J’ai enfin mon billet de bateau en poche !
Départ lundi soir, pour arriver à Fès dans la journée de mercredi. Je respire, même si j’ai l’étrange sentiment de n’avoir pas le droit de crier victoire avant d’avoir passé la douane marocaine.
J’ai encore la trouille…
Un mois de folie Kafkaïenne, depuis que j’ai pris la décision de racheter moi-même la voiture.
J’ai tout fait, j’ai tout subi. Après avoir envoyé un chèque de quelques milliers d’€uros sans indiquer l’ordre du bénéficiaire (Oh ! le WE de trouille !), un invraisemblable parcours de culbuto balloté entre les délais-parapluies et les parapluies-au-cas-où. Pour finir par des problèmes de distribution de courrier et les délires du répondeur automatisé de la Préfecture…
- … …
- Si vous souhaitez… Appuyez sur la touche … Sinon, mettez-vous le doigt dans …
- Bis, ter, quadra, je ne sais plus répétitas…
- … Veuillez patienter, nous vous passons le service concerné…
- … … (Musique ignoblement grinçante pendant 3 minutes !!)
- (Clap !) Bonjour, vous êtes sur le répondeur automatisé de la Préfecture…
- (Retour au N°1) ! ! ! ! ! ! !
J’ai de la constance : mon garagiste m’avait prévenu que l’administration ne répondait au téléphone que l’après-midi… Je suis resté accroché à mon appareil deux fois une heure et demie, avant de pousser un hurlement qui fit trembler les murs des maisons avoisinantes…
Et j’ai décidé de partir sans avoir la nouvelle carte grise. Après tout, pourquoi faire-faire une carte grise française pour quelques jours plus tard demander une immatriculation marocaine ? J’ai décidé que le Certificat de Cession serait suffisant pour passer la douane…
Je fanfaronne, mais j’ai encore la trouille…
Chérubin, je reviens maintenant ! Enfin... Le plus vite possible !…

