Carnets de route

Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 22:18

Si,si....

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Ya pas d'âge...

Ya plus d'âge !

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Dimanche 24 juillet 2011 7 24 /07 /Juil /2011 16:41

 

Me voici en France, dans ma maison. Comme un étranger. Il n’est pas une minute où je ne me pose la question du pourquoi de ma présence ici. Mon esprit, mon âme, la plus grosse partie de mon cœur sont restés là-bas, à Fès.

Qu’y a-t-il ici qui puisse me retenir ? Mes enfants ? Pas vraiment : ils n’habitent pas près de chez moi, et prendre l’avion pour venir me voir au Maroc leur coûterait guère plus cher que de prendre le TGV pour venir ici. Dans notre monde moderne, les distances sont relatives.

Je suis seul. Je me sens effroyablement seul, pour être plus exact.

Tout à l’heure, Chérubin me demandait candidement : « Mais pourquoi tu ne sors pas ? ». Connement : parce que je n’en ai pas envie, parce que je ne pense qu’à lui, obsessionnellement.  Je crois bien qu’il n’y a rien de pire qu’un vieux du 3° âge (du 4° bientôt !) qui tombe amoureux. D’une jeunesse, en plus ! Je me sens dans la pire caricature vaudevillesque. Et je n’aime pas du tout être ridicule.

Oui, tout à l’heure j’ai parlé avec Chérubin. Parce qu’il me veut devant l’outil de vidéo-messagerie de mon écran dès qu’il revient « chez nous », à Fès. N’est-ce pas pour ça que j’ai souhaité l’équiper en informatique ? Il veut me voir, il veut me titiller, il veut m’énerver, il veut m’écouter, il veut me parler, il veut sentir ma présence. Moi, je le dévore des yeux, je me remplis de son image, je bois ses taquineries, je m’émerveille de sa mémoire infaillible. J’essaye de cacher mes larmes, mais il repère les moindres crispations de mon visage, même lorsqu’il s’occupe et semble faire tout autre chose. Nous restons ainsi, des heures à converser, tout en bricolant une chose ou une autre, comme si nous étions toujours ensemble. Il me dit ne pas bien dormir lorsque je ne suis pas auprès de lui, et ce matin il m’a réveillé pour que j’allume le PC : il n’arrivait plus à dormir, c’était 8h00 ici, donc 6h00 à sa montre ! Nous avons discutaillé jusqu’à ce qu’il se décide à partir travailler, vers 10h00. Il était donc midi ici…

En fait, je pense qu’en vous racontant tout ça, j’exorcise mon ridicule. Jnanfou, je l’aime.

Sillage.jpgJ’y ai fait allusion dans le billet précédent, j’ai voyagé sur le même bateau qu’à mon retour en 2009. J’avais alors fait un billet, « Je laisse quoi, dans mon sillage ? », dans lequel pour la nième fois je me flagellais, je culpabilisais, j’alimentais mon total mépris envers moi-même et mes « perversions ».

J’étais profondément malheureux d’avoir cédé à cette sorte de « tourisme sexuel », d’avoir eu la lâcheté de céder à des tentations tellement charmantes… Rien n’avait été vraiment affectif. La gentillesse de ces éphèbes, mon refus de mercantiliser nos relations, ne faisaient que donner l’illusion de relations libérées. Ce n’avait été que des plans Q.

Aujourd’hui, j’ai laissé derrière moi un garçon qui ne cesse, même aujourd’hui à distance, de me montrer son affection. Il sait que je l’aime, et il serait compréhensible que cela puisse flatter son égo. Mais il s’agit bien de toute autre chose ! Plus les jours passent, plus son attachement apparaît fort et sincère. Plus je ressens l’énormité de l’engagement que j’ai tacitement pris. Chérubin, malgré sa beauté, malgré son intelligence incisive, malgré sa mémoire époustouflante, malgré toutes ses qualités enviables, doute en permanence de lui-même. Il me l’a dit, pour la première fois il a le sentiment de réellement exister au travers de notre relation. Jusque là il considérait comme naturel et inévitable qu’on le drague en raison de sa beauté, pour le cul. Il s’en accommodait, éventuellement en essayant d’en tirer avantage. Je lui ai fait entrevoir autre chose. Je n’ai pas le droit de le décevoir.

En fait, avant de partir en octobre dernier, je voulais vivre des moments intenses afin d’être libre de gérer ma fin de vie. J’ai vécu ces moments intenses. Je les vis encore et toujours. Je suis piégé par les attentes que j’ai suscitées.

Aujourd’hui, dans mon sillage, je vois un, et un seul, éphèbe enamouré. Unique.

Sillage11

Je me dois de remonter le courant, pour, vite, vite, aller le retrouver.

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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...

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    Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...

     

Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
      1er Février 2012
Je suis de retour dans le Royaume depuis un mois.    
      J'ai entrepris les démarches pour obtenir le statut de résident étranger au Maroc.
      Je ne peux plus me cacher derrière mon petit doigt : C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Je ne veux plus me torturer. Dans quelques mois peut-être, lorsque la France sera redevenue une République ouverte et démocratique...
. Pour l'instant je veux vivre. Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, ici, maintenant.    
Je baigne dedans.    
       
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  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, je redécouvre l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune !

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-trois ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt un an qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

Et si, là, se trouvait la raison raisonnable ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

Quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. Je verrai.

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