Journal au jour le jour

Vendredi 5 octobre 2007 5 05 /10 /Oct /2007 11:09
C’est la deuxième fois que j’ose affronter ce mot dans les pages du blog. J’en avais brièvement parlé, pour écarter le problème d’un revers de main...

Surtout ne pas aborder la question de face. Pendant mon analyse, et lors des différentes psychothérapies que j’ai traversées, le problème était récurent. Je n’ai aucune attirance vers les enfants pré pubères. Ni pour les jeunes pubères boutonneux. Cependant, mon attirance pour les physiques d’éphèbes me place parfois à la limite... J’évacuais d’autant plus aisément la question que les menaces consécutives aux " évènements " et à mon jugement étaient par trop présentes. Sur les lieux de drague, pendant trente ans, je fuyais littéralement lorsque j’apercevais une frimousse trop juvénile... Il y eut de très rares exceptions. Mehdi, bien sûr et Eric.

En Seine et Marne, il y a quelques années, nous vîmes débarquer sur les lieux de drague en forêt, un jeune biquet d’environ seize ans. Avec son vélo, sous prétexte de cross, il pistait les couples de mecs et se postait à bonne distance pour en prendre plein les yeux... Tout en se laissant tripoter. Je le fuyais comme la peste. Je redoutais qu’il attire des policiers en civil. Un jour, il me poursuivit à vélo... J’avais oublié mon briquet sur une table de pique-nique... J’eus ainsi l’occasion de le voir de près. Il était beau et sensuel. J’ai été profondément troublé. Je l’avoue. Mais j’ai fui au plus vite. Même si, selon les commérages, il ne rechignait pas à se laisser tripoter par des plus vieux que moi ... Quelques années plus tard, je reconnus dans un jeune dragueur en voiture de sport l’ancien amateur de vélo cross... Michaël était devenu un beau petit gay bien assumé, mignon en diable. Juste un peu trop efféminé à mon goût. Nous avons sympathisé, et sans jamais rien " faire ", nous aimions bien passer de longs moments ensemble. Il s’amusait beaucoup de mes craintes passées, car son père était... un flic !

... ...

Je n’ai pu poursuivre l’écriture. Depuis le départ de Karine, Monique allait de plus en plus mal. Les énormes efforts qu’elle avait faits pendant le court séjour de notre fille se payaient sans doute au prix fort. Alors que je commençais ce billet, Monique a eu besoin de moi, et je n’ai plus reposé les pieds à terre. Comme vous allez le comprendre par la suite, cette journée aura été intense jusqu’au bout.

Hier, ma femme avait rendez-vous à la clinique, pour des massages anti-douleur. J’ai prévenu le médecin de son état, et ils se sont tous retrouvés à son chevet dès son arrivée. Le cancéro, l’algologue, la spécialiste des soins palliatifs, l’infirmier qui l’accompagne toujours (un magnifique garçon sans doute d’origine beur, qui m’a laissé sans voix la première fois que je l’ai vu... J’en reparlerai sans doute un jour...), la kiné. Et la décision a été prise de l’hospitaliser aussitôt. J’ai refait un saut (Avignon-Arles et retour, 72 kilomètres...) à la maison pour préparer vite fait une valise. Objectif de cette hospitalisation : remettre à plat les différentes posologies pour définir le bon traitement anti-douleur... Nous verrons bien.

 

Mercredi, donc, fut une journée beaucoup plus ludique. Je vais vous expliquer pourquoi j’avais commencé ce billet par des réflexions sur la pédophilie. Mais j’aurais aussi pu titrer " perversion " ou " insatiable "... Le soir, je n’étais ni à l’aise, ni heureux, ni même paisible lorsque je commençais ce billet...

... ...

J’y ai fait quelques allusions. Depuis des semaines, les lieux de rencontre que je fréquente sont effroyablement déserts... Pas un chat, pas un rat, comme je disais il y a quelques jours. Je n’y fais un saut qu’à l’occasion de courses, lorsque Monique dort. Depuis pas mal de temps j’ai décidé de ne pas m’y attarder. Je passe, je jette un œil, je me casse...

