans mes bras : elle a trop mal. A un moment, j’ai eu envie de partir seul, sans l’attendre. J’avais envie de paix. Mais je lui ai promis de l’accompagner jusqu’au bout...

Mardi, après l’entretien avec le spécialiste, j’ai reparlé de préparer notre départ. Elle s’est fâchée. " Arrête de me couver comme ça, je ne suis pas encore grabataire ! Et puis, je pourrais peut-être avoir droit moi aussi à des initiatives ! " Quelles initiatives ? J’ai eu un frisson. Aurait-elle en tête de partir seule, sans me prévenir ? Je sais qu’elle ne veut pas que je l’accompagne. Mais ce n’est pas son problème, c’est le mien !

Et ce matin, je me disais que la morphine risquait de lui enlever le minimum de lucidité nécessaire pour des choix de cette importance. Que faudra-t-il que je fasse, si les souffrances continuent à être insupportables, et qu’elle n’ait plus les moyens de faire le choix de continuer ou non ? Depuis, je ne cesse de m’interroger. Prendre la décision, moi, a un nom dans la législation française : " Assassinat ". Même si nous partons ensemble, j’aimerais mieux qu’elle ait la liberté de choix.

La semaine prochaine sera décisive. Rendez-vous avec le généraliste, rayons, spécialiste anti-douleur... L’idée m’est venue aussi qu’elle pouvait être allergique à la morphine, comme son père l’a été. Lui aussi avait souffert le martyr au début du traitement. Il faudra que j’en parle au médecin.

 

Avec tout ça, j’aurais bien besoin d’un peu de distraction. Comme elle ne peut plus sortir, je fais toutes les courses, et j’en profite pour voler quelques minutes sur le trajet de drague... Mais désert complet. Pas même la queue d’un chat... Et c’est quelque chose de plus consistant qui me manque...

Sur Internet, pas grand chose non plus. J’ai fait le vide dans MSN. Il ne me reste que 8 contacts potentiels... Autant dire presque personne. WajDi me fait un petit coucou de temps en temps. Mais je sens bien qu’il a l’esprit ailleurs...

Je me gave de films pornos. J’écume les sites gratuits qui proposent des séquences médiocres, de qualité vidéo proche du zéro, et des parties de baise sans intérêt. Et je te suce pendant 5 minutes comme un malade, et tu me rends la pareille, et comme j’ai la plus grosse, c’est moi qui te baise à grands coups qui te font crier de plaisir, alors que tu débandes dramatiquement... Pour finir nous nous branlons comme des désespérés jusqu’à ce que quelques gouttes luisent sur ton ventre, la caméra faisant un gros plan sur ces traces d’un plaisir de commande... C'est pas croyable comme ces acteurs de porno sont "peine-à-jouir"... Scénario unique, seule variante, les acteurs, généralement bodybuildés et épilés, aussi chaleureux qu’une poupée gonflable... Je suis devant ces images comme sonné, amorphe et sans goût. Je laisse le temps passer, surtout ne pas penser... Avec parfois la surprise d’une érection naissante. Un visage, un regard, un geste de tendresse ont brisé le ronron monotone...

Il faut que je réagisse. J’ai encore du chemin devant moi.

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Mardi 21 août 2007 2 21 /08 /Août /2007 00:05

" Souviens-toi que l’on ne juge les autres que d’après soi-même ! Penses-y chaque fois que tu soupçonnes quelqu’un de mauvaises pensées ou d’une mauvaise action... "...

Combien de fois ma mère m’a-t-elle dit cette phrase ? Chaque fois que je soupçonnais un camarade ou un professeur d’être méchant ou de me vouloir du mal... Cette phrase signifiait pour elle que c’était nous qui voyions le mal chez les autres. Ma mère était incapable de concevoir que la nature humaine soit faite aussi de lâcheté, de méchanceté, de perversion... Si j’exprimais que " justement, moi, j’étais trop bon et trop brave, et que les autres en profitaient ", elle répondait avec son sourire paisible qui faisait luire discrètement sa molaire en or, " que l’on gagnait toujours au bout du compte à être bon et brave, et que lorsque les gens en venaient à être méchants, c’est qu’ils souffraient davantage que nous, et pouvaient en éprouver une certaine rancœur... "

