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Vendredi 5 octobre 2012 5 05 /10 /Oct /2012 10:42

 

Je ne savais comment mettre mon grain de sel dans l'immonde débat qui amplifie, plus approche la proposition de loi pour "un mariage pour tous".

 

Bien entendu, je suis convaincu que cette avancée sociétale est indispensable pour franchir une marche décisive vers "l'indifférence" que j'appelle de tous mes vœux. Pourtant, moi, j’ai fait un choix tout autre, et je le revendique : je n’aurais pas pu avoir mes enfants –à moi– en dehors du mariage avec la mère de ces enfants. Quand je dis mariage, je veux dire couple ! A une autre époque plus récente nous aurions très bien pu vivre sans bague au doigt ! Je ne pouvais concevoir qu’un père et une mère pour un enfant. Mais je suis bien loin de penser que j’avais raison, hein ! En 1970, je n’étais pas capable d’avoir la distance nécessaire que je parviens à trouver aujourd’hui. En outre, j’avais des convictions fortes, j’exigeais la « perfection » pour ma progéniture… Je voulais lisser les problèmes avant qu'ils ne se posent...

 

 

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Ce n’était pas un problème de sexualité. Surtout pas ! Monique répétait à l’envie « Ce qui se passe dans le lit de chacun ne regarde personne, hormis lui et l’autre »…

 

Je revendiquais, je revendique toujours, le « droit à l’indifférence »…

 

Dans ce débat, je ne pouvais davantage inviter mes enfants. Il leur appartient de faire leur propre chemin. Je suis tellement loin de penser que j’ai eu raison sur toute  la ligne ! Tellement loin !

 

 

 

Et puis, ce matin, en surfant je suis retombé sur ce texte déjà lu :

 

 http://sexe.blog.lemonde.fr/2012/09/28/enfants-dhomosexuels-enfants-invisibles

 

Dont voici l’extrait que je trouve le plus percutant :

 

VANINA, LYCÉENNE, 19 ANS, TÉMOIGNE

 

C'est pour lever les obstacles que la "Marche des Fiertés" se mobilise chaque année pour la reconnaissance du mariage homosexuel. Aujourd'hui en France, des hommes politiques de droite et de gauche, des philosophes féministes en vue (Irène Théry, Sylviane Agacinski, ), beaucoup de psychanalystes - le philosophe Didier Eribon parle d'"une véritable horreur de l'homoparentalité chez les psychanalystes" -, défendent l'idée que seuls des couples traditionnels doivent être autorisées à se marier et élever des enfants. Tous discutent à n'en plus finir du drame des futurs enfants d'homosexuels et de dangers encourus par la famille. Mais ils ne voient pas que la vie a passé. Les enfants sont déjà là. Des dizaines de milliers. Une fois n'est pas coutume, la société a évolué plus vite que ses représentants.

 


Pour s'en convaincre, écoutons Vanina, 19 ans. Elle vient de passer ses épreuves de philosophie au baccalauréat. Vanina a été élevée par son père depuis qu'elle a un an. C'est simple, elle ne comprend pas les termes de la polémique actuelle, ni aucune des raisons qui motivent la législation française, qu'elle juge homophobe. "Je ne comprends même pas qu'on parle d'homosexualité. Pourquoi insister sur la vie sexuelle des gens ? Pourquoi s'y arrêter, la juger, la condamner ? La sexualité ne résume pas un individu. C'est une affaire privée, elle ne regarde personne. Etre parent a-t-il à voir avec la sexualité ? L'homosexualité a toujours existé. Le désir d'élever des enfants aussi. Alors pourquoi s'étonne-t-on qu'il existe des enfants d'homosexuels ? On parle de nous comme des bêtes de foire. Certaines personnes sont homosexuelles un temps, puis elles changent, ou l'inverse, ou en même temps. Comment va-t-on les classifier ? On présente nos parents comme des pervers, des gens glauques, qui passent leur vie à faire des choses pas propres. Mais quand va-t-on raconter nos histoires d'amour avec nos parents, notre vie de tous les jours. J'aime la vie que je mène avec mon père. Je trouve les homos drôles, cool, amusants, souvent bien moins coincés que beaucoup de parents hétéros. Mes copains adorent venir chez moi pour dîner, discuter avec mon père. En même temps, bien sûr, il n'y a pas de famille parfaite, pas de couple parfait. Se polariser sur la sexualité est une connerie. Je n'hésite pas à le dire. Mépriser les homos, s'arrêter à leur sexualité, nous condamner alors que nous sommes là, est une connerie. Quand je m'intéresse à un garçon, je lui parle toujours de mon père. C'est un test. S'il régit mal, je n'ai plus rien à faire avec lui. Il ne faut pas se laisser faire. À l'école, j'avais 9 ans, des élèves ont commencé de se moquer de moi à cause de mon père. Je suis partie pour pleurer. Une fille m'a poursuivie pour se moquer de moi. Je l'ai giflée. Ensuite, les autres sont venues s'excuser. Je ne demande pas à être reconnue comme fille d'homo, je demande à ce qu'on arrête de croire que la sexualité fait la personne. C'est l'amour qui nous fait."