Mercredi midi, je devais faire un saut à la pharmacie pour récupérer des médicaments commandés. Prétexte d’un petit détour...

La voiture est arrivée en même temps que moi, nous étions face à face, nous avons tourné ensemble dans le petit chemin creux. J’ai tout de suite reconnu l’occupant. Un gentil garçon de 25-27 ans, qui aime bien s’occuper de ma queue. Pas très grand, il est taillé comme un talonneur de Rugby, épaules larges, corps massif et puissant, abondamment velu. Beau visage rond, sourire magnifique sur une dentition parfaite. Une barbe épaisse, bien que rasée de près bleuit sa peau. Il est fortement membré, mais je n’ai jamais pu vraiment apprécier. Les quelques fois où nous nous sommes rencontrés, il tombait aussitôt à genoux et jouissait en même temps qu’il m’arrachait mes dernières forces... Ce jour là, je l’ai prévenu que j’avais la crève, que je n’étais pas très en forme, et que j’allais en profiter pour m’occuper de lui... Il a voulu me prodiguer quand même ses caresses préférées, mais j’inversais les rôles à la première occasion. Ai-je eu raison ? Très vite il eut un plaisir intense, et... Dare-dare, il pliait bagages et s’échappait, en me priant de l’excuser de m’abandonner ainsi... Tu parles... Etendard dressé !...

Je retournais donc à la maison, en passant par la ville. Le bord du Rhône est paraît-il un lieu de rencontre à la nuit tombée. Mais là, en plein midi... Mon œil fut cependant attiré par un jeune homme assis sur le muret, qui dévisageait avec insistance tous les passants. Je ne pouvais pas ne pas aller voir de plus près... Je me garais, le regardais en souriant et me réfugiais dans un renfoncement où il me rejoignait aussitôt. Il a un très beau visage, d’un bel ovale, des traits très purs, un air souverain... Limite dédaigneux. Son corps fin ondule dans une sensualité équivoque. Je n’aime pas trop ça. Et surtout, vu de plus près, il est particulièrement jeune. (Il faut vraiment que je voie le problème des lunettes, celles-ci n’ont pas un an, mais elles sont nulles, Mr Afflelou !). Il se colle à moi sans hésiter et augmente ses ondulations érotiques. Très vite, je trouve prétexte à lui demander son âge... " Dix huit ans. Pourquoi ? Et vous ? "... " Je pourrais être ton grand-père... " Je n’ai pas su répondre autre chose... J’avais envie de fuir. Mais il m’a entraîné dans des bosquets que je ne connaissais pas, à l’écart du grand passage, et je l’ai suivi comme un petit toutou... A l’abri des regards, j’ai pu dénuder ce jeune corps. Là je n’ai plus eu de doute. C’était un corps gracile de jeune adolescent qui s’offrait à moi. Sûr, il n’avait pas dix-huit ans ! Mais sa hampe était fièrement dressée, littéralement collée à son ventre soyeux. Je ne pus résister à l'envie de la prendre en bouche. Après m'avoir félicité de mon excellente pratique, il a voulu me rendre la pareille, et, si sa technique était quelque peu maladroite, je ne pense pas que c’était une découverte... Il n’aime pas embrasser " profond ". De petits bécots ponctuaient nos caresses réciproques. Je recommençais à envahir ce jeune corps qui me troublait profondément. Il a joui dans ma bouche sans prévenir. Et a, lui aussi, aussitôt plié bagages...

Je suis rentré à la maison sagement, mais quelque peu frustré...

Frustré, et envahi de culpabilité. Pourquoi avais-je cédé aux avances d’un si jeune garçon ? Pourquoi avoir pris de tels risques ? Imaginer mon vieux corps flasque et bedonnant collé à cette chair si fine, si légère, me révulsait. Mais je n’ai pas un caractère à me morfondre. C’était fait, c’était fait. Je n’y pouvais rien changer.