Je ne l’ai jamais vue agressive ou autoritaire... Elle était aimable avec tout le monde et ne rechignait jamais à rendre service... La bonté même. Lorsqu’il m’arrivait d’en être énervé, et " de ne pas comprendre qu’elle ne soit pas croyante, parce qu’elle avait tout pour faire une none... " Elle riait de bon cœur, lançant quelques " Tttéééé... " avec son bel accent des Landes... " Les Chrétiens, ils veulent à tout prix faire croire en un Etre Supérieur... Moi, c’est dans les hommes que je crois... " Et elle riait encore... Je ne l’ai jamais vue se disputer franchement avec mon père, pourtant d’un caractère si difficile. (Je finirai bien un jour par réussir à parler de lui...). Elle avait toujours une explication pour justifier ses sautes d’humeurs, ou ses colères sourdes... Il était fatigué, il avait des soucis avec son patron, avec les camarades du parti, avec le gouvernement... Et elle me disait en souriant et en haussant les épaules... " Et puis, il est comme ça, qu’est-ce que tu veux... Tout charme et séduction quand quelqu’un vient, ou à l’extérieur, grognon et bougon à la maison... "

Elle n’était cependant pas soumise et effacée devant lui. Elle avait ses idées, et ne donnait pas sa part de militantisme politique. Elle-même et sa jeune sœur ont été de ferventes militantes des " Femmes Françaises "... Elle avait conscience de son meilleur niveau culturel vis à vis de mon père et n’oubliait pas que c’était elle qui avait appris à lire et écrire correctement à cet ancien cancre, pour tenir honorablement ses fonctions de responsable syndical. Mais tout était dans la douceur, sans jamais élever la voix, ce qui ne l’empêchait pas de lui dire ses quatre vérités... Je me souviens d’un soir... Mon père s’était mis en colère, parce qu’il considérait que j’avais mal répondu à ma mère... Il me lançait, " Moi, je vouvoyais mes parents ! "... Ma mère sourit tendrement... " Ttttééé... Oui... Je t’ai entendu dire à ta mère... " Mère, vous me faites chier !! "... " Et son rire finit par désarmer mon père...

 

Pourquoi ai-je besoin de parler de ceci aujourd’hui ? J’ai été ainsi élevé dans le respect des autres, dans la conviction que l’être humain est bon par nature. Que notre propre gentillesse, patience, écoute, prévenance, apaiserait celui qui se serait laissé entraîner dans la méchanceté ou l’agressivité... Ma vie n’en a pas été simplifiée. Loin de là... L’absence de référence paternelle (mon père ne pouvait être un modèle, il n’était qu’un épouvantail redoutable... Je finirai bien un jour par réussir à parler de lui...) a fait que je n’ai jamais su faire face à l’agressivité et à la cruauté dont le moins que l’on puisse dire, est qu’elles ne m’ont guère été épargnées... Enfant, à cause de mon physique bouboule, j’ai été la tête de turc de mes camarades. En pension, j’ai subi douloureusement la mesquinerie et l’injustice des mes condisciples... A qui je n’hésitais pas à rendre service à la première demande... Jeune homme à Paris, trop facilement, trop de fois, je me suis offert en victime expiatoire aux prédateurs divers et variés... Et je voulais toujours croire que ma mère avait raison...

Maman, tu ne le savais pas, ou tu n’as jamais voulu le savoir, mais il y a aussi un autre dicton dans les couches populaires... " Trop bon, trop con... "

 

Depuis plusieurs jours je suis incapable d’écrire une ligne. Ces souvenirs me reviennent en mémoire pendant que j’essaye de panser mes plaies récentes. J’ai traversé soixante ans d’une vie parfois difficile, mais où finalement je suis toujours retombé sur mes pattes... Sans doute, plus souvent qu’à mon tour j’ai été pris pour un con... Trop bon... Mais dans l’ensemble je pense que ma mère avait raison : Etre ouvert vers les autres finit toujours par payer. Je suis passé à côté de beaucoup de choses. Je me suis fait rouler dans la farine. J’ai parfois souffert plus que de raison. Mais au bout du compte, je pense que j’ai eu de grandes joies et que de temps en temps j’ai frôlé le bonheur... Et j’ai eu ma femme et mes enfants qui sont toujours là, qui m’ont compris, qui m’aiment... Qui, à eux seuls, suffiraient à excuser, sinon justifier, tout ce que j’ai pu vivre de désagréable et de douloureux. Pourquoi faut-il que ce soit maintenant, que je rencontre mes plus fortes et mes plus incompréhensibles souffrances ?... La puissance du virtuel est donc tellement redoutable ?