 

Ce que certains appellent le droit à l'indifférence.

Publié dans : Quand un Homo se marie
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Mercredi 3 octobre 2012 3 03 /10 /Oct /2012 20:39
C'était au programme depuis notre retour d'Agadir. Le "Papé" souhaitait que nous allions avec lui choisir les moutons du sacrifice de l'Aïd, dans un souk à bestiaux.
 
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A une trentaine de kilomètres de Fès, "Tissa" une petite commune de la "Montagne",
accueille chaque mercredi un souk principalement orienté vers tous les animaux de ferme, du poulet au taureau en passant par les dindes, les coqs, les moutons et les chèvres...
 
Inracontable. Faut voir. Sur la route à cinq heures du matin, lever de soleil sur les contrefort du Rif. (Ah ! Oui ! Nous avons deux heures de décalage horaire avec la France!)
  
P1080106.JPG  P1080113.JPG
 
Dès six heures, une foule bigarée court dans tous les sens, pataugeant dans les chemins boueux et les flaques d'eau. Je comprends mieux le Papé qui a reporté plusieurs fois l'excursion à cause de la pluie !
  
P1080108 - Copie
 
 
A peine arrivés, il se précipite sur un brave paysan qui arrive avec son unique mouton. Pourquoi celui-ci ? Visiblement, ce n'est pas un choix au hasard. Il l'a repéré de loin. Mais je ne réussirai pas à obtenir d'explication. Vite palpé, pris dans les bras pour apprécier son poids, les yeux regardés de près, et affaire conclue ! Pas de blabla inutile.
 
 
 
 
 
 
Puis nous sommes allés dans le secteur des abattoirs pour un petit déjeuner très... Carné !
Pas bon pour moi ?? Veut-il bien se taire, ce toubib de malheur ? Mmmmmm...
 
(Comme vous le devinez à la fin de la vidéo, je me suis fait jeter sévèrement par les personnes présentes autour des abattoirs. "Il faut une autorisation des autorités locales pour filmer ou prendre des photos" !! N'aiment pas trop que les européens regardent de près leur abattage... Mais leurs barbecues sont tellement bons !)
Publié dans : Carnets de route
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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...

Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!

1011170025m

Clin d'oeil !

 

Bonjour...

    Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...

     

Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!        
 Juillet 2012        
      J'ai obtenu le statut de résident étranger au Maroc.
            C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Seulement, il y avait ce satané véhicule ! Je n'ai plus le droit d'avoir mon jouet décapotable français. Je suis rentré en France pour essayer de le vendre afin de racheter un petit véhicule au Maroc. Seulement voila. En période de crise, ce genre de véhicule ne se vend pas ! Ou bien les acquéreurs potentiels n'osent pas investir dans de la fantaisie, ou bien ils ont les moyens d'acheter le même véhicule neuf...
Bref... Je n'ai eu d'autre solution que de racheter moi-même le cabriolet, au prix fort (plus de 22 000 €uros, soit 5000 €uros de plus que l'estimation communément admise. Se rajoutent les frais de douane ("Mise en circulation" au Maroc), environ 11 000 €uros, l'assurance marocaine (l'ancienne assurance ne peut avoir cours à l'étranger), couverture à payer en une fois annuelle (environ 1000 €) Plus... Plus...
Bref... Je suis plus pressé qu'un citron... Mais je suis près de lui.
. Je veux vivre par et pour lui.  Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, maintenant. Tout de suite.   
       
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
 
       
 En tête de colonne, vous trouverez le sommaire des archives.

 

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Qui je suis

  • Boby
  • Les petites histoires de Boby
  • Homme
  • 29/04/1945
  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, j'ai redécouvert l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune ! C'est lui qui m'a choisi, et je n'ai pas su dire non...

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-deux ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt deux ans qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

J'ai de plus en plus peur. Je sais, je suis totalement ridicule de trouver ceci un peu trop.

"Le marié est-il trop beau ?"

Et puis, quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. C'est inéluctable. 24/67, ratio incontournable. Je verrai.

J'imagine encore que je saurai être digne.

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