En fin d’après-midi, j’ai eu de nouveau l’occasion de sortir. Et d’aller faire un tour. C’était la journée des surprises rapides. Je n’étais pas au milieu de ma première cigarette lorsqu’à quelques encablures j’ai vu une voiture arriver en trombe et se garer " à la sauvage ". Un petit mec nerveux et leste a bondi dans les bosquets. Je me devais d’aller voir de plus près. Quand même ! C’est sans doute ma façon de jouer franc jeu qui me donne quelques avantages sur les autres... Nous nous sommes tournés autour un moment. Le minimum nécessaire à un peu de prudence. Et sous prétexte d’une miction (hypothétique vu son état !) il me donnait à voir un fort joli petit membre tendu comme un arc... Le mec était intrigant. Plutôt petit, une très belle gueule virile (je ne sais pas pourquoi, mais je ne serais pas surpris qu’il ait des origines portugaises. Peut-être à cause de ses grands yeux très sombres...). Habillé, on devine un corps nerveux et très bien fait. Mais... Mais... Vu de plus près, sa coupe de cheveux très courte ne cache pas la totale calvitie du sommet de son crâne... Vous vous rendez compte, qu’à cause de " ça " j’ai failli tourner le dos ? C’est le souvenir de mon petit mec d’à midi qui m’a sauvé. " Non, je ne suis pas pédophile, j’aime les mecs mignons, c’est tout. On ne peut quand même pas demander une carte d’identité avant de faire l’amour ! Et celui-ci, il n'est pas tout jeune, mais il est trop mimi... Je me fous de l’âge... "

Je l’ai entraîné dans un recoin plus intime. Il était dit aussi que ce jour là je ne connaîtrais pas une rencontre simple... Je vais faire bref. Le mecton, selon ses dires, est en train de découvrir sa bisexualité. Ils veut tout essayer, mais surtout rien qui l’engage un tant soit peu. Autrement dit, il offrait son corps à toutes les caresses, mais n’était pas capable –pour le moment- d’envisager la moindre réciproque... Il m’a laissé lui enlever son bleu de travail et ses dessous. J’ai eu devant les yeux un corps splendide. Je sais, je dis souvent que les mecs que je drague sont très beaux. Je vous jure que je ne fantasme pas. Ce n’est sans doute pas tout à fait un hasard. Mais là, ça dépassait tout ce que j’aurais pu imaginer. Un corps d’éphèbe grec. Les sex symbols du porno peuvent aller se rhabiller. Tout petit. Minuscule. Mais parfait. Ses pectoraux fermes et bien dessinés, ses abdominaux en parfaite plaquette de chocolat, son ventre plat et lisse, ferme sous les caresses, frémissant sous mes lèvres. Les jambes sont celles d’un coureur à pied, ou d’un nageur. Les attaches sont fines, les muscles fermes et nerveux. Son fessier, étonnamment minuscule, mes mains couvrent largement chaque lobe, ont ces petites fossettes qui m’avaient tant ému chez Mehdi... Un corps d’athlète, et il me confirmait qu’en effet il pratiquait beaucoup de sports. Il s’est offert à toutes mes caresses. Mes mains, ma bouche, ont inventorié et fouillé chaque parcelle de son corps. Il gémissait doucement en m’encourageant à aller plus loin... Plusieurs fois, il m’a demandé d’arrêter pour retrouver un peu de calme et éviter de jouir trop vite. Il était particulièrement sensible à mes feuilles de roses, et il me permettait de le doigter assez intensément. Il était prêt et demandeur. Pourquoi refusait-il l’assaut final qui l’aurait comblé ? La peur. Cette putain de peur. Ayant compris que je n’avais rien à espérer, je lui fis le plus grand festival que je sache faire... Ses gémissements se sont intensifiés. Sa queue, fortement courbée comme un arc vers son ventre, était tendue à l’extrême et congestionnée... Il m’a refusé les caresses ultimes et son essence de vie s’est perdue dans les hautes herbes... Il n’a pas fui comme les autres. Nous avons parlé un moment. Il se découvrait des envies de mecs de plus en plus intenses, et ça lui faisait un peu peur... " Je crois que je deviens bi... " Oui mon petit, je crois que tu l’es déjà... Toujours est-il que je restais là encore frustré, et que je me donnais le temps d’une nouvelle cigarette avant de quitter la place...