Il y a eu Alex. J’ai été surpris par une complicité qui semblait aussi évidente. Au premier abord, je n’ai pas cherché à comprendre. J’ai vécu. Simplement. Intensément. Je gardais toute ma capacité d’analyse, et mon esprit était perpétuellement en éveil, pour essayer de percer la réalité au travers de l’épais brouillard du net. J’ai vu ce jeune petit français moyen qui jusque là se satisfaisait, par conformisme et lassitude, d’une vie médiocre, pépère et sans saveur. J’ai touché du doigt ce manque de confiance en soi, énorme, étouffant, paralysant... . J’ai senti la puissance et la force de l’amour. J’ai accompagné cette explosion de la chrysalide, chaque carcan ou contrainte arraché petit à petit, comme une vulgaire pelure d’orange, pour mettre à jour un merveilleux et attachant papillon... J’ai vu, j’en suis sûr, ce garçon si pur, si entier, si passionné, prendre conscience qu’il ne pouvait concevoir de vivre autrement qu’intensément. A chaque instant cependant je sentais la fragilité d’une personnalité mutique et un peu fantasque. J’ai freiné les enthousiasmes trop délirants. J’ai bousculé les blocages. Et tout ceci serait un leurre ? Maman, selon ton précepte, je n’aurais projeté sur un écran blanc que mes propres fantasmes et sentiments refoulés ? Je n’aurais cru à la sincérité que parce que moi, je ne sais pas être autrement que sincère ? Je ne puis le croire. Je ne puis m’être trompé à ce point.

Il y a eu Nico. L’arrivée surprise du deuxième partenaire... Si parfait, si idéal, si fort. Qui gérait cet amour naissant comme peu de vieux briscards de la gaytitude auraient su le faire. J’ai été interpellé par les contradictions, les coïncidences étranges, les résolutions de problèmes trop parfaites. Mon âme a été secouée comme un cocotier... J’aimais déjà ce garçon par principe et parce qu’il comptait par-dessus tout pour Alex. Et ma raison sonnait continuellement l’alarme. J’ai exigé (en avais-je le droit ?) d’avoir des preuves de la réalité de leur couple. Tout ceci pourrait-il être un autre leurre ? Ou plutôt un mirage ? Maman, selon ton précepte, je n’aurais projeté sur des interlocuteurs innocents et purs que mes mauvaises pensées, et mon esprit pervers ? Depuis plusieurs jours j’essaye de le croire. Et je n’y arrive pas...

Je ne comprends pas où a été mon erreur, ma faute...

Il y a eu le forum. J’ai fait de grands efforts pour essayer de comprendre son fonctionnement et obtenir mon intégration dans le groupe. Les échanges me semblaient toujours factices, les mamours affectés, les principes stéréotypés. Là n’est pas le problème. Je n’aurais pas dû m’acharner ainsi. Ce n’était pas mon truc, ce n’était pas mon truc. Point. Lorsque je suis parti il y a eu quelques petits remous. Et j’ai ressenti, sinon de la haine au moins du mépris. Entre le jeune minet qui dit avoir été " importuné " parce que je lui ai adressé deux ou trois fois la parole, moi, ce vieux truc, les accusations de " violation mentale " au sujet de mon couple d’amoureux, et celui qui veut fissa m’envoyer consulter un psy, j’ai été servi... Bon, je n’aurais jamais dû y mettre les pieds. Bien fait pour moi. Mais là n’est pas le problème. Le problème est dans la souffrance que j’en ai ressenti. Pourquoi autant de douleur pour ne pas avoir été compris, écouté, accueilli ? Cela m’est arrivé tant de fois dans ma vie...

Ce chien fou qui saute et jappe autour de son maître pour quémander une caresse, et en réponse, il reçoit une tape sur son museau avec un ordre : " Sage, Médor, à la niche ! "...

Maman, pourquoi as-tu voulu me faire croire que les hommes étaient bons ?

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Bonjour...

    Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...

     

Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
      1er Février 2012
Je suis de retour dans le Royaume depuis un mois.    
      J'ai entrepris les démarches pour obtenir le statut de résident étranger au Maroc.
      Je ne peux plus me cacher derrière mon petit doigt : C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Je ne veux plus me torturer. Dans quelques mois peut-être, lorsque la France sera redevenue une République ouverte et démocratique...
. Pour l'instant je veux vivre. Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, ici, maintenant.    
Je baigne dedans.    
       
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  • Provence Région Parisienne ARLES Gascon Fès au Maroc
  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, je redécouvre l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune !

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-trois ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt un an qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

Et si, là, se trouvait la raison raisonnable ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

Quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. Je verrai.

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