Je n’eus pas à attendre aussi longtemps. Une fourgonnette ne tardait pas à me tourner autour, et après un petit jeu du chat et de la souris, je me retrouvais à la portière du gars pour engager la conversation. Plutôt mignon, lui aussi. Pas du tout le même genre que les précédents. Là, plutôt le genre " VRP ", bien mis, corps souple et athlétique, lunettes, sourire commercial... Une bonne trentaine, au premier coup d’œil. Mais encore un coup tordu ! Ce n’est pas possible ! Celui-ci était particulièrement excité par notre " conversation " sur le bas-côté de la route. Resté dans la voiture, vitres grandes ouvertes, il me caressait et avait déjà ouvert mon pantalon. Je m’accroupissais quand une voiture passait, en ayant l’air de discuter... Le gars bandait comme un malade. Il ne cessait de dire " C’est super excitant cette situation, tu ne trouves pas ? "... Moi, je marmonnais et proposais d’aller ailleurs... Ma main partait à la découverte quand même... Curiosité ! Ah curiosité maladive ! Si je trouvais un membre bien tendu et bien alléchant, je trouvais également un ventre tout blanc, d’une blancheur malsaine, et flasque ! Ah ! Un ventre flasque. Mou et tremblotant comme une montagne de gélatine... Ma tension tomberait pour beaucoup moins que ça... Je me suis excusé de ne pas apprécier la situation, " Une autre fois peut-être ", et j’ai rejoint mon véhicule.

Vais-je oser dire que je suis rentré bredouille à la maison ? En tous les cas, insatisfait...

 

Le soir, je me suis beaucoup interrogé avant de commencer à écrire ce billet. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’est pas à mon avantage. Sinon pédophile, au moins pervers, éternel insatisfait... Qu’ont à voir ces histoires de cul avec mon besoin exacerbé de tendresse et d’amour ? Suis-je hypocrite en appelant de mes vœux un ami prévenant, ou simplement suis-je incapable de contrôler des pulsions pathologiques ?

La réponse est plus simple je crois. C’est " ça " le milieu de la drague homosexuelle. Une sorte de culture du tout tout de suite, une mentalité de croqueuse de diamant, une perversion sensuelle tartinée sur une tranche de bons sentiments... Je ne suis pas pervers. Je ne suis pas le seul... J’ai intégré, à fond, les seuls mécanismes qui permettent de temps en temps, fortuitement, de faire une belle rencontre...

J’ai connu mon seul vrai compagnon, Jean-Yves, dans un sauna, un jour de délire désespéré...

C’est en pensant à toi, WajDi, que finalement j’ai écrit ce texte. Le milieu homosexuel est cruel, sans pitié. Pas de place pour les romantiques... Jusqu’à présent, tu as pu prendre ton pied sans le mettre (le pied) dans ce foutoir... Profites de la vie et de ton charme. Laisse venir à toi les petits Jason...

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Lundi 1 octobre 2007 1 01 /10 /Oct /2007 15:08
Aujourd’hui je regrette vraiment de ne plus avoir de scanner. J’aurais bien aimé illustrer cet article. Promis, dès que j’en récupère un, je reviens poster au moins une photo...

 

Mes beaux-parents étaient de braves gens du peuple, foncièrement de gauche, agnostiques jusqu’au plus profond de leur moelle... Mais il y a des choses qui ne se font pas. Surtout pour d’honnêtes citoyens nés au début du 20° siècle...

Quand ma belle sœur, aînée de 6 ans de Monique, leur a annoncé qu’elle " devait " se marier, la pilule a été dure à avaler. Mais lorsqu’elle leur a montré sa tenue de mariée (un strict ensemble blanc), là, elle dépassait les bornes ! L’incident fut plus que diplomatique. Elle n’eut aucun autre choix : oubien elle abandonnait la tenue blanche et la remplaçait par un tailleur crème plus neutre, oubien ses parents n’assistaient pas à son mariage...

Nous, nous nous sommes mariés par nécessité administrative. L’administration me refusait un logement de fonction auquel je pouvais avoir droit en tant que fonctionnaire. Mon couple n’étant pas " officiel ", je ne pouvais prétendre qu’à une chambre de célibataire... Le temps de déposer les bans, et nous nous sommes mariés, seulement entourés de la famille la plus proche.

Au travers de ce blog, vous l’avez peut-être deviné. Ma femme a un sacré caractère, et une drôle de personnalité. Tant que nous n’avons pas été mariés, mes beaux-parents me présentaient à la famille et aux proches que je rencontrais comme " un copain à Monique "... Et nous, ostensiblement nous annoncions que " nous rentrions à la maison "... Lorsqu’il s’est agit de mariage, Monique me prévint qu’il était hors de question qu’elle s’habille en blanc ! La belle affaire, qui m’arrangeait plutôt... De plus l’un comme l’autre, nous trouvions ridicule de dépenser une petite fortune pour une robe qui ne servirait qu’une fois. Elle chercha donc une tenue type " robe de soirée ", qu’elle pourrait remettre à l’occasion.

Nous avons eu un véritable coup de foudre pour une robe longue, aux couleurs chamarrées, dans les tons marrons, rouge, orangés qui nous ont toujours beaucoup plu. Un grand décolleté carré mettait en valeur son port gracieux. Les motifs, modernes, étaient tout sauf discrets. Je le reconnais. Un manteau long, d’une coupe très simple, d’un rouge orangé bien flamboyant, complétait la tenue.

Monique jubilait du pied de nez à ses parents. D’évidence, ils n’ont jamais cru à nos " obligations administratives "... Pendant des mois, lorsque nous allions les voir, nous voyions le regard de ma belle-mère se poser sur la taille de ma femme pour en apprécier l’évolution... Au bout de quelques mois ils durent se rendre à l’évidence. Pas de polichinelle dans le tiroir... Ils n’ont pipé mot.

C’est dire l’importance de cette robe pour nous, pour moi. Monique l’a remise de temps en temps. Chaque fois dans des circonstances qui nous tenaient à cœur.

 

Hier, Karine se préparait à repartir. Monique l’a entraînée dans notre chambre pour passer en revue les vêtements qu’elle ne mettait plus, et qui pouvaient intéresser notre fille... J’ai dû vite fait dégotter une nouvelle valise. Le retour était plus chargé que l’aller...

A un moment elles m’ont appelé. Monique tenait la robe à la main. " Karine en a envie depuis longtemps. Je la lui donne, si tu es d’accord... "

Je suis resté sans voix. Les yeux de Karine brillaient d’excitation. Le regard de Monique me suppliait d’accepter. Je ne respirais plus. J’étais incapable de parler.

Pouvez-vous imaginer ce que ceci représente pour moi ? Outre les gigantesques et merveilleux souvenirs attachés à ce bout de chiffon... Monique nettoie la place. Elle se prépare.

J’ai trouvé la pirouette que je cherchais. " J’accepte à condition que tu fasses et que tu m’envoies des photos où tu la portes... " Karine m’a sauté au cou en me serrant à m’étouffer... " Promis, Papa, promis... ".

J’ai vite tourné le dos pour qu’elles ne voient plus ma tête.

Maintenant, je pleure, en racontant ça... Je suis con, non ?

(photos)
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Bonjour...

    Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...

     

Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
      1er Février 2012
Je suis de retour dans le Royaume depuis un mois.    
      J'ai entrepris les démarches pour obtenir le statut de résident étranger au Maroc.
      Je ne peux plus me cacher derrière mon petit doigt : C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Je ne veux plus me torturer. Dans quelques mois peut-être, lorsque la France sera redevenue une République ouverte et démocratique...
. Pour l'instant je veux vivre. Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, ici, maintenant.    
Je baigne dedans.    
       
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Qui je suis

  • Boby
  • Les petites histoires de Boby
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  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, je redécouvre l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune !

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-trois ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt un an qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

Et si, là, se trouvait la raison raisonnable ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

Quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. Je verrai.

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